Un volontaire dans un bureau de vote termine de dessiner un drapeau rwandais sur un tableau noir à un bureau de vote dans une école de Kigali le 3 août 2017, à la veille de l'élection présidentielle du pays.
Un volontaire dans un bureau de vote termine de dessiner un drapeau rwandais sur un tableau noir à un bureau de vote dans une école de Kigali le 3 août 2017, à la veille de l'élection présidentielle du pays.
Marco Longari / AFP
Pour mieux comprendre le Rwanda.
بحسب Monique Mas -

A

Accord de paix d'Arusha : extrêmement précis, le texte est le fruit d’âpres négociations engagées le 10 juillet 1992 à Arusha entre le FPR et le gouvernement dit de « coalition » rassemblant l’ancien parti unique et les partis de l’opposition non armée. Paraphé le 25 juillet 1993 à Kinihira, à une trentaine de kilomètres au nord de Kigali, et solennellement ratifié le 4 août 1993 à Arusha (au nord de la Tanzanie), l’accord constitue une nouvelle « charte fondamentale » régissant une transition chargée de conduire à des élections. Dépouillant le président de la République de l’essentiel de ses prérogatives, il transfère l’exécutif au conseil des ministres qui résulte lui-même d’un partage du pouvoir entre partis politiques. Sur le même modèle, les futures armée et gendarmerie nationales intégreront les anciens combattants du FPR, à raison de 40% dans la troupe et de 50% dans la chaîne de commandement. Organisé en quatre volets, l’accord définit un État de droit (insistant notamment sur l’égalité de droits et devoirs entre les trois communautés), prévoit le retour des réfugiés et organise le partage du pouvoir ainsi que la fusion des anciennes armées en présence.

Akazu : la « petite maison » Habyarimana (en référence à la « maison royale » de l’ancienne monarchie) dans laquelle son épouse et sa belle-famille avaient un poids prépondérant à la tête des faucons du régime. 

APR : Armée patriotique rwandaise, branche armée du FPR (Rwandese Patriotic Forces, RPF en anglais).

B

Bagogwe : communauté du nord-ouest apparentée aux Tutsis et objets de massacres, en particulier début 1991.

C

Camp de solidarité : civils ou militaires, organisés en général dans des bâtiments administratifs désaffectés, ils rassemblent pour quelques semaines des réfugiés ou des rebelles hutus capturés (ou parfois convaincus) à l’est de la République démocratique du Congo, en particulier au Kivu, où (selon l’Onu) quelque 15 000 combattants (ex-Far et miliciens ou leur descendance) et un nombre indéterminé de civils continuent d’opérer ou de se cacher depuis 1994.

CDR : Coalition pour la défense de la République, émanation extrémiste de la mouvance présidentielle, légalisée en mars 1992. Adversaire résolu des négociations d’Arusha, la CDR a longtemps refusé de ratifier l’accord et sa charte d’éthique politique (excluant l’usage de la violence), formalités exigées de tout parti voulant participer à la transition. Après la conclusion de l’accord d’Arusha et dans le cadre de ses efforts pour noyauter certains partis signataires (avec la tendance Hutu Power en particulier), Habyarimana avait invoqué l’exclusion (pourtant volontaire) de la CDR comme l’une des causes du retard de la mise en place des institutions de la transition issue d’Arusha. Jusqu’à début avril 1994, le chef de l’État exigeait que la CDR participe à la distribution des postes issus d’Arusha. La Première ministre, Agathe Uwilingiyimana, estimait pour sa part que l’exclusion était un vecteur de l’extrémisme. Finalement, il avait été convenu que la CDR obtienne un siège de député et ratifie l’accord et la charte d’Arusha.

