#El francés en la actualidad

Journal en français facile 15/01/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins de temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir, les députés britanniques disent non à l’accord sur le Brexit. Ils viennent de se prononcer par 432 voix contre 202. Nous serons en direct de Londres en tout début de journal.

ZK : L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la CPI. Pour les juges de La Haye, l’ancien président ivoirien et l’ex-leader des Jeunes Patriotes ne sont pas coupables de crimes contre l’Humanité commis entre 2010 et 2011.

LB : Et puis en France, jour J pour le grand débat. Emmanuel Macron donnait le coup d’envoi de la consultation qui va durer 2 mois depuis le département de l’Eure.

ZK : À la une également, cette attaque au Kenya revendiquée par les islamistes shebab.

LB : Au moins cinq personnes ont été tuées dans l’assaut. C’est un complexe regroupant un hôtel, des restaurants et des immeubles de bureaux qui a été visé. Des coups de feu et au moins une explosion ont été entendus.

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ZK : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés par la Cour Pénale Internationale. Les deux étaient poursuivis pour crimes contre l’Humanité.

LB : Pour des faits datant de la crise post-électorale de 2010-2011. Les juges de la chambre de première instance de la CPI ont rendu publiques leurs conclusions ce matin à La Haye. Pour eux, le Procureur n’a pas réussi à prouver l’existence d’un « plan commun » mis en place par l’ancien président ivoirien et l’ex-leader des Jeunes Patriotes pour se maintenir au pouvoir et commettre des violences contre les populations civiles qui leur étaient hostiles. Notez que RFI sera en édition spéciale demain mercredi, à partir de 6h TU sur cette question de l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI.

ZK : Aux États-Unis, la commission des Affaires judiciaires du Sénat a commencé à auditionner William Barr, candidat désigné par Donald Trump pour devenir Attorney General.

LB : C’est l’équivalent de ministre de la Justice, William Barr doit remplacer Jeff Sessions, limogé par Donald Trump. C’est surtout un personnage qui par le passé a longtemps critiqué l’enquête Robert Mueller sur le rôle supposé de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016. Pourtant au cours de son audition, le candidat choisi par Donald Trump a affirmé qu’il ne remettrait pas en cause le travail du procureur spécial et même qu’il ferait tout pour que cette enquête aboutisse. William Barr.

Je crois que c’est dans l’intérêt de tous, du président, du congrès et du peuple américain que cette question soit résolue en laissant le procureur spécial terminer son travail. Le pays a besoin d’une résolution crédible de ce problème. Et si je suis confirmé, je ne laisserai pas la politique partisane, les intérêts personnels ou toute autre considération inappropriée interférer avec cette enquête comme avec toute autre enquête. Je suivrai la règle scrupuleusement et en toute bonne foi en ce qui concerne le procureur spécial avec bonne foi. Sous mon autorité, Bob sera autorisé à terminer son travail. Le président Trump n’a cherché aucune assurance, aucune promesse d’aucune sorte de ma part, de manière explicite ou implicite, et je ne lui en donné aucune autre que celle-ci : je dirigerai le département de la justice avec professionnalisme et intégrité. En tant que secrétaire à la justice, je prêterai allégeance à la règle de droit, à la constitution et au peuple américain. C’est ainsi que les choses devraient être, doivent être, et si vous me confirmez, c’est ainsi qu’elles le seront.

ZK : L’actualité en France dominée par le grand débat. La réponse d’Emmanuel Macron à la colère des gilets jaunes.

LB : Le Chef de l’État qui donnait le coup d’envoi symbolique de cette grande consultation dans une commune du département de l’Eure où il a rencontré plus de 600 maires cet après-midi. Des maires devant lesquels il a réaffirmé son opposition au retour de l’ISF, l’impôt sur la fortune, qu’il a transformé en IFI, impôt sur la fortune immobilière. Une transformation qui doit ceci dit « être évaluée » a-t-il ajouté. « On ne va pas renoncer à la réforme qui a été faite il y a un an, mais les parlementaires vont regarder ce qui marche, ce qui ne marche pas » a détaillé le président.

ZK : On part en Inde a présent et l’on s’intéresse à l’affaire Sabarimala.

LB : Ce temple de l’État du Kerala est autorisé depuis septembre aux femmes en âge de procréer. Début janvier deux femmes y étaient enfin entrées, provoquant la fureur des hindouistes. Depuis elles se cachaient, l’une d’entre elles est enfin rentrée chez elle ce mardi. Elle a été battue par un membre de sa famille. Christophe Paget.

C’est sa belle-mère qui a envoyé Kanakadurga à l’hôpital, elle l’aurait frappée à coups de bâton ; une plainte a été déposée. Kanakadurga savait que sa famille était en colère depuis qu’elle était entrée, sans les prévenir pour éviter qu’ils ne l’en empêchent, dans le temple de la déesse Ayyappa. Kanakadurga avait expliqué qu’elle voulait par cet acte exercer son droit à prier et renforcer l’égalité entre les genres. Des violences avaient ensuite éclaté dans le Kerala, 3 000 personnes avaient été arrêtées, et Kanakadurga avait dû se cacher dans une dizaine d’endroits différents. Mais la colère de sa famille n’était manifestement pas retombée. Et ce ne sont pas les propos du Premier ministre indien, en visite ce mardi au Kerala, justement, qui vont calmer la fureur des hindouistes. Narendra Modi lançait, à quelques mois des législatives, la campagne de son parti nationaliste dans cet Etat où il n’a jamais gagné de siège. Et il a violemment attaqué les communistes au pouvoir au Kerala, qui soutiennent l’accès du temple Sabarimala à toutes les femmes, parlant d’une attitude « honteuse » et les accusant d’« endommager le tissu culturel » de cet État.

ZK : On part en Corée du Sud pour refermer ce journal. La Corée où la pollution de l’air continue d’atteindre des niveaux record depuis plusieurs jours.

LB : À Séoul, le taux moyen de particules ultrafines dans l’atmosphère était de 118 microgrammes par m3 lundi, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis qu’il est mesuré par le gouvernement, rapporte l’agence Yonhap. C’est environ cinq fois le maximum recommandé par l’OCDE. La gravité de cette pollution persistante perturbe la vie quotidienne. Correspondance à Séoul de Frédéric Ojardias.

Séoul a disparu, ensevelie sous un épais voile brumeux : plus de ciel, plus d’horizon, juste du gris partout. Les passants portent des masques blancs, remparts dérisoires contre ces particules métalliques, 30 fois plus fines que le diamètre d’un cheveu, qui pénètrent dans le sang et provoquent des maladies des poumons et du cœur. Les Coréens se calfeutrent chez eux, ils annulent leurs rendez-vous, préfèrent ne pas envoyer leurs enfants à la crèche. Les cabinets des médecins débordent. Les autorités ont réagi hier en interdisant aux vieux véhicules diesel de circuler dans Séoul et en obligeant la moitié des fonctionnaires à laisser leur voiture au garage. Les centrales électriques au charbon fonctionnent à 80 % de leur capacité. Mais ces mesures sont jugées insuffisantes face à la gravité du problème. Si les Coréens accusent souvent la Chine voisine de polluer leur atmosphère, plusieurs études ont montré que la moitié environ de ces particules fines provient de Corée... Le gouvernement continue pourtant de construire des centrales au charbon et ne met en place aucune véritable politique d’économies d’énergie. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

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