#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 26/03/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : pour un partenariat plus équilibré entre l’Europe et la Chine. C’est une demande des puissances européennes, le Président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel étaient réunis autour de Xi Jinping le Président chinois aujourd’hui à Paris.

SB : En Algérie, Abdelaziz Bouteflika vit-il ses dernières heures à la tête du pays ? L’armée demande qu’il soit déclaré inapte, c’est-à-dire incapable d’assurer la fonction présidentielle. Demande qui intervient alors que la contestation continue en Algérie.

RA : Il nie être un espion au profit des États-Unis. Un employé turc de l’ambassade américaine à Istanbul est jugé depuis ce mardi. Actuellement en prison il est accusé d’avoir voulu renverser le gouvernement turc.

SB : Et puis au Brésil le Président Jaïr Bolsonaro demande que le coup d’État du 31 mars 1964 soit commémoré dans les casernes, c’est-à-dire qu’il soit célébré. Ce coup d’État qui a marqué le début de la dictature militaire au Brésil. Cela crée la polémique.

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SB : Un mini-sommet entre la Chine et l’Union européenne organisé ce mardi à Paris.

RA : Les trois personnages les plus puissants de l’Union européenne étaient réunis à l’occasion de la visite de Xi Jinping en France. Autour de la table donc, le Président chinois, Angela Merkel la chancelière allemande, Emmanuel Macron le Président français, et Jean-Claude Juncker président de la Commission européenne. Pour les Européens l’objectif était d’afficher une unité face à la Chine. Et de parler collaboration tout en restant prudent. Le compte rendu d’Oriane Verdier.

Si les mots collaboration et convergence ont prédominé dans les discours des quatre dirigeants, le président français qui a pris la parole le premier a tout de même tenu a mettre en garde son homologue chinois. L’inquiétude européenne est alimentée notamment par le succès du programme chinois d’infrastructure des nouvelles Routes de la soie. L’Italie a déjà accepté les investissements chinois. La troisième économie de l’Union européenne est dirigée par un gouvernement populiste eurosceptique. Face à la presse, le président chinois a appelé de ses vœux une compétition constructive. « La coopération dessine le futur. Même si nous avons des différences ou que nous sommes en compétition, cette compétition est constructive. La coopération surpasse la compétition. Nous marchons ensemble côte à côte, nous ne pouvons pas laisser la suspicion mutuelle gâcher ce que nous avons de meilleur. Il ne faut pas toujours être méfiant les uns avec les autres et s’inquiéter de ce que chacun pourrait faire dans notre dos. » La France et la Chine ont signé une déclaration commune. La prochaine rencontre est prévue pour le 9 avril à Bruxelles. Un sommet entre la Chine et l’Union européenne, nouvelle étape en vue de relations commerciales plus équilibrées.

SB : En Algérie, le Président Abdelaziz Bouteflika pressé par l’armée de quitter le pouvoir.

RA : Le chef d’état-major de l’armée demande en effet qu’Abdelaziz Bouteflika soit déclaré inapte, c’est-à-dire plus capable d’assurer la fonction présidentielle. Il s’appuie sur l’article 102 de la Constitution. Bouteflika âgé de 82 ans, affaibli depuis 2013 après un accident vasculaire cérébral, et confronté depuis un mois à la contestation de la rue. Vit-il ses dernières heures à la tête du pays ? Qui pour assurer sa succession ? Situation très évolutive que l’on suit avec attention sur RFI.

SB : Une affaire à l’origine de tensions entre la Turquie et les États-Unis jugée depuis ce mardi à Istanbul.

RA : Une affaire d’accusations d’espionnage. C’est un employé turc du consulat américain à Istanbul qui comparait, c’est-à-dire qui est jugé. Il est en prison depuis près d’un an et demi. Soupçonné par les autorités turques d’avoir voulu faire tomber le gouvernement. Des faits qu’il nie. Les États-Unis réclament sa libération. Retour sur cette première journée de procès avec notre correspondante en Turquie, Anne Andlaeur.

Metin Topuz, qui attendait son procès depuis octobre 2017 dans une prison d’Istanbul, est arrivé au tribunal visiblement ému et fatigué, sous le regard de responsables de l’ambassade américaine et de la consule générale des États-Unis à Istanbul. Depuis son arrestation, survenue plus d’un an après la tentative de putsch de juillet 2016, Washington a fait du sort de Metin Topuz, et d’une petite dizaine d’autres citoyens turcs ou turco-américains, un sujet prioritaire de ses relations avec Ankara. Metin Topuz était employé du consulat des États-Unis à Istanbul depuis 1982. Il était chargé de faire la liaison entre les autorités américaines et la brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants de la police turque. La justice lui reproche notamment d’avoir eu des contacts qu’elle qualifie de « très intenses » avec d’anciens chefs de police et un procureur accusés, aujourd’hui, d’être des fidèles de Fethullah Gülen, le cerveau présumé du putsch. Au cours de cette première audience, Metin Topuz a affirmé que ces échanges avaient eu lieu dans le cadre de son travail, avec des officiels Turcs qui étaient en poste à l’époque et sous le contrôle de ses supérieurs. Il risque une peine incompressible de prison à vie. Les audiences doivent se poursuivre jusqu’à jeudi. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

SB : Au Brésil des commémorations qui risquent de créer la polémique.

