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Journal en français facile 05/06/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription.

Adrien Delgrange : À l'écoute de Radio France internationale, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Zephyrin Kouadio à mes côtés ce soir pour vous présenter le journal en français facile, bonsoir Zéphyrin

Zephyrin Kouadio : Bonsoir Adrien, bonsoir à toutes et à tous. Au sommaire de cette édition du 5 juin :

AD : Les célébrations du 75e anniversaire du Débarquement ont commencé ce mercredi dans le sud de l’Angleterre avant de se poursuivre demain en France.

ZK : La Thaïlande à la Une également de ce journal :

AD : Le chef de la junte militaire au pouvoir depuis le coup d'État de 2014, a été réélu ce soir au poste de Premier ministre.

ZK : Et puis dans l'actualité française :

AD : Elle décide de claquer la porte. La présidente de la région Île-de-France : Valérie Pécresse quitte le parti Les Républicains.

ZK : Enfin nous irons au Chili pour parler d'énergie. Les autorités ont décidé de fermer toutes les centrales à charbon d'ici 2040.

AD : Voilà pour les titres. Bienvenues à tous.

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ZK : Dans le sud de l'Angleterre, le coup d'envoi, aujourd’hui, des célébrations du 75e anniversaire du Débarquement.

AD : Des hommages, de l'émotion à travers les prises de paroles et des remerciements aux vétérans, les anciens soldats encore vivants qui ont libéré la France de l'occupation allemande. À Portsmouth, l'un des ports de départ vers les plages de Normandie, plusieurs dirigeants étaient présents aux côtés de 300 vétérans. Il y avait Donald Trump, Justin Trudeau, Emmanuel Macron, Angela Merkel ou encore Theresa May.

ZK : Et de côté de la Manche, en France, demain- le 6 juin - nous commémorerons les 75 ans du Débarquement des forces alliées en Normandie.

AD : Des centaines d'évènements sont prévus dans la région, mais aussi plus étonnants, des célébrations dans les trains entre Paris et Caen, avec un accueil spécifique réservé aux voyageurs dès la gare Saint-Lazare de Paris. Il y a des comédiens en tenue d'époque. Stéphane Geneste est monté à bord du « D-Day Express ».

Dans un train entre Paris et la Normandie, un drôle de spectacle se déroule au milieu des voyageurs. Les freins sont à peine desserrés, la locomotive et ses wagons quittent Paris, la représentation vient de commencer. Joseph porte l’uniforme d’état-major de l’armée américaine. Il lit des lettres de soldats. « « Croyez-moi, moi, qui vous parle en connaissance de cause, et vous dis que rien n’est perdu pour la France. » Ça été écrit la veille, ils étaient dans les bateaux. Ils étaient, ils étaient sur les quais, ils étaient en Angleterre. Et on entend même leurs accents. On entend leur douleur. On entend qu’ils parlent à leurs familles. Et eux, ils disent juste qu’ils se sentent seuls. Et c’était ça qui émane de ces lettres et qui est peut-être le plus, le plus impressionnant pour moi. » Les lectures sont séquencées par des chants. Robe noire et talons hauts, Nadine Coutant retrace tout le répertoire de l’époque. « Je me sens très concernée. Je suis très, très émue quand je chante ces chansons-là en fait. L’autre jour, on avait un vétéran avec nous de 95 ans, un Canadien. Et donc c’était extrêmement émouvant. Il a chanté des chansons, donc j’ai chanté avec lui. Enfin c’était très enrichissant. » Les passagers du train deviennent alors des spectateurs, comme Selima. Elle ne boude pas son plaisir. « Je trouve que les chansons, l’accordéon, ça ramenait dans le temps, donc c’était très beau. » Une fois le spectacle fini, le wagon transformé en salle de spectacle retrouve son calme, le temps d’arriver sur les plages du Débarquement.

AD : Reportage signé Stéphane Geneste.

 

Demain, la cérémonie débutera à 11h au cimetière américain de Colleville-sur-Mer dans le département du Calvados. Elle sera co-présidée par Emmanuel Macron et Donald Trump et près de 12 000 personnes devraient y assister.

Au Soudan, la répression du mouvement de contestation par les militaires au pouvoir a fait 101 morts, selon un dernier bilan annoncé mercredi, par un comité de médecins. Parmi les morts, 61 ont été comptabilisés dans les hôpitaux et 40 ont été retrouvés dans les eaux du Nil, selon ces médecins proches des manifestants, qui n'ont pas fourni plus de détails. Information qui sera détaillée dans votre édition d’Afrique soir à 22h30 TU.

