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Journal en français facile 26/06/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue si vous nous rejoignez, le Journal en français facile, tout de suite sur la radio du monde et je vous le présente avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À la une de ce mercredi, le premier débat entre candidats démocrates aux États-Unis. Un débat divisé en deux vu le nombre record de prétendants. Tous n’attendent qu’une chose, faire la différence. En Syrie, les bombardements continuent à Idlib dans le nord-ouest du pays. En deux mois une vingtaine de centres médicaux ont été attaqués dans cette zone. La fin de l’enquête préliminaire sur l’incendie de Notre-Dame. La piste criminelle a été écartée par le parquet.

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SB : Un premier débat pour la primaire démocrate a lieu aujourd’hui aux États-Unis, plus précisément en Floride, à Miami. 20 des 24 candidats à être dans la course vont débattre entre ce soir et demain.

AM : La primaire démocrate va déterminer qui sera celui, ou celle, qui va affronter, l’actuel président Donald Trump lors des présidentielles de l’année prochaine. Ils sont 10 à s’affronter ce soir. Ils seront 10 demain. Parmi eux, certains ont déjà de l’avance dans les sondages. Mais tous ont un objectif aujourd’hui : se démarquer. Explications de notre envoyée spéciale Anne Corpet.

Oui jusqu’à présent les candidats ont évité de s’affronter mutuellement. Seul Joe Biden qui fait la course en tête a été critiqué par ses rivaux après une remarque sur les relations courtoises qu’il a entretenues avec des élus ségrégationnistes. Mais jusqu’ici le ton est resté très policé, et la majorité des prétendants se sont contentés de présenter leur programme, de collecter des fonds et surtout de conspuer Donald Trump. Ce soir, et pour la première fois, ils devront tenter de tirer leur épingle du jeu face à leurs concurrents. Il y a en tout 23 candidats à l’investiture démocrate, seule 20 d’entre eux ont été sélectionnés pour ces débats, en fonction de leur place dans les sondages et des sommes qu’ils ont réussi à lever pour leur campagne vous l’avez dit, ils ont été séparés en deux groupes. Ce soir c’est Élisabeth Warren qui occupera le devant de la scène. La sénatrice du Massachusetts, troisième dans les sondages, sera notamment entourée Cory Booker élu afro-Américain du New Jersey et de Beto O Rourke qui a échoué à reprendre un siège de sénateur aux Républicains dans le Texas, mais a fait sensation pendant la campagne des mid terms. Ces candidats sont relativement connus du grand public, ils chercheront à se démarquer, à créer l’événement. Pour les autres participants au débat, il s’agit surtout de capter la lumière, de susciter un intérêt suffisant pour pouvoir rester dans la course. Cela ne sera pas facile, chaque candidat n’aura en tout qu’environ huit minutes pour s’exprimer. Mais ce débat marque dans le camp démocrate la véritable entrée dans la campagne : les 20 prétendants ont encore un an pour se démarquer.

AM : Donald Trump, le président américain, s’est exprimé lui sur un autre sujet ce mercredi. S’il devait y avoir une guerre contre l’Iran, « elle ne durerait pas très longtemps » a-t-il déclaré « et je ne parle pas des troupes au sol » a ajouté le dirigeant tout en précisant ne pas espérer un tel conflit. D’après lui les dirigeants iraniens seraient, je le cite, « stupides » et « égoïstes » de ne pas chercher un accord. De son côté le président iranien Hassan Rohani a déclaré « que son pays ne cherchait la guerre avec personne, pas même les États-Unis ». Les tensions, toujours très présentes entre les deux pays, notamment concernant l’accord sur le nucléaire, que les États-Unis ont quitté en mai 2018.

SB : En Syrie les bombardements continuent sur la région d’Idlib, où sont retranchés les derniers groupes jihadistes de Tahrir al Sham, liés à Al Quaida.

AM : Selon une ONG la dernière attaque en date a entraîné la mort de deux secouristes et de sept civils. La population civile est aussi touchée. L’ONU dénonce notamment le bombardement des hôpitaux par la Russie, alliée au régime syrien. Hier soir au Conseil de sécurité des Nations Unies, le sujet a provoqué de vifs échanges entre les représentants de différents pays réunis. Murielle Paradon.

