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Les prix du pétrole, entre tensions géopolitiques et ralentissement de l’économie

Les prix du pétrole, entre tensions géopolitiques et ralentissement de l’économie
L'année 2011 a connu un pic des prix du brut.
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Les cours du pétrole ont davantage réagi aux risques géopolitiques qu'au ralentissement de la croissance mondiale, en 2011. Les prévisions pour 2012 divisent les analystes.  

Première diffusion le 02/01/2012

Comme en 2008, l'année 2011 aura connu un nouveau pic des prix du brut, 126 dollars le baril à Londres. En cause : les révoltes arabes, au premier rang desquelles la révolution libyenne, qui provoqua une quasi-interruption de la production de pétrole de ce pays, handicapant sérieusement l'approvisionnement de l'Europe, très friande du brut libyen. Cependant la ferme résolution de l'Arabie saoudienne à augmenter sa production de pétrole, malgré l'opposition des autres membres de l'OPEP, a empêché un retour des prix à leur niveau historique de 2008. On n'a pas non plus observé en deuxième partie d'année un retournement aussi sévère que lors de l'effondrement des cours fin 2008, après la faillite de Lehman Brothers. La crise de la dette européenne, qui faisait craindre une moindre croissance de l'économie mondiale et donc de la consommation de pétrole, a finalement fait chuter les cours très modérément au second semestre 2011. Le creux tout relatif de 100 dollars le baril à Londres fut surtout motivé par le retour accéléré de la production libyenne sur le marché, gage d'une tension moins grande entre l'offre et la demande. Si les cours ont rebondi en novembre et décembre, c'est à nouveau le fait des tensions géopolitiques : d'abord l'amenuisement de la production de pétrole en Syrie, sanctionnée pour la répression de sa population, puis surtout l'aggravation des relations diplomatiques avec l'Iran, Téhéran menaçant en cas d'embargo européen sur son pétrole, de condamner le détroit d'Ormuz par où transite un tiers des cargaisons de brut. Malgré l'importance de l'enjeu iranien, on n'a pourtant pas retrouvé la flambée du printemps 2011 car le ralentissement de l'économie mondiale, y compris des pays émergents principaux importateurs de pétrole, a commencé à se faire concrètement sentir, en décembre, la Chine a vu son activité manufacturière se contracter pour le deuxième mois consécutif.

Quelle sera l'attitude des cours en 2012 ? Les analystes sont très divisés selon qu'ils croient à la prééminence du facteur haussier du climat géopolitique, ou à celui, baissier, du climat économique.

النشر بتاريخ 26/01/2016 - التعديل بتاريخ 28/01/2016 - بواسطة Claire Fages

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