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Journal en français facile 14/04/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Clément Fraioli : À l’écoute de Radio France Internationale, il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Bonsoir, soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du journal en Français facile. Un journal que je présenterai en compagnie de Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Clément, bonsoir à tous !

CF : À la une, un gouvernement civil et un Premier ministre indépendant. C’est ce que réclament les Soudanais, trois jours après la chute d’Omar el-Béchir. Les manifestations continuent à Khartoum la capitale. Une situation suivie de près par les Soudanais de l’étranger.

SB : En Ukraine, la campagne pour le second tour de la présidentielle prend des allures de comédie. Aujourd’hui le président sortant Petro Porochenko avait prévu de débattre avec son adversaire. Mais ce dernier n’est tout simplement pas venu !

CF : Le Paris Saint Germain remportera-t-il son 8e titre de champion de France de Ligue 1 ce soir ? Les Parisiens affrontent Lille en ce moment. Il suffit d’un match nul pour que le PSG soit sacré. Nous serons en direct du stade Pierre Mauroy à Lille. Et puis en fin de journal nous retrouverons Yvan Amar et son « Expression de la semaine ».

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SB : Au Soudan, les meneurs de la contestation demandent le transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement civil.

CF : Un gouvernement mené par une figure « indépendante ». C’est ce qu’exige la SPA, l’Association des professionnels soudanais, à la tête de la mobilisation qui a entraîné la destitution, le départ, du président el-Béchir il y a trois jours. La SPA demande également qu’Omar el-Béchir soit jugé. En attendant, des milliers de Soudanais campent toujours devant le quartier général de l’armée à Khartoum la capitale. Des évènements suivis de près par les Soudanais de l’étranger, réfugiés politiques à travers le monde. Fatma vit à Paris depuis 15 ans. Elle a dû quitter son pays avec ses parents, militants de l’opposition. Elle se tient informée de ce qu’il se passe au Soudan, notamment grâce à Internet.

« C’est les réseaux sociaux. On suit les déclarations des amis, des militants. Toutes les déclarations, tout ce qu’il se passe au pays. Y a des images. » Vous avez des proches qui font partie du mouvement de contestation ? « Des amis oui. Oui, oui. Ils sont tellement dans l’idée de surmonter la peur, là y a rien qui les arrête en fait. C’est la motivation. Peut-être que nous de l’extérieur on a un peu plus de crainte sur ce qu’il va se passer, sur l’alternative au régime, etc. C’est ça qui nous inquiète en fait. Le régime s’est pas retiré, y a pas de chute du régime là pour l’instant. Moi personnellement mes craintes, c’est au niveau des intérêts des puissances étrangères. La France, les États-Unis, la Chine, la Russie aussi. On se demande en fait, quelle est la place en fait de ces puissances, qui ont pas l’air de réagir, qui protègent sûrement leurs intérêts. » On vous sent engagée, on vous sent militante, vous parlez de votre pays, et vous n’y êtes pas au moment où tout ça est en train de se dérouler. Comment est-ce que vous le vivez ? Est-ce que… « J’aimerais être là-bas ouais. J’aimerais là-bas, après c’est compliqué parce que dire j’ai envie d’être là-bas ça peut être oublier que les gens sont en train de se prendre des balles là-bas. »

CF : Un témoignage recueilli par Davic Baché.

SB : Et puis au Soudan on a appris il y a quelques instants qu’un nouveau chef des renseignements avait été nommé après la démission de Salah Gosh, considéré comme le superviseur de la répression des manifestations de ces derniers mois. Pas davantage de détails ni de nom. Et puis que le chargé d’affaires à Washington a été démis de ses fonctions. Chargé d’affaires et non pas ambassadeur, c’est le mot qu’avait utilisé le conseil militaire de transition. Le Soudan n’a pas d’ambassadeur aux États-Unis.

SB : Direction à présent l’Ukraine, où la campagne électorale de la présidentielle prend une tournure de plus en plus originale.

CF : Une semaine avant le second tour du 21 avril, les deux candidats se lancent des défis par vidéos interposées. Ils se livrent à des examens médicaux pour déterminer si l’un d’entre consomme trop d’alcool ou trop de drogue. Ou encore, ils s’invitent à des débats auxquels ils ne se rendent pas. Aujourd’hui, c’est le président sortant Petro Porochenko, en difficulté dans les sondages, qui avait convoqué un débat. Son opposant, le comédien Volodymyr Zelenskiy, n’est tout simplement pas venu, Sébastien Gobert.

À gauche, Petro Porochenko. À droite, un pupitre vide avec le nom de Volodymyr Zelenskiy. Et un constat affligé du journaliste Andriy Koulikov : « Ici un seul candidat au poste de président de l’Ukraine, au lieu de deux. » Pétro Porochenko fait mine de chercher son opposant dans la salle et improvise. Il a devant lui plus de 200 journalistes, et il transforme le débat manqué en conférence de presse de 45 minutes. Tout en sermonnant Volodymyr Zelenskiy. « Je voulais rappeler que les débats sont un élément essentiel de la campagne, très important pour la démocratie. » Plus de 3 millions d’Ukrainiens ont appelé à un débat d’entre-deux tours. Pétro Porochenko est un orateur aguerri, et cherche le plus d’occasions possible pour démontrer la prétendue incompétence du comique. Celui-ci assure qu’il veut débattre, mais une seule fois, le 19 avril. S’ensuit un jeu de course poursuite. Sur les réseaux sociaux, il donne lieu à des animations et des parodies. Pétro Porochenko lui-même s’en amuse, en reprenant une chanson célèbre : « Je suis venu et tu n’es pas là ». L’absurdité de la situation trahit la faiblesse du président, mais illustre aussi la problématique d’une campagne inédite : les Ukrainiens ne savent toujours pas les idées et l’essentiel du programme de Volodymyr Zelenskiy, qui pourrait les gouverner pendant au moins 5 ans. Sébastien Gobert, Kiev, RFI.

CF : Après trois mois de débat, voici venu le temps des annonces. Le président Emmanuel Macron s’exprimera demain, lundi. Une allocution, une prise de parole à 20h heure de Paris, pour présenter les premières mesures concrètes en réponse à la crise des gilets jaunes.

SB : En football, c’est peut-être le match du sacre pour le Paris Saint Germain.

CF : Les Parisiens se déplacent sur la pelouse de Lille, en fermeture de la 32e journée de Ligue 1. On retrouve tout de suite Martin Guez en direct du stade Pierre Mauroy à Lille. Martin, il suffit d’un nul aux Parisiens pour être champions de France de Ligue 1. Où en est-on alors que la première mi-temps s’est achevée il y a quelques minutes ?

Bonsoir Clément, bonsoir Sylvie ! Et bien il suffit d’un point, pour l’instant ce petit point de venir le chercher les Parisiens. Il y a 1 partout ici au grand stade de Lille à la mi-temps. 1 partout au terme d’une première très riche en rebondissements ! Et si Paris finit titré à la fin de cette rencontre on ne pourra vraiment pas dire que ça été de tout repos tant les Parisiens ont joué de malchance. Deux buts refusés pour hors-jeu, un but contre leur camp, et un carton rouge aussi pour le malheureux Juan Bernat, coupable d’un accrochage sur Nicolas Pépé l’Ivoirien qui partait seul au but. En dernier défenseur il l’accroche, pas penalty, mais coup franc et carton rouge pour Juan Bernat. Il y a également eu deux changements côté parisien, avec les blessures du capitaine Thiago Silva, remplace par Tilo Kehrer et la blessure du malheureux Thomas Meunier qui est sorti blessé lui aussi, remplacé par Diaby. Meunier qui a marqué, qui a ouvert le score bien malheureusement contre son camp dès la 7e minute de jeu. Mais Juan Bernat avait égalisé à la 10e. Deux joueurs blessés, et un joueur expulsé donc. On attend maintenant le retour des joueurs pour la deuxième période. Et on espère se régaler avec les espaces dans la défense parisienne. Et Paris qui tentera donc de conserver ce petit point pour décrocher un 8e sacre.

CF : Martin Guez en direct du stade Pierre Mauroy à Lille. Lille où il est 22h07. Et c’est l’heure de retrouver Yvan Amar et son « Expression de la semaine ». Et après Lille, on reste dans le Nord, puisqu’on s’intéresse à l’expression « Enfer du Nord ».

C’est aujourd’hui le jour du Paris-Roubaix, une course cycliste très connue très classique, qui a un surnom : on l’appelle l’Enfer du Nord. Pourquoi ? D’abord parce que Roubaix c’est dans le nord de la France, qui si on va de Paris à Roubaix on monte vers le Nord. Mais il y a une autre raison. C’est que cette course est très difficile. En particulier à cause des pavés. Les coureurs doivent affronter pendant une bonne partie du parcours une route pavée. Alors quand c’est pavé, ça saute, ça ralentit, c’est fatigant, c’est dangereux. Et pour toutes ces raisons, on appelle cette course l’Enfer du Nord. Est-ce que c’est uniquement pour ça ? Pourquoi l’Enfer quand même ? Et bien c’est que l’Enfer et les pavés, c’est une vieille histoire. Ils ont une vieille liaison. Une histoire commune à cause d’un proverbe célèbre, qui dit que “l’Enfer est pavé de bonnes intentions”. Alors c’est logique. Si l’Enfer est pavé, on peut se dire bah tout ce qui est pavé ça peut être qualifié d’enfer. Le retournement est un petit peu abusif, mais c’est souvent comme ça que ça se passe avec les mots. Et cette phrase de départ “l’Enfer est pavée de bonnes intentions”, c’est un proverbe assez récent en Français. On ne l’utilise que depuis le XIXe siècle, on l’a emprunté aux Anglais. Et il veut dire en gros que les volontés bienveillantes peuvent parfois avoir des conséquences extrêmement mauvaises, néfastes, négatives, perverties… Et plus généralement, cette phrase elle constate qu’on fait presque toujours le mal au nom du bien. On ne fait jamais le mal en le disant, en se vantant. Mais on va toujours trouver un raisonnement, un système d’idées, qui permet de mettre en place des actions cruelles, ou hostiles, ou négatives. On fait semblant de croire que c’est pour le bien commun. C’est pour ça qu’on dit que l’Enfer il est pavé, c’est-à-dire qu’il a été construit au départ, on a mis sur son sol des bonnes intentions.

CF : C’était Yvan Amar ! Et'est la fin de ce journal en Français facile, merci de l’avoir écouté et merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter. Cette édition, comme toutes les autres, est à retrouver sur le site de RFI Savoirs.

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