#El francés en la actualidad

Journal en français facile 31/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription.

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du journal en français facile. Pour m'accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : La tension diplomatique, c’est la Une de l’actualité, continue entre les États-Unis et le Mexique. Hier, Donald Trump a annoncé vouloir taxer les produits mexicains pour forcer le pays à limiter l'immigration. Le président Andres Manuel Lopez Obrador s'est défendu. Nous l'entendrons dans ce journal.

SB : L'Inde a un nouveau gouvernement. Le Premier ministre Narendra Modi réélu le 23 mai dernier en a annoncé la composition.

JZ : Et puis nous parlerons de football chez les femmes. La France rencontre la Chine en match amical. Nous serons en direct avec notre correspondant.

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SB : Et on commence avec ces tensions entre les États-Unis et le Mexique.

JZ : Donald Trump maintient sa menace de taxer de 5% tous les produits mexicains à partir du 10 juin prochain. Son objectif est de forcer son voisin le Mexique à lutter contre l’immigration clandestine. De son côté, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador s'est défendu. On l'écoute.

« Je suis sûr que nous allons recevoir un soutien très important. Nous allons tous nous unir, nous les Mexicains, parce que ce que nous voulons, c'est défendre les intérêts du peuple mexicain, ainsi que le droit à la vie, le droit une vie sans misère pour tous les êtres humains, y compris pour les migrants d'autres pays. Les lois sur l'immigration doivent être appliquées, mais il ne doit y avoir aucune violation des droits de l'Homme, il ne doit pas y avoir de maltraitance. Les gens ne quittent pas leur village pour le plaisir, ils le font par nécessité, par manque d'opportunités de travail ou à cause de la violence. Ici, comme je le dis dans la lettre que j'ai adressée à Donald Trump, c’est une question de fraternité universelle qui dépasse toutes les autres considérations. »

Le président mexicain Andres Lopez Manuel Obrador.

SB : En République démocratique du Congo, les funérailles d'Étienne Tshisekedi.

JZ : L'ancien Premier ministre congolais est décédé en février 2017 à Bruxelles. Son corps a été rapatrié hier dans son pays. Aujourd'hui, c'était la cérémonie funéraire au stade des Martyrs à Kinshasa. Et il y avait un invité d'honneur surprise, le président rwandais Paul Kagame, qui est parfois considéré comme un ennemi en RDC. C'est un nouveau signe de réchauffement entre la RDC et le Rwanda, deux pays qui se méfient l'un de l'autre depuis 25 ans.

SB : Nous y reviendrons largement dans le journal d'Afrique soir, dernière édition, à 22h30 en temps universel.
On part en Inde, où le nouveau gouvernement est désormais connu.

JZ : Le Premier ministre Narendra Modi, réélu le 23 mai, a annoncé la formation d'un nouveau gouvernement. Enfin nouveau... Il est composé pour plus de la moitié des membres du précédent gouvernement, mais il y a des personnalités très remarquées dans les ministères les plus importants. À New Delhi, Sébastien Farcis.

Amit Shah, le président du parti hindouiste du BJP débarque au gouvernement avec l’un les plus ministères les stratégiques : l’Intérieur. Cet hindouiste radical a un passé sulfureux : depuis 20 ans, il a été accusé d’intimider des témoins des pogroms anti-musulmans de 2002, au Gujarat, et mis en examen pour avoir ordonné l’enlèvement et l’assassinat de mafieux de la région. Mais Amit Shah, devenu alors ministre de l’Intérieur du Gujarat, a évité toute condamnation. Aujourd’hui, cet hindouiste, bras droit du Premier ministre depuis cinq ans, va régner sur la police et les services de renseignements. Une autre arrivée fulgurante est celle de Subramanian Jaishankar à la tête du ministère des Affaires étrangères. Ce haut diplomate fut ambassadeur aux États-Unis et en Chine, puis secrétaire général du ministère. Il est très proche de Narendra Modi et va l’aider à gérer les menaces permanentes de conflit avec la Chine et le Pakistan, mais aussi à tempérer l’administration Trump, qui menace d’imposer de nouvelles taxes douanières à l’Inde.