RA : Une commémoration c’est la célébration d’un évènement. Au Brésil ce dimanche cela fera 55 ans qu’a eu lieu le coup d’État à l’origine de la dictature militaire. Une période dont Jaïr Boslonaro s’est souvent dit nostalgique. Il ordonne donc que des commémorations soient organisées dans les casernes. Ce n’est pas une première, mais la demande de Jaïr Bolsonaro choque au Brésil, Maïwenn Bordron.

Les commémorations du coup d’État par les Forces armées ont déjà existé au Brésil jusqu’en 2011. Cette année, la présidente Dilma Rousseff les avait fait interdire. Ce qui choque en particulier les opposants à Jaïr Bolsonaro... c’est surtout cette phrase du porte-parole de la présidence. Il dit que le président ne considère pas le 31 mars 1964 comme un Coup d’État militaire, et que si ça ne s’était pas produit, le Brésil aurait aujourd’hui un gouvernement qui ne serait bon pour personne. Des propos choquants pour une partie de la population qui a vécu sous la dictature militaire pendant 21 ans. Selon la commission nationale de la vérité, plus de 400 personnes ont été tuées, et des centaines d’opposants arrêtés ou torturés. Ces déclarations du porte-parole n’ont en fait rien de surprenant. Jaïr Bolsonaro n’a jamais caché son admiration pour la dictature militaire. Le président brésilien a lui-même été capitaine chez les parachutistes dans les années 80. Et son gouvernement est aujourd’hui composé de 8 militaires parmi les 22 ministres. Il y a pour l’instant peu d’informations sur la forme que prendront ces commémorations. Chaque commandant sera libre d’organiser ce qu’il souhaite dans sa caserne, a précisé le porte-parole de la présidence. Jaïr Bolsonaro, lui, sera en visite en Israël dimanche et ne devrait donc pas participer aux commémorations.

SB : Et puis une démission qui fait du bruit au Vatican.

RA : La démission de celle qui dirigeait le supplément féminin du journal du Vatican. Elle annonce son départ ainsi que celui de son comité de rédaction. Cela veut donc dire que la publication va s’arrêter. Une décision pour dénoncer l’influence masculine sur son travail. Les explications à Rome d’Eric Senanque.

Sa voix ne parlera plus désormais depuis l’intérieur du Vatican. Lucetta Scaraffia a décidé de claquer la porte de « Femme, Église, Monde », le supplément mensuel du très sérieux quotidien du Saint-Siège. Lancée en 2012 sous l’impulsion du pape Benoît XVI, cette publication jouissait d’une grande liberté éditoriale, sous la baguette de cette historienne respectée. C’est ce supplément qui avait publié l’an dernier une enquête approfondie sur les conditions de travail des religieuses, où est dévoilée la réalité des abus sexuels sur les sœurs. Une réalité que le Pape François avait pour la première publiquement évoquée en janvier dernier. Dans son dernier éditorial, Lucetta Scaraffia ne cache pas son amertume, dénonçant le manque d’appui de la nouvelle direction de l’Osservatore Romano qui depuis trois mois n’a cessé selon elle d’affaiblir la ligne éditoriale de sa publication. L’historienne démissionne, accompagnée des 10 autres femmes membres du comité éditorial. L’Italienne a même écrit une lettre ouverte au pape dans laquelle elle déplore d’être placée « sous le contrôle des hommes ». Le directeur de l’Osservatore Romano dans une note se défend de toute interférence dans la ligne éditoriale du supplément féminin. « Je n’ai jamais sélectionné qui que ce soit selon le critère de l’obéissance », explique-t-il.

SB : Et puis en France à deux mois des élections européennes, la liste du parti présidentiel a été présentée aujourd’hui.

RA : Cette liste est conduite par Nathalie Loizeau, ministre des Affaires européennes et qui a annoncé sa démission cet après-midi. Deuxième sur cette liste, Pascal Canfin l’écologiste qui quitte la direction du l’organisation WWF France. La feuille de route de la liste devrait s’inspirer de la tribune publiée par Emmanuel Macron au début du mois de mars dans des journaux des 28 pays de l’UE. Le président propose notamment d’instaurer un salaire minimum européen et une « préférence européenne » notamment en matière de concurrence.

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