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Journal en français facile 06/12/2017 20h00 GMT

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RFI
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Gilles Moreau : 20h en temps universel, 21h à Paris. Bonsoir à tous, voici votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité, la décision prise par Donald Trump de reconnaître « officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël ». À l'exception d'Israël, elle provoque une vague de condamnations au sein de la communauté internationale. Mamoud Abbas condamne. Pour le président de l'Autorité palestinienne, les États-Unis ne peuvent plus désormais jouer leur rôle de médiateur au Proche-Orient.

SB : En Russie, Vladimir Poutine bien parti pour se succéder à lui-même. Le président a annoncé qu'il se présenterait à l'élection présidentielle en mars prochain. Il devrait partir largement favori.

GM : Johnny Hallyday est mort. La France pleure une star nationale. Un chanteur dont la carrière de presque 60 ans a été jalonnée par des dizaines de tubes et plus de 100 millions de disques vendus.

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SB : C’était l'une de ses promesses de campagne. Il l'a tenue, mais au prix d'un concert de protestations à travers le monde.

GM : Le président américain Donald Trump a donc reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël. Anne Corpet vous êtes notre correspondante à Washington, avec cette déclaration Donald Trump rompt avec des décennies de diplomatie américaine. Il risque de mettre le feu aux poudres. Mais il assure vouloir relancer le processus de paix :

Donald Trump estime que rebattre les cartes de cette manière va permettre de relancer les négociations. Il a demandé le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, mais a précisé : cette décision ne signifie pas que nous renonçons à notre engagement en faveur de la paix et le président a notamment ajouté « nous ne prenons pas parti sur les frontières spécifiques de la souveraineté d’Israël à Jérusalem. » Avec cette décision, le président considère qu’il ne fait que reconnaître la réalité du terrain, puisque, a-t-il fait valoir, toutes les principales institutions israéliennes siègent à Jérusalem et que depuis des décennies les présidents américains vont dans la ville sainte pour rencontrer les autorités de ce pays. Dans son discours, Donald Trump a par ailleurs rappelé l’attachement des États-Unis à une solution à deux États « si les parties sont d’accord » et a demandé le maintien du statu quo sur les lieux saints de Jérusalem. Le président américain n’ignore pas cependant que sa déclaration peut entraîner une vague de violences. Il a d’ailleurs appelé au calme et à la modération. Et dans un communiqué publié juste après la déclaration de Donald Trump, le département d’État annonce pour sa part qu’il va, comme le lui a demandé la Maison-Blanche, entamer les procédures pour le transfert de l’ambassade. Mais il précise : la sécurité des Américains est notre première priorité et nous avons pris des mesures pour protéger ceux qui vivent dans les régions concernées. Une manière d’acter le potentiel danger que recèle la déclaration présidentielle.

GM : Cette reconnaissance américaine est violemment rejetée par les dirigeants palestiniens, qui revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de l'État qu'ils réclament. Pour le président Mamoud Abbas, les États-Unis « sapent délibérément tous les efforts de paix ». Parmi les autres réactions, celle d'Israël. Le Premier Benjamin Netanyahu salue un « jour historique ». Mais pour le reste, les condamnations sont nombreuses : décision « regrettable » pour Emmanuel Macron. « Irresponsable » aux yeux de la Turquie. La Jordanie dénonce une violation du droit international. Et le mouvement palestinien Hamas considère que la décision de Donald Trump « ouvre les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région ».

SB : En Russie, Vladimir Poutine en route vers un nouveau mandat. Comme on pouvait s'y attendre, le président a annoncé qu'il se présenterait à l'élection présidentielle de mars prochain.

GM : ll devrait partir largement favori.Vladimir Poutine est aux commandes de son pays depuis 17 ans. En cas de réélection, il restera au pouvoir au moins jusqu'en 2024. Correspondance à Moscou de Daniel Vallot :

L'annonce très brève et savamment mise en scène ne dure que quelques minutes. « J'annonce ma candidature au poste de président de la Fédération de Russie. » se contente de déclarer Vladimir Poutine, aussitôt acclamé par les ouvriers réunis devant lui. Vladimir Poutine qui va donc être candidat pour un scrutin qui semble joué d'avance. Son principal adversaire Alexei Navalny n'aura pas le droit sauf coup de théâtre de se présenter face à Vladimir Poutine, en raison d'une condamnation pour détournement de fonds. Ses autres adversaires n'ont a priori aucune chance de l'emporter face à un président qui reste très populaire. Vladimir Poutine est considéré par une large majorité de la population russe comme l'homme de la stabilité, et d'une puissance retrouvée sur la scène internationale. Ses détracteurs ont beau lui reprocher le recul des libertés publiques, et une politique extérieure qui provoqué les sanctions économiques, en mars 2018, il est à peu près sûr de sa victoire, et cela dès le premier tour.

