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Journal en français facile 27/02/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Donald Trump accusé par son ex-avocat d’être un raciste, un escroc et un tricheur. Michael Cohen a dit soupçonner une collaboration avec la Russie de l’équipe du candidat Trump pour la présidentielle de 2016. Mais il n’a pas de preuves.

SB : Ça ne s’arrange pas entre l’Inde et le Pakistan. Islamabad a répliqué aux frappes préventives de New Delhi en envoyant des avions-chasseurs dans le ciel de l’Inde. Le président pakistanais Imran Khan appelle au dialogue.

JZ : Et puis nous parlerons du Festival de Cannes. Pour la première fois, cette année un réalisateur mexicain sera le président du jury du plus grand festival du film au monde, il s’agit d’Alejandro Inaritu.

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SB : Donald Trump est content de son premier jour de sommet avec Kim Jong-Un à Hanoï.

JZ : Le président américain participera demain à une cérémonie de signature d’un accord conjoint avec le dirigeant de la Corée du Nord. Les deux hommes se sont retrouvés aujourd’hui, huit mois après un premier sommet historique à Singapour. Des résultats concrets sont attendus, notamment sur le désarmement de la Corée du Nord, sur sa dénucléarisation. La question d’un accord de paix pourrait aussi être abordée pour mettre un terme à la guerre de Corée, qui s’était conclue par un simple armistice en 1953. Une brève conférence de presse s’est tenue avant un dîner entre les deux dirigeants accompagnés de leurs conseillers. On écoute d’abord le président américain Donald Trump.

« Je pense que votre pays a un potentiel économique considérable, incroyable, illimité. Je crois que votre pays aura un avenir formidable, un grand leader. J’espère que j’en serais le témoin et que je pourrais y contribuer. Nous aiderons pour que cela se réalise. »

JZ : Le président américain Donald Trump qui a laissé ensuite la parole au leader nord-coréen Kim Jong-un. On l’écoute.

« Ces huit derniers mois ont demandé beaucoup d’effort et d’endurance et aussi beaucoup de patience ont été nécessaire, plus que d’habitude. Je suis confiant qu’il y aura d’excellents résultats, ce que tout le monde souhaite, et je ferais de mon mieux pour que cela se produise ».

JZ : Kim Jong-un, le dirigeant de la Corée du Nord. Des propos recueillis par Yelena Tomic.

SB : Et voici des révélations qui perturbent fortement Donald Trump.

JZ : C’était aujourd’hui l’audition très attendue de Michael Cohen devant la commission de contrôle de la chambre des représentants. L’ancien avocat personnel du président a livré un portrait au vitriol de Donald Trump et il a fourni plusieurs documents compromettants. Dans sa déclaration préliminaire, Michael Cohen n’a pas mâché ses mots. À Washington, Anne Corpet.

« Je sais qui est Donald Trump, c’est un raciste, un escroc et un tricheur » assène Michael Cohen… Et l’ancien avocat du président évoque ses regrets d’avoir servi un tel homme. « J’ai honte de mes fautes, de ma faiblesse, j’ai honte de ce que j’ai fait pour protéger Donald Trump ». Michael Cohen n’est pas venu les mains vides : il apporte notamment la copie des chèques que le président a rédigée après son accession à la maison blanche, pour le rembourser des sommes versées à deux femmes qui assuraient avoir eu une liaison avec lui. Il assure que Donald Trump savait que Wikileaks allait sortir les emails piratés d’Hillary Clinton et qu’il s’en était réjoui. Sous le feu des accusations des républicains qui ne cessent de rappeler qu’il a menti sous serment par le passé et qu’il s’apprête à purger une peine de trois ans de prison, l’ancien avocat lève les yeux au ciel et répond : « j’ai menti pour protéger Donald Trump, et ceux qui aujourd’hui le suivent aveuglément souffriront comme moi des conséquences… J’ai tout perdu. Le prix à payer est énorme ». Anne Corpet, Washington, RFI.

JZ : Anne Corpet, vous étiez en direct de Washington.

SB : Le Brexit et Theresa May qui demande un nouveau vote au parlement britannique aujourd’hui.

JZ : La Première ministre souhaite que les députés appuient sa nouvelle stratégie en trois temps. Un premier vote sur un accord modifié de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. S’il est rejeté, elle proposera un deuxième vote sur une sortie sans accord, et en cas de nouveau rejet, ce sera un vote sur un report de la date-butoir du Brexit, initialement prévue pour le 29 mars.

SB : La tension s’aggrave entre l’Inde et le Pakistan.