ZK : RFI, il est 3h05 à Bangkok, en Thaïlande, où le Premier ministre et chef de la junte militaire, Prayut Chan-ocha, conserve son poste.

AD : Oriane Verdier nous a rejoints en studio pour nous en parler, bonsoir. Sans surprise, Prayuth Chan-ocha a été réélu par l'Assemblée nationale avec 500 voix contre 244, un résultat facilité par la nouvelle constitution thaïlandaise.

Depuis 2017, l'armée a la responsabilité de nommer les 250 sénateurs que compte l'Assemblée nationale. Ces voix-là étaient donc acquises au chef de la junte militaire au pouvoir en Thaïlande depuis le coup d'État de 2014. Prayuth Chan-ocha n’avait besoin que de 126 voix parmi les 500 députés pour conserver son poste de Premier ministre. Après deux mois d'intenses tractations, son parti a obtenu le ralliement de plusieurs mouvements conservateurs, dont le vieux parti démocrate. Une des figures de ce parti justement, l'ancien Premier ministre Abhisit Vejjajiva a créé l'évènement aujourd'hui en annonçant qu'il démissionnait de son poste de député afin de ne pas être amené à voter pour le général Prayuth Chan-ocha. Depuis les législatives du 24 mars, les premières organisées après le coup d'État, l'opposition dénonce de nombreuses fraudes et des manipulations de la part des militaires. Elle accuse également le Premier ministre sortant d'avoir échoué à réformer le royaume et réduire les inégalités. Mais pour certains, Prayuth Chan-ocha est perçu comme un gage de stabilité qui peut défendre un pays à l'histoire rongée par les crises politiques.

AD : Oriane Verdier dans votre journal en français facile.

ZK : Autres élections en Europe, au Danemark où les sociaux-démocrates en passe de remporter les législatives

AD : Le centre gauche emmené par le parti social-démocrate sera majoritaire au Parlement danois, d'après les premiers sondages sortis des urnes. L'alliance de centre gauche est créditée de 95 sièges sur les 179 que compte l'Assemblée danoise.

ZK : La politique en France, après la défaite des Républicains aux européennes, l'une des personnalités de la droite quitte le navire.

AD : Invitée ce soir de nos confrères de France2, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse a annoncé qu'elle quittait le parti.

Transcription non transmise.

AD : Valérie Pécresse, ce soir, sur le plateau de France 2. Réaction du patron des députés LR, Christian Jacob a jugé « totalement incompréhensible » sa décision.

Le Chili va fermer toutes ses centrales à charbon d'ici 2040. C'est ce qu'a annoncé son président, Sebastian Piñera.

ZK : Car si ces dernières années le Chili a développé les énergies renouvelables, notamment le solaire, 40% de son électricité provient toujours de centrales à charbon, très polluantes. À six mois de la COP25, la conférence de l'ONU pour le climat, qui se tiendra cette année à Santiago du Chili, le gouvernement a donc annoncé ce mardi un premier calendrier de fermeture des centrales les plus anciennes du pays. Précisions à Santiago de notre correspondante, Justine Fontaine.

Dans le grand parc de la banlieue de Santiago qui accueillera la COP25 en décembre, le président chilien Sebastian Piñera officialise l'accord signé entre gouvernement et entreprises propriétaires de centrales à charbon : « Au cours des cinq prochaines années, nous allons retirer du marché huit centrales à charbon, ce qui va réduire de 20% la part du charbon dans notre matrice énergétique. » Parmi les centrales qui fermeront très bientôt, des unités vieilles de près de 60 ans, qui appartiennent à la multinationale française Engie. Axel Levêque est le directeur d'Engie au Chili : « L’accord aujourd’hui prévoit la fermeture de quatre centrales d’Engie. Donc ça veut dire que 50% des centrales à charbon qui ont une date de fin de vie, ici au Chili, sont celles d’Engie. » Ces annonces sont pourtant très insuffisantes selon Sara Larrain, directrice d'une ONG qui milite pour la fin des centrales à charbon dans le pays : « C'est un problème global, mais aussi un problème de pollution au niveau local ici. Donc, annoncer que sur 28 centrales à charbon, ne seront fermées que les huit plus anciennes, cela m'indigne, c'est inacceptable ! » Pour elle, le Chili pourrait sans problème sortir du charbon dès 2030, avec des bénéfices importants pour la santé des riverains chiliens des centrales. Justine Fontaine, Santiago, RFI.

AD : Ainsi se referme ce journal à Santiago du Chili, il est 22h10.

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