Thomas Pesquet, à bord de la Station spatiale internationale.
Thomas Pesquet, à bord de la Station spatiale internationale.
ESA/NASA
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Journal de bord de Thomas Pesquet: de l’expédition 50 à l’expédition 51

L'astronaute Thomas Pesquet a décollé pour l'espace le 17 novembre 2016 et a rejoint la Station spatiale internationale (ISS) deux jours après. Son quotidien est consacré en très grande partie à la science. Durant les six mois de sa mission Proxima, il doit réaliser plus d'une centaine d'expériences. Tous les mois, Thomas Pesquet raconte à RFI sa vie en apesanteur et pour l'occasion Radio France Internationale devient Radio France Interplanétaire ! Voici le quatrième volet du journal de bord de Thomas Pesquet qui va bientôt découvrir de nouveaux collègues en orbite.
Par Simon Rozé -

Radio France Interplanétaire,

Ils sont six à vivre en permanence en orbite autour de la Terre à bord de la Station spatiale internationale. L’équipage est renouvelé par moitié tous les trois mois. Début avril, les Russes Sergueï Ryjikov et Andreï Borisenko retourneront sur Terre, avec l’américain Shane Kimbrough. Cela marquera la fin de la 50e expédition vers l’ISS, que commande justement l’américain.

Il va donc passer la main à une autre américaine : Peggy Whitson, qui est arrivée en novembre, en même temps que Thomas Pesquet et Oleg Novitski. Cela va donner lieu à une petite cérémonie. « On va d’abord préparer le départ de Shane, Sergueï et Andreï », explique Thomas Pesquet à RFI. « Il y aura ensuite une cérémonie de passation de pouvoir, au cours de laquelle chacun est amené à dire un petit mot. Ce sera ensuite Peggy Whitson qui deviendra commandante de la Station. Dans la pratique, cela ne changera pas énormément, c’est elle qui échangera avec le centre de contrôle de Houston lorsqu’il y aura des décisions à prendre qui concernent tout l’équipage », précise-t-il. « Cela consiste surtout à suivre de plus près la logistique ».

Mais ce changement de commandement ne devrait pas bousculer les habitudes là-haut : « Shane et Peggy ont un peu le même type de "leadership" ». Pour l’astronaute français, le véritable moment fort sera quand il faudra dire au revoir à ceux avec qui il a vécu depuis le mois de novembre. « On va dire au revoir à Shane, Sergueï et Andreï, on va fermer le sas… ce sera forcément un moment un peu spécial, depuis qu’on est là, ils ont toujours été avec nous ! ».

Plus que trois à bord de l'ISS

Les jours qui vont suivre seront d’autant plus étranges qu’après ce départ, Thomas Pesquet, Peggy Whitson et Oleg Novitsky ne seront plus que trois à bord, en attendant que le nouvel équipage arrive. « Cela va durer une semaine ou deux », explique le Français. « Ça va être un peu étrange d’avoir une station aussi grande pour nous trois. Puis on accueillera Jack Fisher et Fiodor Yurchikhin. » Thomas Pesquet ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme : « Ce sera marrant, on n’a pas vu de nouvelles personnes depuis des mois ! L’arrivée d’un nouvel équipage dans la Station spatiale, c’est toujours un événement. »

D’autant plus que la personnalité de ces nouveaux collègues devrait rappeler quelques souvenirs : « Jack, c’est son premier vol, il est de la même promotion que moi, je vais me revoir en arrivant… Il va avoir un grand sourire toute la journée ! Il faudra lui expliquer comment tout fonctionne, parce que comme moi quand je suis arrivé, il ne saura pas grand-chose… Ça va être vraiment sympa ! On va passer un mois et demi avec eux, et ce sera ensuite à nous de redescendre. » Un retour sur Terre prévu pour le 2 juin.

Si l’on compte bien, ils seront donc seulement cinq à vivre dans la Station ces prochains mois. C’est en effet une décision de Roscosmos. L’agence spatiale russe a décidé de n’envoyer que deux cosmonautes, un choix qui a avant tout été fait pour des raisons financières : en effet, moins de monde en orbite implique moins de missions de ravitaillement. Mais cette réduction d’effectif n’inquiète pas non plus Thomas Pesquet : « Dans la journée, on travaille la plupart du temps tous les trois avec Shane et Peggy. Là, on sera toujours trois avec Jack et Peggy. Côté russe, ce sera un peu plus tranquille. C’est vrai que quand on ira travailler là-bas, ou quand eux viendront travailler de notre côté, ce sera peut-être un peu plus calme. On va s’adapter et on fera en sorte de produire le même volume de résultat à cinq qu’à six. »

Effectif réduit

Ce sera en effet là l’enjeu, car il faudra toujours réaliser autant d’expériences scientifiques, mais avec un effectif amputé d’une personne. « Le problème, c’est que la maintenance de la Station nous prend du temps. Quand on est six, on répartit cette charge sur plus de gens qu’à cinq. Evidemment, on espère que ça ne changera pas grand-chose sur les résultats scientifiques, mais d’après les calculs, le chiffre critique c’est trois. Quand on est trois, on a du mal à tout faire à la fois. Donc là, de six à cinq, on ne devrait pas voir la différence. »

A propos de maintenance de la Station, Thomas Pesquet devrait réaliser deux nouvelles sorties en scaphandre, après celle du mois de janvier. Prévues pour fin mars, début avril, il s’agira de travailler sur le système électrique de l’ISS, ainsi que sur certaines expériences qui sont installées à l’extérieur. Bien sûr, Thomas Pesquet nous racontera tout ça dans son prochain journal de bord !

Publicado em 01/06/2017 - Modificado em 15/06/2017

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