#法语新闻用语

Journal en français facile 22/04/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : le Sri Lanka à la recherche des auteurs des attaques d’hier. Les attentats ont fait 290 morts dans des hôtels et des églises. Toujours aucune revendication. Les autorités accusent un groupe extrémiste peu connu.

SB : Les États-Unis décident de mettre une « pression maximale » sur l’Iran. Washington annonce de nouvelles sanctions qui vont toucher le pétrole de Téhéran.

RA : Et puis la Russie espère de nouvelles relations avec l’Ukraine. Moscou réagit à l’élection du comédien Volodymyr Zelensky à l’élection présidentielle en Ukraine. Rappelons que les deux pays sont en conflit.

------

SB : L’émotion au Sri Lanka au lendemain des pires attaques dans le pays depuis 10 ans

RA : Le bilan est de 290 morts et 500 blessés. On va rappeler ce qui s’est passé hier : des attaques à la bombe coordonnées c’est-à-dire quasiment en même temps qui se sont produites dans la capitale Colombo. Des hôtels et des églises prises pour cible, alors que se déroulait la messe de Pâques. Et la question de savoir qui est derrière ces attentats ? Ce soir toujours pas de revendication, le gouvernement accuse un petit groupe extrémiste, le NTJ, même s’il reconnaît s’interroger sur sa capacité à mener des attaques d’une telle ampleur. Du côté de l’enquête justement, les autorités sri-lankaises annoncent que 24 personnes ont été interpellées. Et puis des dizaines de détonateurs de bombe ont été découverts dans une gare de bus de Colombo. Dans la capitale où la communauté chrétienne est endeuillée après ces attaques. Notre envoyé spécial s’est rendu devant l’église Saint-Antoine, l’un des sites touchés par les attaques d’hier. Reportage Antoine Guinard.

Au Sri Lanka, la communauté chrétienne a été la plus touches par les attentats de dimanche, qui ont notamment frappé des églises bondées en pleine messe pascale. Aux Portes de l’église emblématique de Saint-Antoine à Colombo, la douleur était palpable pour les nombreuses victimes de ces explosions meurtrières. À deux pas de l’église Saint-Antoine, éventrée par l’explosion de dimanche qui a fait un carnage parmi les fidèles, une famille en pleurs vient dire un dernier adieu à une des victimes de l’attentat. La belle-sœur du défunt, une religieuse catholique vivant à l’étranger, est rentrée en urgence au Sri Lanka dimanche soir, après l’annonce de la tragédie, qui a fait le tour du monde, certaines que de nombreux membres de sa famille se trouvaient dans l’église pour la messe pascale. « J’étais à Rome, en Italie. J’ai réussi à prendre un billet d’avion, le dernier. Je voulais venir pour soutenir ma famille. Ça me fait du bien de voir mon beau-frère. Sinon je me serais toujours demandée comment il était, comment il est mort, et j’aurais été malheureuse ». La communauté chrétienne a été directement visée dans ces attentats meurtriers, inimaginables pour de nombreux Sri Lankais, qui s’était habitué à une paix durable après 26 ans de guerre civile. « Vous voyez comme c’est triste, je ne sais pas ce qui arrive à notre pays. On était en paix pendant neuf ans, je ne sais pas ce qui se passe… » La communauté chrétienne a appelé au calme et a l’unité après ces attentats perpétré par un groupuscule islamiste, consciente, comme une majorité de Sri Lankais du prix d’un retour à la violence intercommunautaire. Antoine Guinard, Colombo, RFI.

RA : Il faut rappeler que le Sri Lanka est un pays multi confessionnel, c’est-à-dire un pays où plusieurs religions sont représentées. Majoritairement bouddhiste. Mais les chrétiens représentent 7 % et les hindous et les musulmans 20 % à eux deux. Enfin, ce soir à minuit l’état d’urgence sera déclaré au Sri Lanka. Et à nouveau le couvre-feu c’est-à-dire l’interdiction de sortir de chez soi, car la tension reste très forte dans le pays.

SB : De nouvelles sanctions américaines contre l’Iran.

RA : Washington décide de mettre une « pression maximale » sur Téhéran et s’en prend donc à l’un des atouts de l’Iran : son pétrole. Les États-Unis annoncent en effet l’objectif zéro exportation de pétrole iranien. Et pour y parvenir, la Maison-Blanche décide de supprimer les exemptions concernant 8 pays dans ce domaine. Ces 8 pays ne pourront donc plus exporter le pétrole de Téhéran. Les explications de Claire Fages.