SB : Le pape François est arrivé aujourd'hui en Roumanie pour une visite de trois jours.

JZ : Le souverain pontife, c'est le surnom du pape, a rendu hommage aux sacrifices des millions d'émigrés roumains partis travailler en Europe de l'Ouest. C'est en fait un message envoyé cinq jours après des élections européennes marquées par une montée des nationalistes à travers le continent. On écoute le pape François.

« Je pense, en premier lieu, au phénomène de l’émigration qui a touché plusieurs millions de personnes qui ont quitté leur maison et leur patrie à la recherche de nouvelles opportunités de travail et de vie digne. Je pense au dépeuplement de tant de villages, qui ont vu en peu d’années partir une partie considérable de leurs habitants, et aux conséquences que tout cela peut avoir sur la qualité de la vie dans ces territoires et à la fragilisation de vos racines culturelles et spirituelles qui vous ont soutenus durant les moments les plus difficiles. Je rends hommage aux sacrifices de nombreux fils et filles de Roumanie qui, par leur culture, leurs valeurs et leur travail, enrichissent les pays où ils ont émigré, et qui par le fruit de leur labeur aident leurs familles restées dans leur patrie. Penser aux frères et sœurs qui sont à l’extérieur est un acte de patriotisme, un acte de fraternité, c’est un acte de justice. »

JZ : Le pape François en visite en Roumanie pour trois jours.

SB : En Algérie, la contestation se poursuit pour le 15ème vendredi de suite.

JZ : Ils étaient très nombreux encore à manifester dans le centre d'Alger, mais aussi à Oran, à Constantine et à Annaba. Pourtant, ce matin, la police a arrêté des dizaines de personnes dans la capitale. Pas découragés, les manifestants demandent toujours le départ d'Ahmed Gaïd Salah, le chef de l'armée algérienne. Ils ne veulent pas d'une nouvelle élection présidentielle avec les mêmes responsables que sous l'ancien président Abdelaziz Bouteflika.

SB : En France, maintenant, on reparle de l'affaire Vincent Lambert.

JZ : Vincent Lambert, c'est ce malade atteint de tétraplégie, c'est-à-dire qu'il ne peut plus bouger, il est paralysé des bras et des jambes. Et en plus, cela fait 10 ans qu'il n'est plus conscient et il ne guérira malheureusement pas. La question depuis est de savoir s'il faut le maintenir en vie ou arrêter les traitements. Pour le gouvernement français, il faut les arrêter. Les autorités ont ainsi déposé aujourd'hui ce qu’on appelle un pourvoi en cassation, c’est-à-dire que le gouvernement veut revenir sur la décision de la Cour d'appel qui avait ordonné la reprise des traitements à la demande des parents de Vincent Lambert.

SB : Les sports maintenant, dans le journal en français facile, avec pour commencer le tennis à Roland-Garros.

JZ : Pour le troisième tour de la compétition chez les hommes, c'est une journée contrastée pour les Français. C'est fini pour Nicolas Mahut et Corentin Moutet. Ça passe en revanche pour Benoît Paire, qualifié pour les huitièmes de finale.

SB : Et puis, on va refermer ce journal avec du football féminin.

JZ : La France joue contre la Chine. C'est le dernier match amical à quelques semaines de la coupe du Monde de football féminin. Nous sommes en direct avec vous, Éric Chaurin, les Bleues mènent au score.

Transcription non transmise.

Éric Chaurin, vous étiez en direct du stade de Créteil où vous allez suivre la deuxième mi-temps de ce match amical qui oppose la France et la Chine. Je rappelle que c’est le dernier match, le dernier test, la dernière préparation à quelques semaines de la Coupe du monde féminin qui aura lieu en France.
C'est la fin de ce journal en Français facile. Merci Sylvie Berruet.

SB : Merci Joris.

JZ : Bonsoir à tous à l'écoute de RFI !

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