#El francés en la actualidad

Journal en français facile 02/03/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

 

Adrien Delgrange : RFI 21h à Paris, l’heure quotidienne de retrouver votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Au sommaire de cette édition du samedi 2 mars : contre la dernière poche de combattant djihadiste en Syrie, les Forces démocratiques syriennes espèrent gagner la bataille. L’attaque finale contre le groupe État islamique a commencé. En France, un nouvel acte probablement contre la communauté juive découverte à Strasbourg, et puis en ce samedi la mobilisation des gilets jaunes est en baisse. Enfin un mot de sport, du tennis, Roger Federer vient de franchir un nouveau cap dans son palmarès déjà impressionnant. Voilà pour les titres, bienvenues à tous.

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SD : En Syrie, l’offensive, l’attaque des Forces Démocratiques syriennes a repris dans l’est du pays.

AD : La milice arabo-kurde soutenue par la coalition internationale tente de déloger, de chasser les derniers Combattants du groupe État islamique. Les djihadistes sont retranchés dans le village de Baghouz, une localité d’un kilomètre carré dans la province de Deir Ezzor où nous retrouvons notre envoyé spécial. Sami Boukhelifa, cette reprise des combats pourrait cette fois-ci marquer la fin du « califat » territorial. 

En tout cas rien ne semble plus barrer la route aux forces démocratiques syriennes. Jusque là impossible pour l’alliance arabo-kurde de pénétrer dans ce dernier bastion djihadiste. À Baghouz, les combattants de l’EI, repliés derrière une muraille de civils, retenaient également en otage des membres des FDS, capturés durant les combats. Ces otages sont désormais libérés, les civils évacués et cela ouvrent donc la voie à cet ultime assaut. L’opération a été déclenchée hier soir vendredi à la tombée de la nuit. Les FDS progressent avec la couverture aérienne de la coalition internationale. Les survols sont permanents. Au sol, entre 1000 et 1500 djihadistes, les plus radicaux, les plus déterminés se trouvent à Baghouz. Autres difficultés ce village est un véritable champ de mines truffé aussi de tranchées et de tunnels. Combien de temps pour cette dernière opération ? Difficile à dire confie un commandant FDS. La bataille risque de durer encore plusieurs jours. Mais il n’y aura qu’une seule issue la disparition du territoire du califat autoproclamé du groupe État islamique.

SD : Le doute subsistait, il y a un peu moins d’un an, dans la ville syrienne de Douma, des vidéos montraient 43 morts : des hommes et des femmes victimes d’une attaque probablement chimique. Cette fois-ci c’est sûr ! Leur mort a été causée par un gaz : le chlore.

AD : C’est ce qu’affirme du moins l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques qui a rendu son rapport final hier. En revanche le rapport ne désigne pas de responsable, mais les ministres des affaires étrangères britanniques et français ont ouvertement demandé hier au régime syrien de mettre fin à son programme d’armes chimiques. 

Comme pour montrer que c’est toujours lui qui tient les rênes du pouvoir, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, se sépare de son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, et le remplace par l’actuel ministre des Transports, Abdelghani Zaalene.

SD : Et puis la contestation algérienne vécue également en France après les grandes manifestations d’hier en Algérie pour protester contre l’éventualité d’un cinquième mandat du président sortant environ 200 personnes ont manifesté ce samedi après-midi près du consulat d’Algérie à Lyon.

AD : L’actualité en France. Pour le 16e week-end consécutif, les gilets jaunes ont organisé des manifestations à paris et en province. Les autorités font état d’une mobilisation en baisse, avec 39 000 manifestants dans le pays. Le groupe Facebook « Le nombre jaune » a lui donné une estimation à 18h de plus de 92 000 manifestants dans 150 localités. Tour d’horizon des différentes manifestations en France. Laura Martel. 

À Paris, la mobilisation s’est déroulée dans le calme, avec toujours les mêmes slogans comme « on lâche rien », « macron démission » ou « oui au référendum d’initiative citoyenne ». Sur les Champs Élysées, les commerces sont restés ouverts et la circulation n’a pas été interrompue, malgré l’utilisation de canon à eau contre des agitateurs arrivés en fin de mobilisation. Plusieurs rassemblements ont également eu lieu en province. Dans des villes comme Lyon, Toulouse, Bordeaux et Alès, la situation s’est tendue en fin d’après-midi, avec des jets de projectiles côté manifestants et l’utilisation de gaz lacrymogènes et de canons à eau par les forces de l’ordre. À Nantes en revanche, des heurts ont débuté dès le début de la mobilisation. Selon l’AFP, des bouteilles de verre, des pétards, voir même des bouteilles d’acide ont été lancées vers les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de tireur de balles de défense. Trois ou quatre personnes ont été légèrement blessées selon la préfecture. Certains gilets jaunes parisiens ont reconnu qu’il y avait moins de monde pour cet acte 16, tout en contestant les chiffres officiels. « Mais l’important, c’est de maintenir la pression jusqu’à la manifestation du 16 mars, où l’on sera tous dans la rue pour marquer les 4 mois du mouvement et la fin du grand débat, ou plutôt de la grande mascarade » a souligné ce groupe de gilets jaunes.

