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Le prix moyen du pétrole à 120 dollars en 2035 selon l’AIE

Trafic routier à Pékin
Trafic sur l'autoroute de Dongsanhuan à Pékin, en Chine.
Frank Peterschroeder/AFP
Le ralentissement économique n'aura que peu d'effet à long terme, sur la demande en énergie. Elle ne va cesser de croître dans les 25 ans qui viennent, juge l'Agence internationale de l'énergie, dans son rapport annuel. Le temps du pétrole bon marché est, réellement, révolu.

Première diffusion le 10/11/2011

Avec 1,7 milliard d'habitants supplémentaires sur la planète et une croissance moyenne mondiale de 3,5% par an, la consommation d'énergie augmentera d'un tiers sur la planète dans les 25 ans qui viennent, selon l'AIE. Les énergies renouvelables hors hydraulique devraient contribuer pour moitié aux besoins supplémentaires d'électricité ; l'AIE prévoit aussi 70% de croissance de l'énergie nucléaire, malgré la catastrophe de Fukushima. Mais les énergies fossiles resteront largement prédominantes, puisque le pétrole, le gaz et le charbon contribueront encore aux trois quarts du mix énergétique total, contre 81% aujourd'hui. L'usage du charbon pourrait ainsi progresser de 65% et sa part pourrait égaler celle du pétrole, voire la dépasser si l'utilisation des centrales nucléaires était revue à la baisse.

En valeur absolue, la demande de pétrole croîtra inexorablement dans les transports. Le parc automobile aura doublé d'ici 2035, les achats de véhicules auront dépassé ceux des pays occidentaux. Étant donné les progrès très lents de l'usage des voitures hybrides ou électriques, la demande de brut sera difficilement substituable, ce qui tirera les prix à la hausse. L'AIE prévoit un baril en moyenne à 120 dollars en 2035, en prix constant, contre 78 dollars en moyenne en 2010.

C'est que l'offre de carburant aura du mal à progresser au même rythme que la demande. Sur les 38 000 milliards de dollars d'investissements nécessaires pour fournir suffisamment d'énergie à la planète, plus de la moitié devront encore être consacrés au pétrole et au gaz, de plus en plus difficile d'accès. Si les pays exportateurs susceptibles de contribuer à l'augmentation de la production, de l'Irak, au Brésil, en passant par l'Arabie Saoudite et le Kazakhstan, devaient en outre réduire la voilure de leurs projets pour des raisons budgétaires et sociales, le prix moyen du baril pourrait facilement atteindre 150 dollars dans vingt-cinq ans.

Dans ces conditions, il sera difficile d'atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effets de serre. Et pourtant, en 2035, l'accès de l'énergie à tous ne sera sans doute pas garanti, regrette l'Agence. Sa réalisation ne pèserait pourtant pas lourd sur la demande d'énergie fossiles et sur les émissions de CO² : 1%.

النشر بتاريخ 26/01/2016 - التعديل بتاريخ 28/01/2016 - بواسطة Claire Fages

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