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Journal en français facile 12/01/2018 20h00 GMT

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RFI
Transcription

 

Gilles Moreau : 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et tous, Sylvie Berruet est avec moi pour présenter votre Journal en français facile, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité, le dossier du nucléaire iranien et les sanctions américaines : pas de changement dans l'immédiat. Donald Trump va confirmer la levée des sanctions économiques tout en exigeant un renforcement de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

SB : Donald Trump au coeur d'une nouvelle polémique. Il a démenti avoir parlé de « pays de merde » à propos notamment d’Haïti, du Salvador et de pays d'Afrique, mais des témoins ont confirmé ces propos tenus par le président américain. Vous entendrez l'un d'eux dans un instant.

GM : Dans ce journal également, Angela Merkel devrait être reconduite à son poste de chancelière après l'accord de gouvernement conclu entre conservateurs et socio-démocrates en Allemagne.

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SB : Donald Trump a décidé de ne pas changer de politique à l'égard de l'Iran, en tout cas pas dans l'immédiat.

GM : Le président américain va confirmer la suspension des sanctions économiques qui avaient été levées dans le cadre de l'accord sur le nucléaire. Mais il prévient qu’il le fait pour la dernière fois si rien ne change. Il veut un renforcement de cet accord de 2015 dans un délai de 120 jours, sinon les États-Unis s'en retireront, fait savoir un haut responsable de l'administration américaine.

SB : Donald Trump visé par une nouvelle polémique.

GM : Accusé d’avoir tenu propos racistes, il a reconnu avoir tenu un discours musclé, mais sans parler de « pays de merde ». C’était lors d'une réunion sur l'immigration aux États-Unis. Selon des participants, le président a parlé des migrants issus de « pays de merde », pour qualifier Haïti, le Salvador et certains pays d'Afrique. Écoutons l'un de ces participants, le sénateur démocrate Dick Durbin :

Alors que le sénateur Graham faisait sa présentation, le président l'a interrompu à plusieurs reprises avec des questions, et au cours de ses commentaires il a dit des choses haineuses, ignobles et racistes. J'emploie ces mots sans hésiter. Je sais qu'il s'agit de termes très forts. Mais je crois que dans l'histoire de la Maison-Blanche, dans ce bureau ovale, aucun président n'a jamais utilisé les mots que j'ai personnellement entendus dans la bouche du président hier. Vous avez lu les articles dans la presse, je n'en ai lu aucun qui était inexact. Sans surprise le président a tweeté ce matin pour démentir avoir utilisé ces mots. Mais ce n'est pas vrai. Il a dit ces choses haineuses et il les a dites de manière répétée. Quand la question du sort des Haïtiens a été évoquée par exemple. Il a dit : « les Haïtiens ? Est-ce qu'on a besoin de plus d'Haïtiens ? » Et ensuite il a continué quand on a commencé à parler de l'immigration venue d'Afrique qui était protégée dans cet accord bilatéral. C'est là qu'il a utilisé ce commentaire vulgaire et ignoble en qualifiant les pays dont ils venaient de « trous à merde ». C'est le terme exact qu'il a employé, pas une fois, mais à plusieurs reprises.

GM : Le récit du sénateur démocrate Durbin, qui assistait à cette réunion sur l'immigration. Les propos rapportés de Donald Trump ont provoqué la colère des pays concernés : le gouvernement haïtien a dénoncé des propos « odieux et abjects ». Le gouvernement du Salvador a demandé « le respect ». L'Union africaine a déploré des remarques « blessantes ».

SB : Et alors que cette polémique se déchaînait aujourd'hui, le président américain rendait hommage à Martin Luther King, en ignorant les questions des journalistes sur cette fameuse réunion et ces propos racistes. Correspondance à Washington Anne Corpet :

« Monsieur le président êtes-vous raciste ? » la question a été posée à plusieurs reprises par la presse à l'issue du discours de Donald Trump. Mais le président n'a pas répondu. Dans son allocution, il a rendu hommage à l'héritage de Martin Luther King champion de la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains. Donald Trump a lu son discours et s'est bien gardé d'improviser comme il le fait régulièrement. Il a notamment déclaré : « Quels que soient notre couleur de peau et notre lieu de naissance, nous sommes tous égaux ». Mais cette tentative pour rectifier les propos injurieux tenus hier dans le bureau ovale ne suffira certainement pas à apaiser la polémique. Personne ne croit au vague démenti qu'il a publié sur Twitter, puisque ses propos ont été confirmés par un sénateur présent. Plusieurs élus républicains se disent profondément choqués. L'ambassadeur au Panama a annoncé sa démission officiellement pour raisons personnelles, mais selon l'agence Reuter elle serait liée aux termes employés par le président. Et c'est maintenant le silence des chefs de la majorité républicaine au sénat et à la chambre, qui est dénoncé avec vigueur : Mitch Mc Connell et Paul Ryan se trouvaient eux aussi dans le bureau ovale.