AD : Et puis nous venons d’apprendre qu’un homme a été blessé au visage aujourd’hui à Paris, lors de la manifestation des « gilets jaunes », victime « probablement » par un tir de LBD, lanceur de balle de défense, selon plusieurs personnes sur place le parquet de Paris annonce ce soir l’ouverture d’une enquête judiciaire. 

SD : Du tennis, à présent, avec une nouvelle victoire de Roger Federer, une victoire à la saveur particulière.

AD : Bonsoir Eric Mamruth. 

Le mythique joueur de tennis suisse a ce samedi a franchi la barre symbolique des 100 tournois remportés. C’était en finale du tournoi de Dubai avec une victoire 64-64 sur le jeune joueur grec Stefanos Tsitsipas. Les 20 ans de Stephanos Tsitsipas n’ont rien pu faire face à l’inoxydable Federer. C’est bien lui le Suisse de 37 ans et demi qui s’est montré le plus vif et le plus percutant lors de cette finale à Dubaï. Son jeu cristallin sans effort apparent a encore fait merveille. Un style inimitable qui lui permet de traverser le temps en restant toujours au sommet. L’histoire a commencé en 2001 avec un 1er titre décroché à Milan, Roger Federer avait alors 19 ans, portait le catogan et était à l’aube d’un règne incontesté. Entre 2004 et 2008, il n’allait ainsi laisser que des miettes à la concurrence avec une moyenne de 10 tournois remportés par an. Titré sur les 4 surfaces, numéro 1 mondial durant 310 semaines, vainqueur de 20 tournois du grand Chelem, Roger Federer a déjà battu un nombre incalculable de records. Avec 100 trophées soulevés, il est le joueur contemporain le plus titré devant les 80 de l’Espagnol Rafael Nadal et les 73 du Serbe Novak Djokovic. Mais c’est en fait avec les gloires passées que Federer est maintenant en concurrence. Ivan Lendl et ses 94 titres depuis longtemps dépassés, c’est à l’Américain Jimmy Connors, le recordman absolu avec 109 couronnes, que le Suisse va maintenant s’attaquer. 10 tournois de plus à gagner d’ici une retraite qui approche à grands pas... même si le Suisse vient de révéler qu’il ira au moins défendre son titre l’an prochain à Dubai.

SD : Place tout de suite au mot de l’actu qui retenu l’attention d’Yvan Amar.

AD : Yvan c’est le mot Désescalade que vous décortique.

Désescalade entre New Delhi et Islamabad, entre l’Inde et le Pakistan : la libération du pilote indien abattu stoppe net la montée de l’hostilité entre les deux pays. Momentanément du moins. Mais si le pilote avait été maintenu en détention, puis jugé au Pakistan, on aurait pu craindre une réponse indienne, un geste d’agressivité envers l’autre pays. Et cet autre pays aurait pu à son tour répondre. À ce jeu-là, on peut en arriver à un vrai conflit armé. Donc le geste pakistanais fait redescendre la pression, évite qu’elle ne monte davantage en tout cas. On n’escalade plus, et avec un peu de chance, c’est la désescalade. Le mot est intéressant, car il est construit sur escalade. Ce n’est pas le mot inverse (redescente), mais on sent bien qu’il s’agit d’un coup d’arrêt et même d’un recul par rapport à un enchaînement logique et dangereux. C’est donc un retour en arrière et non la conclusion d’une ascension : on ne redescend pas après être arrivé au sommet ! Et ces termes ont toute une histoire qui nous fait remonter à la guerre du Vietnam. En 1965 les Vietcong, les partisans communistes du Vietnam du Sud, attaquent une base américaine, détruisent des hélicoptères, tuent quelques soldats américains. Les Américains ripostent, et le Vietcong, soutenu par la République du Nord Vietnam ripostera à cette riposte. C’est bien ça qu’on appelle l’escalade : chaque geste de guerre entraîne une réponse guerrière de la part de l’ennemi, plus forte que la précédente.

 

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