Commission pour la réconciliation et l’unité nationale : créée par une loi adoptée par l’Assemblée nationale en mars 1999, elle vise à promouvoir une « idéologie » nationale capable d’inciter chaque Rwandais à se reconnaître comme membre à part entière « d’un même peuple dépendant d’une même administration qui les traite sur un pied d’égalité » indépendamment de leur appartenance communautaire, sociale ou politique et qui en échange du respect de leurs droits imposent des devoirs civiques. Dans cet objectif, la commission a autorité sur de nombreuses structures éducatives et même judiciaires (au niveau des villages, des quartiers et des camps de solidarité). Elle est chargée de maintes manifestations collectives locales ou nationales, culturelles, sociales ou politiques où elle propose sa propre lecture de l’histoire rwandaise. Cette lecture se définit elle-même comme l’antithèse-antidote de l’idéologie qui a produit le génocide de 1994. Insistant sur la communauté de langage, de culture, de religion et de territoire des Hutus, Tutsis et Twas, elle rejette la définition ethnique de ces communautés au profit d’une approche sociale dont les équilibres ancestraux auraient été, selon elle, rompus par la colonisation.

Commission militaire conjointe : organe tripartite (Minuar, gouvernement, FPR), chargé de veiller à l’application du volet militaire de l’accord d’Arusha (désengagement, désarmement, cantonnement, démobilisation, formation de la nouvelle armée nationale), composé du général Dallaire, des officiers supérieurs des Far et de la gendarmerie ainsi que du commandant du FPR.

CND : Conseil national pour le développement (CND) où siègent les députés. La Minuar était installée dans la partie dévolue aux parlementaires. Le bâtiment comportant une partie hôtelière, cette dernière avait été attribuée au FPR à Arusha dans la perspective de sa participation aux institutions de transition. L’accord de paix prévoyait que la sécurité des dignitaires du FPR soit assurée par 600 de ses soldats (assez solidement équipés) installés à leurs côtés au CND.

CRAP : commandos de recherche et d’action en profondeur déployés par Paris dans la zone Turquoise à partir de juin 1994.

D

DAMI : détachement d’assistance militaire et d’instruction affecté par Paris auprès des Far.

E

École technique officielle (ETO) : école Don Bosco où était implanté le camp des soldats belges à Kigali. Des centaines de Tutsis ont été massacrés sur place après leur départ. Parmi eux, l’ancien ministre MDR des Affaires étrangères, Boniface Ngulinzira (premier chef de la délégation gouvernementale à Arusha), assassiné après que les troupes françaises aient refusé de l’évacuer.

Église de la Sainte-Famille : complexe religieux rassemblant une église et une école au centre de Kigali où se sont réfugiés nombre de personnes menacées. Site protégé par la Minuar qui a enregistré des tueries, « limitées » toutefois en comparaison avec ce qui s’est passé dans la majorité des églises du Rwanda, théâtres premiers du génocide dont les artisans poussaient justement les population à se rassembler dans les édifices religieux ou scolaires à des fins « d’efficacité ».

F

FAR : Forces armées rwandaises, sous Habyarimana.

FPR : Front patriotique rwandais, structuré en 1987 en mouvement de lutte armée pour imposer le retour des réfugiés Tutsis au Rwanda dont plusieurs milliers venaient d’aider Yoweri Museveni à emporter la victoire militaire en Ouganda (janvier 1986).

G

Gacaca : cours de justice populaire auxquelles le gouvernement actuel a décidé de renvoyer le règlement de la grande majorité des crimes et délits liés au génocide pour pallier l’engorgement des tribunaux (et des prisons). Ce système repose sur l’aveu et la repentance en échange d’une peine allégée. Inspirées des anciennes assemblées pendant lesquelles les sages du village réglaient les différends, les Gacaca ont été rétablies en 2005 pour juger les suspects - à l'exception de ceux poursuivis pour planification du génocide. Mis en place pour apporter justice et réconciliation au niveau communautaire, les 12 000 tribunaux ont prononcé près de 2 millions de jugements avec un taux de condamnation de 65%. Les gacaca, controversées en raison de « graves erreurs judicaires » selon Human Rights Watch, ont été fermées officiellement en juin 2012.

Garde présidentielle : garde prétorienne d’Habyarimana, entraînée par des officiers français, cantonnée au centre de Kigali et en particulier à l’aéroport Kanombe.

Gendarmerie : force paramilitaire aux fonctions de police nationale de quelque 6 000 hommes, formée par des instructeurs belges et français.