GM : Dans l'opposition. Le principal opposant Alexeï Navalny a ironisé sur la longévité politique du président ( il s'est un peu moqué ) : « À mon avis, c'est beaucoup. Je propose de nous y opposer. » a-t-il déclaré sur Twitter.

SB : Vladimir Poutine, toujours lui, a réagi à la décision prise par le Comité international olympique de suspendre la Russie aux prochains Jeux d'hiver, en Corée du Sud.

GM : Le président joue l'apaisement ( il n'entend pas aggraver la situation). La Russie ne boycottera pas ces jeux d'hiver et « n'empêchera pas » les sportifs russes qui le souhaitent d'y participer, en portant les couleurs olympiques.

SB : Venons-en à cet autre grand titre dans l'actualité du jour : la mort de Johnny Hallyday.

GM : La France est en deuil après le décès de sa star nationale... « L'idole des jeunes », le chanteur dont la carrière aura duré presque 60 ans, jalonnée par des dizaines de tubes et plus de 100 millions de disques vendus. Johnny Hallyday a succombé à un cancer du poumon à l'âge de 74 ans. Il se sera battu jusqu'au bout contre la maladie. Y compris montant sur scène l'été dernier avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour la tournée des Vieilles Canailles. Il semblait alors porté par l'énergie de son public. Écoutons d'ailleurs Johnny Hallyday sur ce qu'il ressentait sur scène, le fameux trac. Interrogé en 2003, il venait de fêter ses 60 ans :

Je sais que ça va être épouvantable. Je vais avoir un trac pas possible. Alors c’est vrai qu’après une demi-heure sur scène ça passe . Ce n’est pas le trac d’être mauvais ou de mal faire son métier, c’est le trac de l’incertitude, de ne pas savoir. Malgré tout on ne s’habitue pas, ça fait toujours un choc. C’est vrai que quand on monte sur scène avec 80 000 personnes devant… Ça enlève le trac d’ailleurs, j’avoue. Parce que bizarrement, en ce qui me concerne, j’ai moins le trac quand je vois 50 000 ou 80 000 personnes devant moi que quand je rentre dans une salle avec 200 personnes. C’est complètement dingue ce que je vais dire, mais on a plus l’impression d’être observé quand il y en a 200 que quand il y en a 80 0000 ! Vous voyez ce que je veux dire ? C’est une question de timidité aussi. C’est incompréhensible, mais comme ça que je perçois les choses, en tout cas.

SB : Johnny Hallyday dans un enregistrement qui date de 2003. Le chanteur est décédé la nuit dernière dans sa maison de Marnes-la-Coquette, près de Paris.

GM : Marnes-la-Coquette où s' est rendue aujourd'hui Brigitte Macron, l'épouse du président. On a également vu sur place de très nombreux journalistes et des fans en deuil à l'image de cet admirateur, Patrick. Stéphane Lagarde l'a interrogé sur ses tout premiers souvenirs :

« Oh mon Dieu ! Je devais avoir 12 ou 13 ans, quand j’étais très très jeune. C’est vraiment une grande perte, franchement… Quand ça ne va pas, je le mets à fond chez moi. D’ailleurs je m’ excuse auprès des voisins parce que forcément… Quelquefois ça les dérange, mais voilà je n’y peux rien ça me calme … « Je te promets le sel au baiser de ma bouche … pour que tes nuits soient douces ! … »

GM : Patrick, 59 ans, l'un des très nombreux admirateurs, en deuil ce soir.

SB : Emmanuel Macron est en Algérie, sa première visite dans ce pays depuis qu'il est président français.

GM : Dès son arrivée, il s'est adressé en particulier aux jeunes. « C'est une page d'avenir que je viens ouvrir avec la nouvelle génération », a-t-il dit à Alger. Emmanuel Macron, qui n'a pas connu la période de la colonisation, s'est présenté en ami de l'Algérie. Il refuse d'être un « otage du passé douloureux » entre la France et son ancienne colonie.

SB : Dans l'enquête sur les activités du groupe Lafarge en Syrie, trois responsables, dont l'ancien président directeur général Bruno Lafont ont été placés en garde à vue.

GM : Ils sont interrogés près de Paris dans les locaux des douanes judiciaires. Ces dirigeants pourraient être mis en examen (inculpés). Pour pouvoir continuer à faire tourner son usine dans le nord de la Syrie, Lafarge aurait contribué au financement de groupes djihadistes, notamment le groupe État islamique. Football, en Ligue des champions la fin de la phase de poules. Monaco, déjà éliminé, joue pour l'honneur ce soir à Porto. C’est la fin de votre Journal en français facile à réécouter sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir !

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Journal en français facile 06/12/2017 20h00 GMT

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