Chili: la dictature d'Augusto Pinochet rebaptisée «régime militaire»
Augusto Pinochet dans son bureau à Santiago le 6 septembre 2000.
Getty Images
文章

Chili: la dictature d'Augusto Pinochet rebaptisée «régime militaire»

Pour désigner le régime d’Augusto Pinochet, au pouvoir au Chili de 1973 à 1990, les manuels scolaires doivent désormais remplacer le terme de « dictature militaire » par celui de « régime militaire ». Cette information, révélée par un site chilien, a été confirmée par Harald Beyer, le ministre de l’Education. La droite a majoritairement applaudi cette décision. L’opposition de centre gauche a, quant à elle, dénoncé une volonté de changer l’Histoire.
根据 RFI -

Avec notre correspondante à Santiago, Claire Martin

Les livres scolaires fournissaient déjà peu d’informations sur les années de dictature, entre 1973 et 1990. Il n’y a désormais même plus le mot « dictature ». A sa place, apparaît « un terme plus général », comme l’a expliqué le fraîchement nommé ministre de l’Education, Harald Beyer, le « régime militaire », un euphémisme communément employé par les gens de droite au Chili, qui élude plus de 3 200 morts et disparus et près de 38 000 victimes de torture sous Augusto Pinochet.

Guido Girardi est le président du Sénat chilien. Il explique les dessous de cette décision : « Il ya une intention de cacher les violations des droits humains, de blanchir une histoire dramatique avec le Chili parce que dans ce gouvernement, il y a de nombreuses personnes qui ont fait partie du gouvernement de Pinochet ».

Encore aujourd’hui, certains ministres, députés, sénateurs, sont d’anciens cadres de la dictature d’Augusto Pinochet. Dans des livres scolaires d’histoire, de sciences sociales et de littérature, disparaissent également de nombreux passages sur les violations des droits de l’homme subies par les Indiens mapuches du sud du Chili, sur les droits des femmes et des enfants également. Face au scandale, le ministère pourrait faire marche arrière.

发布时间 11/02/2016 - 更改时间 11/02/2016

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias