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Journal en français facile 13/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Donald Trump salue le bilan de Victor Orban. Le Président américain a reçu ce soir à la Maison-Blanche le Premier ministre de Hongrie, critiqué pour ses dérives nationalistes.

SB : De mystérieux actes de sabotage au large des Émirats arabes unis. Plusieurs bateaux auraient été endommagés. Indirectement, l’Iran est accusé.

RA : Y’aura-t-il un procès Julian Assange ? Cette perspective est possible après la Suède a décidé aujourd’hui de rouvrir l’enquête sur des accusations de viol de la part du fondateur de Wikileaks.

SB : Et puis nous terminerons ce journal en musique, avec la voix de Doris Day. La chanteuse et actrice américaine est décédée ce lundi à l’âge de 97 ans.

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SB : Une rencontre sous le feu des critiques : à moins de deux semaines des élections européennes, Donald Trump a reçu Victor Orban à la Maison-Blanche.

RA : Le Premier ministre hongrois connu pour son discours eurosceptique et ses dérives nationalistes, on parle de remise en cause de la liberté de la presse en Hongrie et de certains droits humains. Mais Victor Orban est un des rares dirigeants européens à ouvertement dire qu’il est admiratif de Donald Trump. Voilà pourquoi le Président américain l’a reçu, en grande pompe, c’est-à-dire avec les honneurs. Correspondance à Washington d’Anne Corpet.

« C’est un grand honneur de vous recevoir ici, vous êtes un homme très respecté, un peu controversé comme moi, mais cela n’est pas grave », a déclaré Donald Trump en recevant le Premier ministre hongrois. « Nous avons des approches similaires dans notre combat contre l’immigration illégale », a de son côté souligné Victor Orban. Cette proximité affichée va sans doute hérisser les démocrates : ils dénoncent la visite du Premier ministre hongrois, porteur selon eux de valeurs contraires à celles des États-Unis. Dans un courrier à la maison blanche les élus de la commission des affaires étrangères du sénat, issus des deux partis, ont pour leur part demandé à Donald Trump d’évoquer l’érosion de la démocratie en Hongrie devant son interlocuteur et alerté le président sur la menace que représente Victor Orban pour les intérêts américains en Europe. Du côté de la présidence, on fait savoir qu’il s’agit de contrer l’influence russe et chinoise sur l’Europe de l’Est. Ils entendent notamment manifester leur inquiétude au sujet du développement de la 5G chinoise en Hongrie. Les Américains espèrent aussi et surtout vendre des armes et du gaz naturel à la Hongrie. Pour Donald Trump, qui se targue d’être un excellent négociateur, l’essentiel est toujours de conclure des affaires et de ravir des parts de marché. Anne Corpet, Washington, RFI.

SB : Donald Trump qui met en garde l’Iran : « s’ils font quelque chose, ils vont souffrir énormément », affirme-t-il ce soir.

RA : Cette déclaration intervient à un moment particulier, déjà il y a le regain de tension avec l’Iran autour de l’accord sur le nucléaire. Et puis depuis hier Téhéran est indirectement accusé après de mystérieux actes de sabotage en mer. Des bateaux saoudiens et étrangers qui auraient été endommagés au large des Émirats. C’est ce qu’annoncent Abou Dabi et Riyad. L’Iran réagit en demandant l’ouverture d’une enquête. Kamal Kharrazi est le chef du Conseil stratégique des relations internationales d’Iran. 

« Cet évènement soulève beaucoup de questions et il est indispensable de mener une enquête pour savoir qui se cache derrière cette affaire. Il va de soi que dans le contexte actuel qui est très dangereux, que certaines personnes souhaitent créer des tensions supplémentaires afin qu’il y ait un conflit. Et c’est pour cela qu’il faut mener une enquête pour savoir ce qui s’est passé exactement. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pourrons faire des annonces en conséquence. Bien évidemment si quelqu’un agit contre nous prendrons également toutes les mesures nécessaires. »

RA : Kamal Kharrazi, chef du Conseil stratégique des relations internationales d’Iran. Propos recueillis par Sami Boukhelifa. Et à noter que Berlin et Londres ont fait part de leur inquiétude après ces tensions dans le Golfe.

SB : Un nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire Julian Assange.

RA : Julian Assange c’est le fondateur de Wikileaks. Il est accusé de viol en Suède son pays d’origine. Il y a deux ans les autorités décident de clore l’enquête, car Julian Assange vit à l’époque réfugié à Londres, à l’ambassade d’Équateur. Mais le mois dernier Julian Assange a été arrêté, et cela relance l’espoir de la plaignante de voir le fondateur de Wikileaks être jugé. Par Julian Assange qui est aussi menacé d’extradition aux États-Unis. La correspondance à Stockholm de Frédéric Faux.

La décision a été annoncée en fin de matinée à Stockholm. La procédure pour viol ouverte contre Julian Assange en 2010, puis classée en 2017 faute de pouvoir interroger le principal suspect, a été réouverte à la demande d’une des deux victimes. Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle l’avait rencontrée au cours d’une conférence à Stockholm. C’est une mauvaise nouvelle de plus pour Julian Assange, qui doit rendre des comptes à la justice dans plusieurs pays depuis qu’il a été expulsé de l’ambassade d’Équateur à Londres. Il s’y était réfugié en 2012 pour échapper, déjà, à une extradition vers la Suède. Depuis, le lanceur d’alerte a été condamné à cinquante semaines de prison par la justice britannique. Mais la plus grande menace qui pèse sur lui vient des États-Unis, où il pourrait être extradé pour avoir publié sur Wikileaks des millions de documents classés « secret-défense », relatifs notamment aux guerres d’Afghanistan et d’Irak. Julian Assange s’est dit prêt à collaborer avec la justice suédoise, mais a toujours nié les faits, affirmant que les deux femmes qui l’accusent étaient consentantes. Fréderic Faux, Stockholm, RFI.

RA : Et s’il y a un procès, celui-ci devra être rapidement mis en place, car en août 2020 les faits dont Julian Assange est accusé seront prescrits, c’est-à-dire qu’ils seront trop anciens pour être jugés.

SB : En France, la première journée du procès des époux Balkany.

RA : Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret commune située près de Paris, et Isabelle son épouse et première adjointe. Tous deux sont jugés depuis ce matin pour fraude fiscale et blanchiment, ils sont accusés d’avoir caché au fisc plus de 13 millions d’euros de patrimoine. Le procès s’est ouvert devant le tribunal correctionnel, mais sans Isabelle Balkany qui est hospitalisée après une tentative de suicide au début du mois. Pour cette raison un report du procès a été demandé, mais cette demande n’a pas été acceptée par le tribunal. Le procès se poursuivra donc demain. Le couple risque jusqu’à 10 ans de prison.

SB : Également en France, la compagnie aérienne Air France confirme son plan de restructuration.

RA : Ce sera le premier depuis que le Canadien Ben Smith a été nommé à la tête de l’entreprise il y a 9 mois. Et ce plan concerne 465 postes, mais la direction de la compagnie assure qu’il n’y aura aucun licenciement, uniquement des départs volontaires. Le détail avec Altin Alzaj.

Les réductions d’effectifs concernent les vols intérieurs d’Air France très concurrencés par le TGV et les autres compagnies à bas coût. Cette activité a perdu l’an dernier 189 millions d’euros, presque le double des pertes enregistrées en 2017. La direction prévoit de réduire l’activité de 15 % d’ici 2 ans. Mais c’est le personnel au sol sur ces escales intérieures qui devrait payer le plus lourd tribut. Toutefois, la direction assure qu’il n’y aura aucun licenciement sec. Les départs se feront sur la base du volontariat. Air France prévoit plusieurs modalités comme des aides au reclassement, des aides à la création d’entreprises ou des départs en préretraite. Cette annonce pourrait mettre en péril le fragile équilibre retrouvé au sein de la compagnie. L’arrivée de Ben Smith avait permis de tourner la page et de retrouver la paix sociale, après la signature en octobre dernier, d’un accord comprenant une hausse générale des salaires.

SB : Et puis c’est un tube que l’on entend, c’est-à-dire un morceau qui a connu un grand succès : « que sera, sera ». Son interprète, l’Américaine Doris Day est décédée ce lundi à l’âge de 97 ans.

RA : Ce tube a fait le lien entre les deux grands domaines de la carrière de Doris Day, à savoir la chanson et le cinéma. Cette chanson, Doris Day l’interprète dans un film d’Alfred Hitchcock, « L’homme qui en savait trop ». Au total Doris Day a joué dans une quarantaine de films, dont de nombreuses comédies musicales. 

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