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Les smartphones seraient capables de détecter les premiers signes d'un tremblement de terre.
Les smartphones seraient capables de détecter les premiers signes d'un tremblement de terre.
路透社 / Reuters
Les capteurs de mouvements et de positionnement par satellite GPS dans les smartphones seraient suffisamment sensibles pour détecter les premiers signes d'un tremblement de terre, estiment des chercheurs américains. Les scientifiques préconisent de partager automatiquement ces données de détection sur les réseaux de la téléphonie mobile, afin de prévenir de l'imminence d’un séisme et sauver des vies.

02'07" - Première diffusion le 19/04/2015

Prévoir à l’avance la violence d’un séisme est rarement possible. Les grandes régions du globe où la terre tremble sont depuis longtemps étudiées et disposent de centres de surveillance ainsi que de réseaux d’alerte efficaces pour atténuer les effets ravageurs de ces catastrophes naturelles. Malheureusement, ces dispositifs sophistiqués et coûteux ne réussissent que partiellement à prévenir à temps les populations en danger. Le séisme dramatique survenu au Japon, le 11 mars 2011, a fait 18 000 victimes et détruit sur son passage de nombreuses infrastructures.
 
Depuis quelques années, les réseaux sociaux, notamment Twitter, complètent les systèmes d’alerte. Les smartphones sont également mis à contribution pour diffuser des messages d’urgence. Des chercheurs américains viennent de publier une étude (en anglais) qui démontre que les mobiles peuvent aussi être utilisés comme des balises de surveillance automatique. Ils feraient fonction de sismographes nomades, grâce à leurs capteurs de mouvements, qui déterminent par exemple si l’appareil est à l’horizontale ou à la verticale.
 
Ces informations sont combinées à celles du positionnement par satellite GPS qui équipent la plupart des smartphones. Un ensemble de données qui serait suffisant pour repérer l’épicentre et calculer l’amplitude d’un séisme de magnitude 7 minimum, selon les chercheurs. Les indications d’un seul appareil ne suffisent pas. Un réseau composé de milliers de mobiles sera nécessaire pour protéger par exemple la baie de San Francisco et constituerait le premier réseau « social » utilisant le GSM de la téléphonie sans fil, exclusivement réservé à des machines, dans ce cas précis à des smartphones !
 
Pour faire la différence entre un tremblement de terre et un téléphone qui malencontreusement tombe par terre ou serait transbahuté dans un train et une voiture, les chercheurs ont dû résoudre un problème de mathématiques. Si un smartphone et quatre autres, se trouvant à proximité, enregistrent un même déplacement, dans une direction identique et au même instant, le centre d’analyse conclut qu’il s’agit bien d’un tremblement de terre et sonne l’alerte sur tous les mobiles de la région.
 
Par ailleurs, les messages automatiques envoyés par le dispositif seront toujours plus rapides que la propagation des ondes sismiques, laissant à la population quelques secondes cruciales pour se mettre à l’abri. Les chercheurs comptent bientôt mettre en pratique leur théorie et développer une application qui transformera tous les smartphones de la planète en sismographe universel.

发布时间 21/09/2017 - 更改时间 13/10/2017 - 按作者Dominique Desaunay

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Un réseau de smartphones sismographes

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