SB : Dans le reste de l’actualité, à nouveau des manifestations aujourd'hui en Tunisie. Environ 200 manifestants à Tunis, autant à Sfax.

GM : Des rassemblements toutefois beaucoup moins importants que ceux du début de semaine. Les manifestants, des jeunes pour la plupart, protestent contre la vie chère et le manque de perspectives. Selon les autorités, près de 780 personnes ont été arrêtées depuis lundi. L'ONG Amnesty International a appelé les forces de l'ordre à la retenue.

SB : Un accord de coalition a donc été trouvé en Allemagne entre les socio-démocrates et les conservateurs d'Angela Merkel.

GM : La chancelière devrait être reconduite à son poste de chef de gouvernement qu'elle occupe depuis 12 ans. Le renforcement de la zone euro est au coeur de l'accord conclu ce matin. Écoutons à ce propos les explications d'un spécialiste de l'Allemagne, Johann Chapouteau professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne :

« C’est une défaite en rase campagne des conservateurs chrétiens-socio bavarois, ils sont très attentifs à la souveraineté monétaire allemande et estiment que l’euro est un jeu de dupes où l’Allemagne a tout à perdre, ce qui est archi-faux, mais c’est une croyance nationaliste cultivée par les Bavarois. Maintenant la formulation de ce pré-accord qui est absolument liminaire reste très vague et il faudra voir très concrètement ce que ça va donner dans les négociations du véritable contrat de coalition. On sait que le renforcement de la coopération économique et monétaire est une préoccupation du SPD, que cette préoccupation entre en conflit avec la frange la plus conservatrice de la CDU et avec la CSU. Il faudra voir concrètement ce que cela donnera dans le contrat de coalition. »

GM : Johann Chapouteau interrogé par Béatrice Leveillé.

SB : Du lait pour bébés contaminé aux salmonelles : la crise autour du groupe Lactalis s'étend à l'Europe.

GM : Un cas a été signalé en Espagne, un autre est soupçonné en Grèce. En France, des "centaines" de parents de nourrissons ont porté plainte contre Lactalis, selon l'association qui défend les victimes. Ce matin, le patron du groupe a été convoqué par le ministre de l'Economie Bruno le Maire. A l'issue de la rencontre, le ministre a fait cette annonce :

« Lactalis reprendra tous les produits de lait infantile fabriqués sur le site de Craon, quelle que soit leur date de fabrication, dans tous les lieux de commercialisation, en particulier la grande distribution et les pharmacies. L’objectif de cette décision radicale est simple : éviter les retards, les difficultés dans le tri des lots et l’erreur humaine. Le président de Lactalis communiquera publiquement sur les causes de la contamination dès qu’elles seront établies. Lactalis fera ensuite tous investissements nécessaires sur le site de Craon pour garantir la sécurité sanitaire du site, et éviter que ne se reproduise une telle contamination. Les salariés concernés par la réduction d’activité et placés en situation de chômage technique seront indemnisés à 100 % par Lactalis de leur perte de rémunération. »

GM : le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire au micro de David Baché.

SB : Après avoir passé plus de 3 ans en détention ( en prison ) provisoire, Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue Copernic, à Paris, est maintenant libre.

GM : Les juges d'instruction chargés de l'enquête ont prononcé un non-lieu en faveur de ce ressortissant libano-canadien et ordonné sa libération immédiate. Ils ont estimé que les charges étaient insuffisantes. Même si le parquet a fait appel, il pourrait ne jamais y avoir de procès, près de 40 ans après cet attentat contre une synagogue qui avait fait 4 morts et une quarantaine de blessés.

SB : La chanteuse France Gall, décédée à l'âge de 70 ans, a été inhumée dans l'intimité, aujourd'hui au cimetière Montmartre, à Paris.

GM : Elle repose aux côtés de son époux Michel Berger et de leur fille Pauline. Seuls sa famille et ses amis proches étaient présents. Parmi eux, l'actrice Carole Bouquet, la chanteuse Jane Birkin et l'écrivain Jacques Attali. Plus loin, des centaines d'admirateurs de France Gall étaient regroupés à l'extérieur du cimetière. C’est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir à tous !

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