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Journal en français facile 14/02/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel.
Bienvenue dans votre journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À suivre dans ce journal :

Un attentat, dans le Cachemire indien aujourd'hui. Une explosion a frappé un convoi militaire. Le bilan est pour le moment de 33 morts. 
La fin de la conférence sur le Moyen-Orient à Varsovie. Deux jours durant lesquels Washington a particulièrement attisé les tensions avec l'Iran. 
L'Iran qui était en Russie avec les dirigeants russes et turcs. C'est la Syrie qui était au cœur des discussions. 
La fin du géant A380 annoncée aujourd'hui par Airbus.
Et puis Theresa May de nouveau mise en difficulté au parlement britannique, moins de six semaines maintenant avant le Brexit.

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ZK : En Pologne, la conférence sur le Moyen-Orient s'est achevée ce soir. 

AM : Depuis deux jours, une soixantaine de représentants étaient réunis, à Varsovie. L'objectif c'était de parler paix et sécurité au Moyen-Orient. Étaient présents notamment Israël et des dirigeants arabes. Mais c'est surtout de l'Iran dont il a été question. Les États Unis ont par exemple pressé les européens à se retirer du traité sur le nucléaire, un texte qu’ils ont quitté depuis plus d'un an. Et si le vice-président américain Mike Pence a félicité l'Arabie-Saoudite ou encore les Émirats Arabes Unis pour leur application des sanctions américaines sur l'Iran. Il a critiqué le refus de certains européens de faire la même chose. On écoute Mike Pence.

« Certains de nos principaux partenaires européens n’ont pas été coopératifs. Ils ont été les instigateurs de la création d’un mécanisme qui va à l’encontre de nos sanctions. Il y a seulement deux semaines la France, l’Allemagne et le Royaume Uni ont annoncé la création d’un mécanisme de financement spécial qui permettrait de remplacer des  paiements internationaux soumis à des sanctions. Ils appellent cela un outil à but spécifique, nous appelons ça un effort pour casser les sanctions américaines contre le régime révolutionnaire et meurtrier iranien.  C’est un mauvais pas qui ne fera que renforcer l’Iran, affaiblir l’Union Européenne et créer encore davantage de distance entre l’UE et les États-Unis. L'heure est venue  pour nos partenaires européens de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien et de se joindre à nous pour faire peser des pressions diplomatiques et économiques afin d'offrir la paix et la sécurité que mérite le peuple iranien, la région et le monde entier. »

ZK : Des propos recueillis par notre envoyée spéciale à Varsovie, Oriane Verdier.

AM : Hassan Rohani, de la Russie où il se trouvait aujourd'hui, a commenté la tenue de cette conférence à Varsovie. Le président iranien a dit qu'elle était vide, et sans résultat.

ZK : Vous en parliez Andréane, aujourd'hui le président iranien était dans le sud de la Russie. 

AM : Et il n'était pas seul, avec lui les présidents russes et turcs. Réunis, à Sotchi, pour discuter de l'avenir de la Syrie. Les dirigeants ont promis de renforcer leur coopération pour mettre fin au conflit qui dure dans le pays depuis 8 ans maintenant, et qui a fait plus de 360 000 morts. Tous trois se sont également mis d'accord pour qualifier de positif le retrait prochain des troupes américaines de Syrie.

ZK : Dans l’actualité également, le Cachemire indien touché par un attentat ce jeudi. 

AM : Le bilan est pour le moment d'au moins 33 morts selon les autorités. Une attaque à la bombe menée contre un groupe des forces paramilitaires indiennes. C'est l'un des épisodes les plus meurtriers survenus dans la région depuis plusieurs années. Vincent Souriau.

« L'attaque s'est produite sur l'autoroute qui relie les deux principales villes du Cachemire : 300 kilos d'explosifs chargés dans une voiture piégée. Le kamikaze a foncé sur un convoi de bus. Au moins deux de ces véhicules ont été touchés par l'explosion. Ils transportaient des troupes de retour de permission. La revendication est arrviée très vite : signée de l'Armée de Mahomet, un groupe terroriste pakistanais placé sur liste noire par plusieurs pays occidentaux, qui a diffusé une vidéo posthume mettant en scène l'auteur présumé de l'attentat : un homme d'une trentaine d'années, présenté comme l'un des cadres de cette organisation. Dans la classe politique indienne, une avalanche de réactions dont celle du Premier ministre indien. Narendra Modi parle d'une attaque lâche et méprisable. Il assure que ces soldats ne seront pas morts en vain et que la nation toute entière se tient au côté de leurs familles. L'enquête commence, elle devra déterminer comment l'assaillant a pu se procurer sa charge explosive et échapper aux contrôles de sécurité dans cette province ultra-surveillée. »

AM : Vous entendiez la réaction de Narendra Modi, Jean-Yves Le Drian également a réagi. Le ministre français des affaires étrangères a condamné une attaque ignoble.

ZK : Vous écoutez RFI, il est 20 heures et 5 minutes à Londres, où se trouve le parlement britannique. Aujourd'hui, les députés ont rejeté une motion de Theresa May concernant le Brexit. 

AM : Une nouvelle défaite pour la première ministre britannique, à six semaines maintenant de la sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Les députés ont rejeté, par 303 voix contre 258, le texte dans lequel le gouvernement britannique exposait sa volonté de renégociation de l'accord de Brexit avec l'Union Européenne. Un nouveau signe de faiblesse de Theresa May, à un peu  plus d'un mois de l'échéance alors que l'incertitude et l'inquiétude sont reines dans le pays. À Belfast notamment, la capitale de l'Irlande du Nord. Sa frontière avec l'Irlande, et l'un des points qui pose problème. Reportage, Béatrice Leveillé.

« Les nord irlandais n’ont pas choisi de quitter l’union européenne, ils ont voté à 56% contre le Brexit, comme le compagnon de Sandra une française qui vit depuis 20 ans à Belfast. [transcription manquante] Une inquiétude largement partagée au sein de l’université, Will MacGary  enseignant à la Queens université : « Une large partie du personnel ici à la queens university comme dans toutes les universités britanniques vient de l’union européenne et le brexit a créé une incertitude pour des gens qui vivent ici et qui ont fondé des familles. Pire,  ils ne se savent plus s’ils sont les bienvenus. Et en Irlande du nord nous avons un problème en plus : la menace d’une frontière dure avec la république d’Irlande que fait peser le Brexit, c’est une menace qui pèse sur nous tous en Irlande du nord ». Dans cette région encore déchirée  il y a 20 ans par un conflit sanglant entre catholiques et protestants, le Brexit ravive les tensions. Béatrice leveillé, Belfast, RFI. »

ZK : La fin programmée d'un avion emblématique a été annoncée aujourd'hui. L'européen Airbus a fait savoir que la production de l'A380 allait être stoppée. 

AM : Il n'y aura plus de livraison à partir de 2021. L'A380, géant du ciel, entré en service en 2007, fruit de la collaboration entre 4 pays : France, Allemagne, Royaume-Uni et Espagne. Il était le plus gros avion civil jamais construit, mais il était aussi un échec commercial. Airbus a donc décidé de dire stop. Précisions, Dominique Baillard.

« Cela fait plusieurs mois que le sort de l'A380 est sur la sellette. Depuis que son principal client, Emirates, a fait comprendre qu'il voulait revoir sa commande à la baisse. Au lieu de 53 appareils la compagnie du Golfe n'en achètera finalement plus que 14, c'est officiel depuis ce matin. Et aucun gros acheteur n'est prêt à prendre le relais. L'A380 est une réussite technologique, mais il est trop cher, trop gourmand en carburant, et donc plus vraiment adapté aux besoins actuels du marché aérien. Airbus en tire les conséquences. Ses chaines d'assemblage s'arrêteront d'ici deux ans. Les 3000 employés concernés seront redéployés sur la production d'autres modèles commercialement plus performants. Cet arrêt socialement indolore est en revanche un gros coup porté à la réputation du groupe. L'appareil conçu pour tuer le Boeing 747 a échoué. Il va rejoindre le cimetière des éléphants blancs du constructeur européen où reposent le concorde ou la caravelle. Mais tout n'est pas perdu pour les actionnaires: l'arrêt de ce programme devenu un boulet devrait rendre la compagnie plus rentable. »

AM : Dans l'actualité économique également, le chômage est en baisse en France. C'est ce qu'on retient des chiffres publié par l'INSEE ce jeudi. Le chômage recule de 0,3 points au 4e trimestre de 2018. Il passe ainsi sous la barre des 9%. C'est ainsi que se termine ce journal en français facile, merci de l'avoir suivi. N'oubliez pas qu'il est à réécouter sur le site RFI savoirs avec un S. 

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