Un scientifique analyse des prélèvements de sang pour étudier le virus Ebola.
Un scientifique analyse des prélèvements de sang pour étudier le virus Ebola.
Misha Hussain/REUTERS
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Sur cinq espèces de virus Ebola, quatre sévissent en Afrique

Les fièvres hémorragiques dues au virus Ebola, qui ont frappé depuis avril 2014 la Guinée, ont tué plus d’une centaine de personnes. L’inquiétude est grande d’autant que lors des dernières épidémies le virus frappait fort puis disparaissait.
根据 Michèle Diaz -

Le virus Ebola continue sa progression en créant la panique dans les populations des pays voisins de la Guinée, notamment la Sierra Leone et le Liberia. Pourtant, les spécialistes estiment que la propagation du virus était prévisible. Apparu dès 1976, il a provoqué deux épidémies successives et presque simultanées : la première au Zaïre (d’où le nom donné à cette souche du virus) devenu République démocratique du Congo ; et l’autre au Soudan. Chacune d’entre elles avait touché plus de 300 personnes. Durant les quinze années suivantes, le virus n’a plus fait parler de lui.

Chaque année, un pays d'Afrique centrale concerné

Puis il est réapparu en Côte d’Ivoire en 1994. Puis au Gabon et de nouveau en République démocratique du Congo, où l'épidémie de Kikwit avait été très médiatisée à l’époque. Depuis, le virus circule en permanence en forêt équatoriale et chaque année, un pays d’Afrique centrale est concerné par ces fièvres hémorragiques.

Pour les spécialistes, la présence de ce virus aujourd’hui n’est donc pas une surprise même s’il apparaît plus à l’ouest du continent. Cela signifie que son dynamisme est en pleine expansion, explique un spécialiste. Du coup, il est probable de le voir réapparaître périodiquement dans les années à venir.

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Cinq espèces de virus Ebola ont été recensées dans le monde. Il en existe une en Asie qui ne concerne pas l’homme et les quatre autres en Afrique dont celle qui sévit actuellement en Guinée et en Sierra Leone. L’espèce « Ebola-Zaïre » est celle qui a le taux de mortalité le plus fort, entre 60 et 90 %. Jusqu'à présent elle touche principalement l’Afrique centrale. Viennent ensuite l’espèce  « Côte d’Ivoire » pour laquelle un seul cas non mortel a été recensé dans la forêt Taï située à la frontière avec le Liberia, l’espèce  « Soudan » qui a également touché l’Ouganda mais moins mortelle que la « Zaïre », autour de 50 % de mortalité. Et enfin, une dernière espèce qui a concerné seulement l’Ouganda, beaucoup moins pathogène pour l’homme, avec un taux de mortalité d’environ 25 %.

Précautions à prendre notamment lors de rituels funéraires

Le possible contact avec un malade a provoqué la panique dans les lieux publics, quelquefois au-delà du scientifiquement probable. Mais il y a peu de risques de contamination dans les situations très quotidiennes comme prendre un taxi ou dans le cas d’un simple serrage de mains. Les cas de transmission recensés l’ont été le plus souvent lors de cérémonies au moment du lavage des morts par exemple. Là où les personnes d’une même famille parfois se sont occupées de leur parent en revêtant le défunt de nouveaux habits. C’est par les muqueuses que le virus se transmet, ainsi les draps et les vêtements souillés par du sang, des urines et des vomissements doivent être brûlés. Les maisons et autres effets doivent être désinfectés par de l’eau et du chlore – ou javel – de façon très minutieuse.

Enfin la chasse et la consommation de viande de gibier comme les singes et autres petits animaux possiblement contaminés par une morsure de chauves-souris – réservoir du virus Ebola – doivent être bannis jusqu’à nouvel ordre.

Voir la carte des cas d'Ebola réalisée par le VISOV (Volontaires internationaux en soutien aux opérations virtuelles)

发布时间 28/09/2015 - 更改时间 05/07/2019

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