Génocide : crime contre l’humanité imprescriptible qui s’entend, selon la définition de la Convention des Nations Unies de 1949, comme « l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel : a) Meurtre de membres du groupe ; b) Atteinte physique ou mentale des membres du groupe ; c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ; e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe ».

Génocidaire : néologisme passé dans le langage courant pour désigner les commanditaires ou les exécutants du génocide.

Gisenyi : fief de la CDR dans la région natale du président Habyarimana, au nord du pays, ville jumelle de la cité congolaise Goma (sur le lac Kivu), où ont fui des centaines de milliers de Hutus rwandais (en juillet 1994), civils, militaires et miliciens, avec armes et bagages. Goma a abrité quelque 800 000 réfugiés rwandais jusqu’en octobre 1996, date à laquelle Kigali a lancé une offensive dans la région.

Gitarama : ville située à une quarantaine de kilomètres au sud de Kigali où s’était replié un temps le gouvernement intérimaire du 7 avril.

Gouvernement de coalition : formé le 17 avril 1993, il rassemblait pour la première fois des partis de l’opposition (MDR, PSD, PL, PDC) et le parti présidentiel (unique jusqu’alors), le MRND. Il était censé marquer la bonne volonté du président Habyarimana à l’endroit d’une démocratisation. Mais comme son nom l’indique, le chef de l’État espérait davantage en faire un instrument de lutte contre le FPR qu’un outil pour négocier la paix, ce qu’il a effectivement été jusqu’à son noyautage par le Hutu Power.

Gouvernement intérimaire : formé à l’instigation du colonel Bagosora et des faucons du régime Habyarimana, il a été rendu public le 8 avril 1994 pour donner au coup d’État militaire une apparence politique conforme aux accords d’Arusha. Dirigé par un ancien petit fonctionnaire Jean Kambanda, jugé et condamné à la perpétuité (pour génocide) par le Tribunal pénal d’Arusha, ce gouvernement intérimaire était composé de militants du Hutu Power recruté dans les différents partis politiques inscrits au programme d’Arusha. Chassé de Kigali, puis de Gitarama, et enfin de Ruhengeri, en juillet 1994, il s’était en partie recomposé à Bukavu (au sud du lac Kivu) en RDC et a tenté un temps de s’imposer comme « gouvernement en exil » exigeant des négociations avec le FPR.

Gouvernement de transition à base élargie : GTBE (« à base élargie » au FPR et aux partis d’opposition) issu du partage du pouvoir négocié à Arusha entre le FPR et le gouvernement de coalition (MRND, MDR, PL, PSD et PDC). L’exécutif ayant été transféré à son conseil des ministres, ce gouvernement devait être formé sur la base d’une distribution de portefeuilles très calculée, ventilant les pouvoirs par secteurs, n’accordant de minorité de blocage à aucune des formations politiques et prévoyant donc des prises de décision par « consensus ». Arusha avait attribué le fauteuil de Premier ministre de la transition au MDR-Parmehutu et nommément désigné son président Faustin Twagiramungu pour l’occuper.

H

Hutu : singulier Muhutu. pluriel Bahutu. L’une des trois branches (la plus importante en termes démographiques) de la trilogie communautaire rwandaise. Celle-ci était organisée selon les critères d’affectation du pouvoir et des fonctions sociales et déterminait donc plutôt des « conditions » régies par la monarchie qui a régné jusqu’à la colonisation au pays des « Banyarwanda », gens du Rwanda. Ces populations parlent une même langue, partagent une même culture et révéraient un dieu unique (Imana). Soumises à un même pouvoir, elles vivaient mélangées, toutes communautés confondues sur un même territoire, coïncidant avec le Rwanda actuel. Concept propre à la structuration locale qui superposait un système féodal particulier et des relations claniques à ces appartenances qui autorisaient du reste une circulation (passage de Hutu à Tutsi, en vertu par exemple de la propriété de têtes de bétail). Adeptes des classifications très prisées au XIXe siècle, les colons belges ont introduit la notion d’ethnie tout en détruisant l’organisation monarchique dans laquelle les Hutus étaient ce qui ailleurs en Afrique peut être défini comme « maîtres des terres », pour supplanter et instrumentaliser la réalité locale. Voir également Tutsi et Twa.

Hutu Power : idéologie favorable, comme son nom l’indique, à une suprématie hutue et par conséquent à une alliance stratégique de personnalités hutues décidées à réduire par tous les moyens les prérogatives concédées au FPR par le partage du pouvoir organisé à Arusha. C’est avec des militants de cette mouvance Hutu Power, recrutés dans les différents partis d’opposition signataires d’Arusha (MDR, PL, PDC, PSD), que les commanditaires du génocide ont formé leur gouvernement intérimaire du 8 avril.

I

Impuzamugambi : « ceux qui n’ont qu’un seul but », milice du CDR entraînée et armée par la garde présidentielle. Artisans du génocide.

Interhahamwe : « ceux qui frappent ensemble », milice du MRND, artisans du génocide.

Inkotanyi : « ceux qui se battent avec le plus de courage », surnom des combattants FPR, par eux-mêmes.

Inyenzi : « cafards », utilisé par les adversaires du FPR pour désigner les partisans de ce dernier.

K

Kanombe : camp militaire des Far installé dans l’enceinte de l’aéroport international de Kigali.

Kangura : journal de propagande proche de la CDR ayant notamment diffusé des textes anti-tutsis comme « Les dix commandements du Hutu », contre les Tutsis.

Kinyarwanda : langue nationale unique et bantou, parlée par l’ensemble des communautés banyarwanda.

M

MDR-Parmehutu : Mouvement démocratique républicain-Parti pour l’émancipation du peuple Hutu, héritier du parti historique de Kayibanda qui avait conduit la révolution dite « sociale » de 1959 en faveur d’une « émancipation » hutue de la classe dirigeante tutsie et de la tutelle belge. Il n’avait pas abandonné l’étiquette Parmehutu (pour des raisons électoralistes mais aussi de discordes internes) mais prônait une politique débarrassée de l’ethnisme. Tout particulièrement implanté au sud, il était considéré comme le principal adversaire (non armé) du régime nordiste d’Habyarimana. Les accords d’Arusha avaient « désigné » l’un de ses 5 co-présidents, Faustin Twagiramungu, comme le futur Premier ministre du gouvernement de transition « à base élargie ».

Minuar : Mission d’assistance des Nations Unies au Rwanda. Minuar 1 : créée par la résolution 872 du Conseil de sécurité le 5 octobre 1993 pour soutenir la mise en œuvre des accords d’Arusha. Minuar 2 : résolution 918 du 17 mai 1994 pour contribuer à la sécurité des réfugiés et des déplacés. Minuae : chargée par la résolution 997 du 30 novembre 1994 d'assurer la sécurité du personnel du Tribunal international pour le Rwanda, et par la résolution du 12 décembre 1995 d’effectuer en priorité le rapatriement volontaire des réfugiés en toute sécurité. Le mandat de la Minuar s'est achevé le 8 mars 1996 et le retrait de la Force a eu lieu en avril 1996.

Monuor : Mission d’observation des Nations Unies, créée le 22 juin 1993 à la demande de Paris et installée en Ouganda, à la frontière rwandaise, pour empêcher les mouvements d’hommes, d’armes ou de matériel militaire en faveur du FPR.

MRND : Mouvement révolutionnaire national pour le développement créé par Juvénal Habyarimana en 1975, parti unique auquel était censé adhérer d’office tout Rwandais, de sa naissance à sa mort. Il a été transformé en MRNDD, Mouvement révolutionnaire national pour la démocratie et le développement, en 1993, après l’avènement du multipartisme.

Mulindi : quartier général du FPR au nord du pays pendant la guerre.

O

Opération Amaryllis : intervention militaire française à Kigali du 9 au 17 avril 1994, chargée d’évacuer les ressortissants étrangers et certains dignitaires du régime Habyarimana, dont sa veuve.