La presse américaine en faisait déjà part avant que la Maison-Blanche ne le confirme : les États-Unis mettent fin au régime d’exemption de six mois qu’ils avaient accordé à huit pays très dépendants du pétrole iranien. Au cours de cette période de grâce, l’Italie, la Grèce et Taiwan ont mis fin à leurs achats auprès de Téhéran. Le Japon et la Corée du Sud les ont réduits au minimum. Mais la Chine, l’Inde et la Turquie sont restées de très gros clients de l’Iran, ils s’exposent désormais aux sanctions américaines. Un régime de sanction encore plus sévère que celui qui avait été appliqué avant 2015 et l’accord sur le nucléaire avec Téhéran. L’objectif est d’exercer une pression maximale sur l’Iran, mais sans faire bondir inconsidérément les prix de l’essence aux États-Unis. Pour ce faire l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont engagés à remplacer les barils iraniens manquants, ce dont Donald Trump s’est déjà félicité.

RA : Mais la première conséquence qui s’est fait ressentir cet après-midi, c’est une augmentation des cours du pétrole. Enfin la réaction de l’Iran : les sanctions américaines sont « illégales dans leur principe même », peut-on lire dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

SB : En Ukraine de nombreuses questions au lendemain de l’élection présidentielle

RA : Le scrutin a été marqué par la nette victoire de Volodymyr Zelensky avec plus de 73 % des voix. Il s’agit d’un homme de 41 ans sans expérience politique puisque jusque-là il était comédien. Ce qui pose effectivement un certain nombre de questions sur sa capacité à gérer un pays en crise, d’autant plus qu’il va avancer sans majorité parlementaire. Mais cette victoire contre le sortant Pedro Porochenko est plutôt bien perçue à l’étranger. Encore ce lundi l’Union européenne a rappelé son attachement fort à l’Ukraine. Et surtout une réaction qui était très attendue, celle de la Russie. Moscou accueille cette élection avec prudence. La correspondance de Daniel Vallot.

La première réaction officielle est venue ce matin du Premier ministre russe Dmitri Medvedev : « il y a une chance d’amélioration de notre relation avec l’Ukraine » écrit le chef du gouvernement russe sur les réseaux sociaux. Dmitri Medevedv qui reste prudent cependant et qui affirme ne pas avoir « d’illusions » à propos du nouveau président ukrainien. Réaction prudente de Moscou, il faut dire que les autorités russes ne savent pas vraiment à quoi s’attendre avec Volodymyr Zelensky, le Kremlin espérait une défaite de Petro Porochenko, le président sortant, qui était considérée à Moscou comme un président va-t’en guerre et foncièrement hostile à la Russie. Mais le flou entretenu par Zelensky sur son programme, et son absence d’expérience politique et son profil atypique, sont autant de points d’interrogation pour les autorités russes. Le Kremlin qui souhaitait la défaite de Porochenko peut également s’inquiéter de l’image renvoyée par ce jeune président, élu à l’issue d’une campagne électorale haletante – un profil bien différent de celui de Vladimir Poutine- et un climat politique aux antipodes de celui qui règne actuellement en Russie. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : Et puis le Pérou qui bat un record.

RA : Un record national celui de la démocratie, c’est-à-dire un pays qui avance avec des élections, sans aucun coup d’État. Jamais depuis la création du Pérou au 19e siècle la démocratie n’avait duré aussi longtemps dans le pays. Depuis hier dimanche en effet elle est en place depuis 6724 jours. Cela représente un peu plus de 18 ans. Les explications avec notre correspondant dans la région Eric Samson.

Le précédent record datait du 19e siècle… Entre l’arrivée au pouvoir de Nicolas de Piérola le 8 septembre 1895 et le coup d’État d’Oscar Benavides le 4 février 1914, le Pérou a élu six présidents et vécu 6723 jours en démocratie, soit 18 ans, 4 mois et 25 jours… Ce fut l’époque de la république aristocratique… Que le pays ait dû attendre plus d’un siècle pour battre ce record est une bonne illustration de l’instabilité politique chronique dans cette région du monde. Après plusieurs gouvernements militaires, l’élection de Fernando Belaunde en 1980 a marqué le retour du Pérou à la démocratie jusqu’à l’auto coup d’État d’Alberto Fujimori en avril 1992 qui remettra les compteurs à 0. La dernière phase démocratique a débuté le 22 novembre 2000, avec l’arrivée au pouvoir du président provisionnel Valentin Paniagua qui a organisé l’élection d’Alejandro Toledo, suivi d’Alan Garcia, Ollanta Humala, Pedro Pablo Kuczynski et aujourd’hui Martin Vizcarra. Si elle a été longue, du moins sur l’échelle péruvienne, cette dernière période démocratique n’est pas vraiment exemplaire avec un ex-président en fuite, un en prison, deux accusés de corruption et un qui vient de se suicider, mais c’est une autre histoire. Eric Samson, Quito, RFI.

SB : Et puis un maillot du Paris Saint Germain qui s’est vendu comme des petits pains.

RA : comme des petits pains, cela veut dire très vite. Il s’agit d’un maillot spécial du club de football sur lequel a été dessinée la cathédrale Notre Dame de Paris, une semaine après l’incendie. 1000 exemplaires ont été mis à la vente et tout est parti en moins de 30 minutes. Le produit de la vente de ces maillots doit être reversé à des associations liées aux pompiers. Fin de ce Journal en français facile.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias