ExoMars: l’atterrisseur Schiaparelli entame sa descente vers la planète rouge
Illustration représentant la sonde TGO à l'approche de Mars.
D. Ducros / EUROPEAN SPACE AGENCY / AFP
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ExoMars: l’atterrisseur Schiaparelli entame sa descente vers la planète rouge

L'atterrisseur Schiaparelli s’est séparé le dimanche 16 octobre de la sonde TGO et a entamé une descente vers Mars où il doit chercher des traces de vie.
بحسب RFI -

Il lui reste « seulement » un million de kilomètres à parcourir. Après un voyage de sept mois, l'atterrisseur Schiaparelli s'est séparé de la sonde TGO (Trace Gas Orbiter) à 14h40 TU ce dimanche 16 octobre. Il devrait se poser sur Mars mercredi, alors que la sonde tentera de se mettre en orbite autour de la planète rouge.

L'enjeu est de taille : l'Europe veut montrer qu'elle est capable de poser un engin sur Mars. La première tentative en 2003 s'était soldée par un échec. A l’époque, la sonde Mars Express y avait largué un mini-atterrisseur, Beagle 2, qui n’avait jamais donné signe de vie. Depuis, les Américains ont relevé ce défi à plusieurs reprises, notamment en 2004, avec le robot Opportunity, et en 2012, avec Curiosity.

Une première étape

Le grand plongeon de Schiaparelli est la première étape d’ExoMars, une mission européano-russe dont l’objectif est de rechercher des traces de vie passée et actuelle sur Mars. Ainsi, si tout se passe bien, la sonde TGO devra, dès 2018, se mettre en quête d'indices. Pour cela, elle scrutera l'atmosphère, à la recherche de méthane. Dans un second temps, en 2020, l’Europe et la Russie enverront un robot qui effectuera des forages pour tenter de retrouver des traces d’une vie bactérienne. A plus long terme, cet atterrissage pourrait servir de test pour de futures missions habitées sur Mars, l'un des plus grands défis actuels de l'astronautique.

Mais atterrir sur Mars n’est pas chose aisée. La descente de Schiaparelli – nommé ainsi en hommage à Giovanni Schiaparelli, un astronome italien du XIXe siècle – pourrait être compliquée par la météo et les tempêtes de poussières.

Un plongeon à 21 000 km/h

TGO et Schiaparelli ont déjà parcouru près de 500 millions de kilomètres depuis leur lancement en mars dernier de la base de Baïkonour, au Kazakhstan. D'un diamètre de 2m40, Schiaparelli est une capsule de 577 kilos équipée d’une petite station météo qui doit mesurer la pression, la température, la vitesse du vent, ainsi que les champs électriques à la surface de la planète rouge.

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L’atterrisseur doit pénétrer dans l’atmosphère martienne mercredi à 14h42 TU (16h42 heure de Paris) à une vitesse de 21 000 km/h. Son bouclier thermique le protégera de la chaleur provoquée par le contact avec l’atmosphère et le ralentira. A 11 km de la surface du sol, sa vitesse sera ainsi descendue à 1 650 km/h. Un parachute sera alors déployé pour le freiner davantage, et à 1 km, neuf rétrofusées seront activées pour réduire encore l’allure à 10 km/h. L’impact final sera amorti par la structure écrasable de Schiaparelli. L’appareil sera déjà au travail depuis un plus d’une heure grâce à ses capteurs qui auront enregistré toute une série de données. Sa vie sera ensuite de courte durée : sa batterie non rechargeable ne lui accordera que deux à huit jours d’autonomie.

(Avec AFP)

النشر بتاريخ 18/10/2016 - التعديل بتاريخ 18/10/2016

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