#El francés en la actualidad

Journal en français facile 24/07/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Adrien Delgrange : À L’écoute de Radio France Internationale, 22h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de vous présenter le journal de RFI en français facile pour cela je suis accompagné de Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphirin.

Zéphirin Kouadio : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Dans ce journal du 24 juillet. Emmanuel Macron s’est exprimé il y quelques instants sur l’affaire Benalla ! « Si vous cherchez un responsable, je suis le responsable », a-t-il dit devant les députés de la majorité gouvernementale réunie ce soir à paris.

ZK : En Grèce, la région d’Athènes ravagée par les flammes, des incendies qui ont déjà coûté la vie à 74 personnes.

AD : Le président du Nicaragua refuse de démissionner. Daniel Ortega l’a dit dans une interview à une chaîne américaine la nuit dernière

ZK : Et puis reviendrons- en musique - sur le parcours d’un artiste guinéen né au 18e siècle. Joseph Antonio Emidy, ce soir un hommage lui est rendu en France.

AD : Voilà pour les titres bienvenus à tous.

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ZK : Il sort de son silence !

AD : Sa parole était attendue. Emmanuel Macron s’est exprimé ce soir sur cette affaire « Benalla », du non d’un ces collaborateurs filmés en train de malmenés des manifestants le premier mai dernier à paris. L’affaire a éclaté il y a maintenant près d’une semaine et pour le président son silence n’était plus tenable. Alors Pauline Gleize, qu’a-t-il dit le président de la république ce soir.

Emmanuel Macron assume entièrement. Ce sont des députés La République en marche qui rapportent ces propos. Le président s’est exprimé devant ses élus dont la réunion était prévue de longue date à la maison de l’Amérique latine. « Le responsable, c’est moi », aurait-il affirmé. Emmanuel Macron est d’une part revenu sur l’affaire elle-même. Il a dit avoir ressenti le comportement de son collaborateur, Alexandre Benalla, le 1er mai, comme une trahison. Une trahison dont la sanction a été jugée bien trop faible notamment par l’opposition. Depuis une semaine, les suppositions vont bon train sur les têtes qui pourraient tomber et sur l’identité de celui qui endossera le rôle de fusible. Et bien Emmanuel Macron vient de clarifier « Ca n’est pas la République des fusibles, la république de la haine » a-t-il lancé ! Et dans un ton qui surprend après son long silence, il a assuré devant ses députés qu’« On ne peut pas être chef par beau temps. S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français ». Mais pour l’instant, le président n’a donc toujours pas donnée d’interview ou prononcé de discours solennel.

ZK : Et puis autre rebondissement Adrien

AD : Le directeur de l’ordre public et de la circulation, Alain Gibelin est revenu sur ses déclarations dans une lettre envoyée ce matin à la présidente de la commission d’enquête parlementaire. Une manière de dédouaner Emmanuel Macron qu’il avait placé en situation difficile en sous-entendant que la sanction contre Alexandre Benalla était fictive... Valérie Gas.

Alain Gibelin a rétropédalé. Il a expliqué qu’il n’avait pas compris que la question posée par Marine Le Pen portait sur la période durant laquelle Alexandre Benalla avait été suspendu soit du 4 au 19 mai dernier. Un changement de version qui intervient après que l’Élysée a maintenu la version des faits donnée par le porte-parole d’Emmanuel Macron, Bruno Roger-Petit, en réaffirmant que l’ex-responsable de la sécurité du chef de l’État n’avait participé à aucune réunion pendant sa mise à pied. Le principal intéressé, Alexandre Benalla, a lui aussi déclaré par la voix de ses avocats qu’il n’avait pas travaillé pendant sa suspension et qu’il n’était pas à Paris. Reste la question de l’autorisation accordée ou pas par la préfecture à Alexandre Benalla pour accompagner les forces de l’ordre le 1er mai. Alain Gibelin avait affirmé qu’il n’y en avait pas eu. La présidence de la République a fait savoir aujourd’hui qu’Alexandre Benalla avait expliqué au directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, qu’il avait été invité par la préfecture. Un jeu de la parole contre parole dans lequel il est difficile de trier le vrai du faux. Mais la contre-offensive de l’Élysée montre que la crise est aiguë et que le chef de l’État a décidé de se défendre.

AD : RFI à Athènes 23h05. D’importants feux de forêt ravagent les régions boisées du nord, de l’ouest et de l’est de la capitale grecque. Le bilan humain qui ne cesse de s’alourdir. Les incendies ont déjà causé la mort au moins 74 personnes selon un dernier décompte des pompiers.

ZK : Dans l’actualité sud-américaine, Daniel Ortega ira jusqu’au bout de son mandat.

AD : Le président nicaraguayen était interviewé hier par la chaîne Fox News au sujet de la crise dans son pays, qui a fait 292 morts selon le Centre nicaraguayen des droits de l’Homme. Le conflit entre opposants et partisans du président Ortega dure depuis maintenant depuis plus de 3 mois Sarah Cozzolino, le président nicaraguayen s’est montré très ferme face à la télévision américaine hier.

Daniel Ortega se tient devant des drapeaux nicaraguayens, entourés de fleurs, et il l’affirme « Notre mandat électoral se termine en 2021, quand nous aurons nos prochaines élections ». Il refuse donc l’idée d’élections anticipées, demandées par ses opposants, mais aussi par l’Église catholique, médiateur dans ce conflit. « Avancer les élections créerait de l’instabilité, de l’insécurité et ne ferait qu’empirer les choses. » estime Ortega. Le président nicaraguayen écarte toutes les accusations du journaliste américain, rejetant la faute sur les États-Unis : « Qui arme les groupes paramilitaires » lui demande Bret Baier ? Ortega renverse la question et reproche à des organismes divers, « y compris aux États-Unis », d’armer des milices anti gouvernementales responsables du meurtre de policiers. Lorsque le présentateur aborde une résolution américaine présentée au Congrès cette semaine, dans le but de condamner les violences au cours de cette crise, Daniel Ortega nie en bloc : « Il y a eu une campagne de mensonge pour salir l’image du Nicaragua et de son gouvernement et justifier ensuite des actions. C’est devenu une pratique récurrente des États-Unis qui prennent des mesures contre le Nicaragua. » Il assure que la tourmente est terminée depuis une semaine dans son pays. Au même moment hier, des milliers de Nicaraguayens, opposants et partisans du président ont manifesté sans s’affronter.

AD : Musique à présent ! C’est l’histoire d’un compositeur guinéen né au 18e siècle, Joseph Antonio Emidy. Ce parcours exceptionnel est retracé à travers un spectacle Carmen Lunsmann.

C’est une destinée hors du commun : celle d’un esclave guinéen né en 1775, devenu violoniste virtuose au Brésil, puis à la Cour de Lisbonne, et compositeur, professeur, chef d’orchestre et fondateur des premières sociétés philharmoniques orchestrales au Royaume-Uni. Joseph Antonio Emidy, parfait inconnu aujourd’hui, obtient une seconde vie sur scène et sur disque grâce au compositeur et multi-instrumentiste anglo-nigérien Tunde Jegede. L’histoire de Joseph Antonio Emidy est vraiment celle d’un survivant de plusieurs holocaustes : la traite transatlantique, ensuite il arrive à Lisbonne, devient violoniste virtuose, tout ça pour être enlevé à nouveau et rester 7 ans à bord d’un navire britannique durant les guerres napoléoniennes. Il a joué et composé pendant 30 ans dans les Cornouailles. Donc, c’est une histoire fantastique de survie à travers l’impossible. Joseph Emidy a survécu, mais sa musique a disparu. Son histoire, racontée en 50 minutes par quatre musiciens, deux danseurs et une projection vidéo, fait non moins voyager à travers des musiques envoûtantes venant d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Europe. Des pièces traditionnelles orales ou tirées de manuscrits anciens de la Cour portugaise complétées par des compositions originales pour dresser aussi un tableau de la confrontation des cultures et de l’esclavage.

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