En deux mois une vingtaine de centres médicaux a été attaquée dans la région d’Idlib. Pourtant, ces structures donnent leur localisation précise aux acteurs du conflit pour être épargnées. Alors à quoi servent ces informations ? L’ONU pose la question. Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires. « La grande question est de savoir ce que les gens qui reçoivent les données de localisation des infrastructures médicales en font. J’ai écrit aux Russes pour leur demander comment ils utilisent ces informations ». En vidéo-conférence de Damas, Alexey Bakin, chef du Centre russe pour la réconciliation des belligérants, réagit vivement. « Nous démentons catégoriquement toutes ces supputations qui affirment que les forces gouvernementales mèneraient des frappes aveugles sur Idlib. Nous regrettons que les ONG anti-syriennes répandant de fausses informations, trompant ainsi la communauté internationale et protégeant de fait les terroristes de Hayat Tahrir al Sham ». La Syrie et son allié russe ne seraient donc pas responsables des frappes sur les CIVILS à Idlib ? L’ambassadeur de France à l’ONU François Delattre met en garde contre ces propos d’Alexey Bakin, chef du centre russe pour la réconciliation. « Le centre russe pour la réconciliation n’est ni un acteur humanitaire ni une agence onusienne. C’est une émanation du ministère russe de la Défense qui est une partie active au conflit et les informations qu’il donne doivent être prises comme telles ». La France critique envers la Russie, tout comme le Royaume-Uni. Les États-Unis eux appellent Moscou à faire davantage pour protéger les civils à Idlib.

SB : On parlait de Donald Trump qui s’est exprimé à propos de l’Iran aujourd’hui. Le président américain a aussi réagi à la photo d’un père et de sa fille, tous deux migrants, morts en tentant de rejoindre la rive américaine.

AM : « Cela me fait horreur », a réagi le président américain. Le migrant salvadorien et sa fille, décédés dans le Rio Grande au Mexique. Le cliché circule depuis quelques jours dans les médias et sur les réseaux sociaux. Donald Trump en a profité pour tacler ses adversaires démocrates qui veulent selon lui des frontières ouvertes, et cela veut dire des gens qui se noient, fin de citation.

AM : Au Venezuela, le gouvernement accuse la Colombie, le Chili et les États-Unis d’être responsables de ce qu’il appelle une tentative de coup d’État militaire ce mercredi. Un coup d’État qui prévoyait l’assassinat du président Nicolas Maduro, selon le ministre vénézuélien de la Communication, qui a ajouté que celle-ci avait été déjouée.

SB : Sur la méditerranée, 42 migrants qui eux sont bloqués à bord du navire humanitaire affrété par l’ONG allemande Sea Watch.

AM : Le bateau, qui se dirige vers le port italien de Lampedusa. Pourtant, mardi la Cour européenne des droits de l’homme avait refusé d’intervenir en urgence en Italie. L’Italie qui refuse de voir le navire accoster dans l’un de ses ports. « Je sais ce que je risque » a écrit la capitaine allemande du navire sur twitter, ajoutant « je les emmène en lieu sûr »Ruben Neugebauer est le porte parle de l’organisation Sea Watch. Il nous raconte l’entrée du Sea Watch sur les eaux italiennes. 

[Transcription manquante]

AM : Des propos recueillis par Camille Montagu.

SB : Deux mois après l’incendie de la cathédrale Notre- Dame de Paris, le parquet de Paris a clôt l’enquête préliminaire qu’il avait confiée à la brigade criminelle.

AM : Les images des flammes qui rongeaient le toit de Notre-Dame avaient fait le tour du monde et avaient suscité l’émotion, partout. Selon le rapport dévoilé aujourd’hui : ce serait bien, un accident qui a entraîné cet incendie. Plusieurs pistes sont évoquées comme celle d’un mauvais fonctionnement du système électrique ou d’une cigarette mal éteinte. La suite de l’enquête est maintenant entre les mains de trois magistrats instructeurs. Franck Alexandre.

Depuis le sinistre d’immenses tentes occupent le parvis de Natre Dame. Poutres noircies, fils électriques et même bouts de mégots extraits de la cathédrale ravagée par les flammes y sont minutieusement répertoriés. Parallèlement les enquêteurs de la Brigade Criminelle ont mené une centaine audition de témoins, notamment des ouvriers, des vigiles et des responsables des entreprises intervenant sur le chantier de rénovation qui était en cours sur l’édifice. Plus de 1000 feuillets de procédures, 96 scellés sont déjà venus étoffer le dossier et jusqu’ici dit le parquet, aucun élément ne permet d’accréditer l’hypothèse d’une origine criminelle de l’incendie. Néanmoins le procureur de Paris Rémi Heitz indique que des défaillances ont été mises en évidence. Ainsi, certains ouvriers œuvrant sur l’échafaudage surplombant le toit ont reconnu avoir fumé malgré l’interdiction. Par ailleurs, alors qu’ils étaient formellement proscrits, l’existence de dispositifs électriques a été mise en évidence sous les combles. L’information judiciaire prend désormais le relais de l’enquête préliminaire. Trois juges d’instruction ont désormais la lourde tâche de découvrir l’origine exacte de l’incendie, les investigations techniques, forcément complexes, pourraient durer des mois.

AM : RFI il est 22 heures 10 à Paris, deux heures de moins en temps universel.

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