Opération Noroît : intervention militaire composée de deux compagnies de soldats français lancée le 4 octobre 1990 à Kigali, officiellement chargée de l’évacuation des ressortissants français (500 au Rwanda) puis de leur protection sur place. Renforcée à plusieurs reprises, en particulier lors d’avancées du FPR, jusqu’à son départ exigé par l’accord de cessez-le-feu de Dar-es-Salam du 7 mars 1993.

Opération Turquoise : intervention militaire française validée par la résolution 929 des Nations Unies pour assurer une « zone humanitaire sûre » du 23 juin au 22 août 1994 à l’ouest du Rwanda, dans le triangle Kibuye, Gikongoro, Cyangugu, tout particulièrement frappé par le génocide et dernier carré de la zone gouvernementale fidèle à Habyarimana.

P

PDC : Parti démocrate-chrétien. Petit parti d’opposition dirigé par Jean-Népomuscène Nayinzira.

PL : Parti libéral, parti d’opposition réunissant en particulier des hommes d’affaires hutus et tutsis au premier rang desquels ses fondateurs, Justin Mugenzi (actuellement en prison à Arusha) et Landoald Ndasingwa (assassiné le 7 avril 1994).

PSD : Parti social-démocrate de Félicien Gatabazi. Il recrutait tout particulièrement au sud dans la région de la ville universitaire de Butare.

R

Radio Muhaburu : radio du FPR pendant la guerre.

Radio Rwanda : radio nationale hostile à l’opposition hutue, au FPR et aux Tutsis.

Radio-Télévision libre des Mille collines : radio privée, instrument de propagande privilégié des génocidaires, contre le FPR, les Tutsis, les opposants hutus et même les Belges. L’un de ses journalistes d’origine belge, George Ruggiu a été condamné pour génocide par le TPIR.

RDR : Rassemblement pour la défense de la démocratie et le retour des réfugiés, créé en exil.

RDC : République démocratique du Congo, ex Zaïre.

Ruhengeri : ville et préfecture du nord-ouest dans les montagnes de la Virunga, siège de l’école de gendarmerie.

T

TPIR : Tribunal pénal international pour le Rwanda, créé le 8 novembre 1994 par la résolution 955 du Conseil de sécurité de l’ONU, chargé de poursuivre les personnes responsables ou complices d’actes de génocide et d’autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda ou par des citoyens rwandais sur le territoire des États voisins entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994. Le TPIR siège à Arusha (nord de la Tanzanie) où il dispose d’une prison (pour les détentions préventives). Son Parquet est installé à Kigali. Depuis son ouverture en 1995, le tribunal a mis en accusation 93 personnes : des hauts dirigeants militaires et du gouvernement, des politiciens, des hommes d’affaires ainsi que des autorités religieuses et des responsables des milices et des médias. Le 20 décembre 2012, le TPIR a rendu son dernier jugement dans l’affaire Ngirabatware.

Tutsi : singulier Mututsi, pluriel Batutsi : minorité de la trilogie rwandaise d’où était issues les familles régnantes et à vocation d’éleveurs. Il existait des Tutsis pauvres. Les colonisateurs leur ont attribué des origines nilotiques et même par glissement sémantique « sémites » et par assimilation aux canons de la beauté européennes des capacités à dominer comme Noirs à l’image des Blancs. Cela jusqu’au retournement de stratégie coloniale des années cinquante, en faveur des Hutus considérés comme une masse utile de travailleurs dociles. Voir Hutu et Twa.

Twa : singulier Mutwa, pluriel Batwa : population forestière très minoritaire qui s’identifie elle-même comme appartenant au groupe des Pygmées. La monarchie lui attribuait des fonctions socio-militaires.

Z

Zone démilitarisée : zone tampon créée lors d’un premier cessez-le-feu en 1991 entre les FAR et le FPR au nord du Rwanda. Longue d’environ 120 kilomètres (sur la largeur du pays) et large d’une portée de fusil à une vingtaine de kilomètres, elle était surveillée d’abord par des observateurs neutres de l’OUA, ensuite par des casques bleus.

النشر بتاريخ 28/09/2017 - التعديل بتاريخ 02/04/2019

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias