Alzheimer : la progression de la maladie défie les chercheurs
Hémisphère d'un cerveau atteint d'Alzheimer.
Denis Balibouse/Reuters
مقالة

Alzheimer: la progression de la maladie défie les chercheurs

Du 17 au 22 juillet 2011, la Conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer réunit à Paris, plusieurs milliers de spécialistes qui partageront les résultats des dernières études sur la maladie et sur les démences associées.
بحسب Michèle Diaz -

 Parmi les facteurs environnementaux de la maladie, il y a l’âge bien sûr, mais les risques vasculaires, le tabac, l’obésité, l’hypertension, la sédentarité favorisent l’apparition de la maladie et si, dans l’idéal, ils étaient supprimés, sa fréquence pourrait réduire de moitié.

Philippe Amouyel, Professeur d’épidémiologie, directeur de la Fondation plan Alzheimer (00:42)

Le nombre de personnes atteints par la maladie d’Alzheimer continue de croître : il est passé en deux ans de 25 à 35 millions et pourrait encore doubler d’ici 2030. Avec le vieillissement de la population, ces pathologies deviennent un véritable enjeu de santé publique à travers le monde.

Risque de chute

Parmi les résultats présentés à l’occasion de cette réunion internationale, une étude américaine a montré que les chutes étaient beaucoup plus courantes chez des personnes présentant des signes biologiques de la maladie d'Alzheimer, avant même l’apparition des symptômes : un risque plus de deux fois et demie supérieur que chez d’autres individus.

Mieux diagnostiquer la maladie pour, à terme, prévenir et guérir cette pathologie est un enjeu qui concerne l'humanité même de notre société.

Alzheimer : le défi du XXIe siècle (01:03)

Chez certains, les changements qui affectent la marche et l’équilibre surviennent avant la détérioration des fonctions cognitives. Des comportements qui peuvent être des signes précurseurs - chez une personne âgée qui n’est pas par ailleurs prédisposée à tomber - d’une maladie dont le diagnostic est souvent fait très tard et pour laquelle il n’existe aucun médicament.

Troubles cognitifs et démence

Les lésions cérébrales traumatiques augmenteraient le risque de troubles cognitifs et de démence. Lors de cette conférence, d’autres travaux ont montré que les vétérans, atteints d’une lésion cérébrale, développaient deux fois plus souvent une démence – plus de 15% contre près de 7% – chez ceux qui ne l’étaient pas. Un constat qui fait craindre un risque, encore non confirmé, quant aux conséquences à long terme sur des vétérans plus jeunes. Les chercheurs se posent également la question à propos des victimes de chutes ou d’accidents de la circulation pour qui le traumatisme cranio-encéphalique est courant.

Les joueurs de football américain, sujets à risque

Le plan Alzheimer (1) a permis d'accélérer la recherche et la mise en évidence de facteurs favorables au développement de la maladie.

Le plan Alzheimer (00:33)

Une autre étude, conduite sur d’anciens joueurs de football américain, a révélé que certains d’entre eux connaissaient des problèmes et que plus d’un tiers pourraient être atteints de démence. Selon le dernier rapport de l’Association Alzheimer, 13% des Américains âgés de 65 ans et plus sont atteints de la maladie. Une série de résultats qui, après une étude plus affinée, et une comparaison faite avec d’autres sportifs souffrant de troubles de la mémoire et du langage, permettrait de dire que les traumatismes crâniens à répétition, subis durant plusieurs années, pourraient entraîner des maladies neurodégénératives liées à l’âge, plus précocement.

 

(1) Mise à jour 01/08/2018. Le plan national maladies neurodégénératives 2014-2019 a succédé au plan Alzheimer de 2008-2012. Cliquer ici pour en connaître les priorités, les axes stratégiques et les principales mesures.

النشر بتاريخ 02/02/2016 - التعديل بتاريخ 12/10/2018

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