JZ : Les deux pays ont tous les deux affirmé avoir abattu des avions du camp opposé. La communauté internationale redoute un conflit ouvert entre les deux frères ennemis de l’Asie du Sud, autour de la région du Cachemire qu’il se disputent. La situation s’est de nouveau enflammée depuis l’attentat suicide du 14 février. L’attentat commis par un groupe pakistanais au Cachemire a tué 40 soldats indiens. Hier, New Delhi a répliqué par des frappes aériennes contre ce groupe terroriste sur le sol pakistanais et ce matin, c’est l’armée pakistanaise qui semble avoir contre-attaqué. Des avions-chasseurs pakistanais ont traversé la frontière et ont été repoussés par des chasseurs indiens. Christophe Paget.

Le Pakistan a finalement indiqué avoir capturé un pilote indien et non deux. New Delhi demande son retour, et proteste contre la diffusion sur internet de plusieurs vidéos du soldat. Dans l’une d’entre elles, il affirme être très bien traité et avoir été secouru alors qu’il était pris à parti par une foule hostile. Pas de réponse de l’Inde pour le moment à la main tendue du Premier ministre pakistanais Imran Khan, qui a renouvelé son offre de dialogue avec l’Inde : « Le bon sens doit prévaloir, si une escalade commence, où s’arrêtera-t-elle ? » Washington, Pékin, Moscou, l’Union européenne et Paris ont appelé les deux capitales à la retenue. L’attaque pakistanaise de ce mercredi arrive après la riposte indienne de mardi : New Delhi avait envoyé ses avions en territoire pakistanais bombarder ce qu’elle présente comme une base du Jaïsh-e-Mohammed, le groupe qui a revendiqué l’attentat du 14 février au Cachemire indien qui a tué au moins 40 paramilitaires. L’Inde a d’ailleurs fourni ce mercredi un dossier au Pakistan prouvant selon elle la présence du Jaish-e-Mohammed sur le territoire pakistanais. New Delhi a rouvert les aéroports du nord du pays qu’elle avait d’abord fermés, Islamabad de son côté rouvre progressivement son espace aérien.

SB : La France demande des clarifications à la Hollande.

JZ : Hier, le gouvernement néerlandais a annoncé être monté au capital d’Air France KLM à hauteur de 12,68 %. Une décision qui a été prise sans en informer la France, qui détient elle-même 14 % du capital du groupe. Après le Président de la République, le ministre français de l’Économie a dénoncé cette initiative. Bruno Le Maire a annoncé la venue à Paris de son homologue néerlandais en fin de semaine pour s’expliquer sur ce dossier.

SB : Suite de l’affaire Tariq Ramadan.

JZ : Accusé de viol en France par trois femmes, le prédicateur musulman de nationalité suisse porte plainte contre elles pour « dénonciation calomnieuse ». Tariq Ramadan affirme que ses trois accusatrices ont volontairement menti et que leurs relations sexuelles étaient librement consenties.

SB : Le festival international du Film à Cannes. Cette année, il sera présidé par un célèbre réalisateur mexicain.

JZ : Alejandro Inarritu succède à l’actrice australienne Cate Blanchett à la tête du jury cannois. La direction du plus grand Festival de cinéma au monde honore, avec lui, le 7e art mexicain. C’est en effet la première fois qu’un artiste de ce pays présidera le jury du festival du 14 au 25 mai prochain. Sophie Torlotin.

5 Oscars, un prix de la mise en scène à Cannes, de multiples récompenses à l’étranger : à 55 ans, et en seulement six longs métrages, Alejandro Gonzales Inarritu s’est imposé comme un des plus grands cinéastes de sa génération. D’Amours chiennes à The Revenant, en passant par 21 grammes ou Babel, le réalisateur mexicain explore les destins croisés d’individus évoluant dans des univers âpres. Cet ancien présentateur vedette d’une radio musicale et réalisateur de publicités sait ce qu’il doit au Festival de Cannes. C’est en effet sur la Croisette qu’il présente son premier long métrage : Amours chiennes, à la Semaine de la critique en l’an 2000. Deux de ses films suivants ont été projetés en compétition à Cannes : Babel en 2006 qui lui vaut le prix de la mise en scène, et Biutiful quatre ans plus tard. Alejandro Gonzales Inarritu a également décroché deux fois l’Oscar du meilleur réalisateur pour Birdman en 2015 et The Revenant l’année suivante. En 2017, le réalisateur mexicain est revenu à Cannes pour présenter Carne y arena, une installation de réalité virtuelle mettant les spectateurs dans la peau d’un migrant traversant la frontière mexicano-américaine. Sophie Torlotin.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Béruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !

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