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Journal en français facile 08/03/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Adrien Delgrange : Merci à vous d’écouter RFI où que vous soyez sur la planète, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile, je suis accompagné par Sylvie Berruet pour vous le présenter. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Au sommaire de ce 8 mars.

SB : L’Algérie !

AD : Des centaines de milliers de manifestants sont une nouvelle fois manifestés à Alger, Oran, Tizi Ouzou, ou Constantine. Des Algériens qui protestent contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika.

SB : Toujours pas d’électricité dans une grande partie du Venezuela ! Les habitants commencent à s’inquiéter.

AD : Pour dénoncer les différences de salaires entre hommes et femmes.

SB : Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées aujourd’hui dans plusieurs villes de France, à l’occasion de la 42e Journée internationale pour les droits des femmes, reportage à suivre à Paris place de la République.

AD : Voilà pour les titres, soyez les bienvenus !

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SB : Ils étaient nombreux, très nombreux, des Algériennes et des Algériens, à se mobiliser aujourd’hui contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

AD : 3e vendredi consécutif de protestation et au vu des images diffusées notamment sur internet, le nombre de manifestants augmente de semaine en semaine. Pour l’instant, toujours dans le calme, les manifestants maintenant la pression sur le pouvoir. Les élections sont prévues dans un mois et une semaine en Algérie. Des manifestations ont eu lieu dans tout le pays. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé dans la capitale, parmi elles, beaucoup de femmes et d’enfant.

SB : À Jérusalem aujourd’hui des dizaines de milliers de Palestiniens se sont réunis sur l’Esplanade des Mosquées.

AD : Ils se sont rassemblés d’une part pour la prière du vendredi, d’autre part pour protester contre le gouvernement israélien. L’enjeu porte sur l’ouverture de salles de prières fermées depuis 16 ans sur décision de la justice israélienne. Les musulmans veulent marquer leur attachement au lieu. La mobilisation s’est déroulée dans le calme. Reportage à Jérusalem de Guilhem Delteil.

La prière du vendredi rassemble toutes les semaines des milliers de fidèles sur l’Esplanade des Mosquées. Mais cette fois-ci, l’enceinte était particulièrement pleine. Certains ont même prié à l’extérieur. Une mobilisation qui se voulait une mise en garde aux autorités israéliennes, assure Slimane Shkeraat, un habitant de Jérusalem. « La raison pour laquelle nous étions plus nombreux, c’est parce que le gouvernement israélien nous interdit de prier dans les salles de la Porte de la Miséricorde. Ils veulent mettre la main dessus. » La justice israélienne a demandé aux autorités religieuses musulmanes de refermer les salles situées Porte de la Miséricorde. Un recul inenvisageable pour les Palestiniens qui redécouvrent ce lieu, souligne Bilal Qabaha, venu d’une ville arabe israélienne dans le nord du pays. « On pensait qu’il y aurait des problèmes avec la Porte de la Miséricorde. La plupart sont venus pour voir la porte de la Miséricorde parce qu’elle était fermée depuis 16 ans. Tout le monde était curieux de la voir. » Pour Bilal Qabaha, il y avait deux fois plus de monde ce vendredi que la semaine dernière. Mais malgré quelques appels à manifester, les fidèles se sont dispersés dans le calme. Par crainte de violences de la part de la police israélienne, estime ce trentenaire. « Les gens ont compris comment l’occupation pense et ils préfèrent s’éloigner pour protéger leur vie. Même avec toute cette foule, il ne s’est rien passé. Personne n’a rien dit. » Quelques slogans ont tout de même été lancés, mais ils n’ont guère été repris par la foule plus affairée à rentrer chez elle ou faire quelques achats. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

AD : Et puis nous venons d’apprendre qu’un Palestinien a été tué cet après-midi par des tirs israéliens lors de manifestations le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, a indiqué le ministère de la Santé gazaoui.

SB : RFI 16H à Caracas. Voilà bientôt 24h que les Vénézuéliens sont privés d’électricité. 

AD : C’est une panne généralisée dans une grande majorité du pays, la capitale Caracas est aussi concernée par cette coupure d’électricité. Conséquences : les hôpitaux tentent, tant bien que mal, de trouver des génératrices pour assurer les soins des patients. Les frontières sont fermées, et les vols d’avion suspendus. Pour Nicolas Maduro, cette coupure d’électricité un acte de sabotage destiné à déstabiliser le pays. Et puis toujours dans l’actualité vénézuélienne nous apprenons que le ministre vénézuélien de l’Industrie a été inculpé il y a quelques heures à New York pour affaire de trafic de drogue. Le ministère américain de la Sécurité intérieure reproche à M. El Aissami d’avoir utilisé sa position de pouvoir pour s’engager dans le trafic international de drogue ». 

SB : La drogue nous en parlons également en Colombie. Oui ou non pour jeter des produits toxiques, des herbicides pour détruire les champs de coca, l’arbuste dont on tire la cocaïne ? 

AD : Il y a 4 ans, la Cour Constitutionnelle colombienne avait exigé la suspension de ce qu’on appelle des épandages sur les champs de coca. Ivan Duque, le président colombien, demande aujourd’hui aux magistrats de revenir sur cette décision. À Bogota pour RFI Marie-Eve Deteuf.

La Colombie est depuis 30 ans le premier producteur de cocaïne et un grand consommateur de glyphosate. C’est même un des rares pays au monde a avoir permis les épandages aériens de l’herbicide, sous la pression de. Washington. En 2015, La Cour constitutionnelle ordonnait la suspension des épandages, en invoquant le principe de précaution. Problème les cultures illicites sont depuis reparties à la hausse. Il y a avait 48 000 hectares de coca en 2012 il y en a 171 000 aujourd’hui. C’est l’argument d’Ivan Duque pour reprendre les épandages. Le président veut disposer de « tous les outils possibles » pour lutter contre la production de drogue qui est très mauvaise pour l’environnement. Sur ce point tout le monde est d’accord. Mais les experts pensent que les tonnes de glyphosate déversé dans les campagnes colombiennes n’ont jamais permis de venir à bout du problème. La guerre contre la drogue qui fait du paysan cultivateur de coca un ennemi est vouée à l’échec. C’est l’ancien président Juan Manuel Santos, Prix Nobel de la Paix, qui l’a dit.

SB : 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Des rassemblements aujourd’hui un peu partout dans le monde.

AD : Rassemblement également à Paris, place de la république à 15h40 exactement, une heure symbolique à laquelle les femmes ne sont plus payées en raison des différences de salaires avec les hommes. Simon Rozé y était.

Une grande banderole renomme la place de la république : place des sorcières. Un peu d’humour pour répondre à tous ceux qui voient dans l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Une atteinte à leur virilité. [...] Une évolution qui tarde pourtant à se concrétiser pour preuve l’actualité récente en France. [...]  « Sortir du patriarcat », c’est le mot d’ordre ce vendredi. À 16 ans, Alice Bérzi en fait déjà l’expérience. [...] 2019, c’est donc toujours de la faute des filles si les garçons ne savent pas se tenir. Ça désespère Annie Montclarc qui a entendu la conversation. À 88 ans, elle trouve que les choses n’évoluent pas assez vite. [...) Annie Montclarc reste optimiste, toujours. Les milliers de personnes réunies place des sorcières lui ont redonné le sourire. 

AD : C’est la fin de Journal en français facile.

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