#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 26/03/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI, il est 22 h à Paris, 20 h en temps universel.

Romain Auzouy : C'est l'heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l'actualité ce soir : la riposte de la communauté internationale dans l'affaire Skripal. Aux quatre coins du monde, de nombreux pays décident d'expulser des diplomates russes pour protester contre l'empoisonnement de l'ancien agent russe en Grande-Bretagne.

SB : Trois ans de guerre au Yémen. Pour marquer cet anniversaire, les rebelles Houthis ont tiré des missiles vers l'Arabie saoudite. Et plus tard dans la journée, plusieurs centaines de milliers de leurs partisans ont défilé à Sanaa pour dénoncer l'intervention de la coalition arabe.

RA : Et puis à la fin de ce journal, nous vous parlerons de l'initiative inédite de la police en Corée du Sud. Comment réduire le nombre d'accidents de la circulation causés par des piétons qui ont les yeux sur leur téléphone portable ? La police propose d'installer des feux de signalisation sur le trottoir.

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SB : Après l'affaire Skripal, de nombreux diplomates russes vont être expulsés de plusieurs pays.

RA : L'affaire Skripal concerne cet ancien agent russe qui a été empoisonné en Grande-Bretagne. Suite à cela, Londres avait annoncé l'expulsion de nombreux diplomates russes. Ce lundi des décisions semblables ont été prises partout dans le monde : ainsi 30 diplomates russes vont être expulsés de 14 pays membres de l'Union européenne. Mais c'est aux États-Unis que les annonces sont les plus importantes. Donald Trump ordonne en effet l'expulsion de 60 Russes, qui sont qualifiés d'espions. La correspondance d'Éric de Salves.

« C’est la plus importante expulsion de Russes de l’histoire », répètent en boucle les médias américains. Soixante ressortissants expulsés après l’empoisonnement de l’ex-espion russe Skripal sur le sol britannique. Parmi eux 48 -explique Washington- sont « des agents connus du renseignement ». Ils travaillent pour des missions officielles aux États-Unis. Douze sont par exemple membres de la mission russe à l’ONU. Fermeture également du consulat russe de Seattle. Comme un parfum de guerre froide sur la diplomatie. En 1986, quand États-Unis et Russie s’étaient livrés à une guerre des diplomates, 75 Russes avaient été expulsés en plusieurs vagues. Même chose du côté du Kremlin qui appliquait à l’époque une réciprocité systématique. Mais ces tensions ne concernent pas exclusivement la guerre froide. Sous Barack Obama, deux vagues d’expulsions ont été décidées, notamment en 2016, pour ingérence dans la campagne américaine. Ces dernières interviennent justement alors que la Russie est accusée d’avoir favorisé l’élection de Donald Trump. Le Président a lui-même a félicité la semaine dernière Poutine pour sa réélection. « Nous voulons travailler avec la Russie », justifie le porte-parole de la Maison-Blanche interrogé sur cette apparente contradiction, « mais ce type d’actions ne peuvent être tolérées ». Éric de Salve, San Francisco, RFI.

SB : Au Yémen, cela fait trois ans que le conflit dure.

RA : Le 26 mars 2015, une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite intervenait au Yémen pour chasser les rebelles Houthis. Trois ans plus tard, le conflit a fait près de 10 mille morts et provoqué la plus grave crise humanitaire de la planète. Pour marquer cet anniversaire, les rebelles ont procédé à une démonstration de force dans les rues de Sanaa : ils ont défilé par centaines de milliers pour dénoncer ce qu'ils considèrent être une agression de la coalition arabe. Et quelques heures plus tôt, ces mêmes Houthis avaient tiré plusieurs missiles vers le territoire saoudien. Détails avec Toufik Benaichouche.

Les rebelles Houthis au Yémen, soutenus par l'Iran, se sont rappelés au bon souvenir des Saoudiens en lançant pas moins de sept missiles contre le territoire saoudien. Trois de ces missiles ont été tirés vers Riyad la capitale, un autre vers la ville garnison de Khamis Mecheit, un autre vers Najrane et deux vers Jazane, dans le sud de l'Arabie saoudite. Les sept missiles ont été interceptés par la défense anti-aérienne saoudienne, mais la chute de débris a fait tout de même un mort et deux blessés à Riyad la capitale saoudienne. Et pour bien montrer leur détermination, des centaines de milliers de partisans des Houthis se sont rassemblés sur la place Sabyine, à Sanaa la capitale, trois ans jour pour jour après le début de l'intervention de la coalition menée par Riyad pour rétablir le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi. L'Arabie saoudite, les États-Unis et la Grande-Bretagne accusent régulièrement Téhéran de fournir des armes, notamment des missiles, aux rebelles Houthis. Téhéran dément. Amnesty International pour sa part accuse notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Ces pays sont coupables de « crimes de guerre potentiels » lors de bombardements aériens qui n'épargnent pas les civils.

RA : Et les réactions sont vives après les missiles tirés par les rebelles Houthis. En première ligne, l'Arabie saoudite qui met en cause l'Iran, soutien des Houthis. Riyad menace son rival Téhéran de représailles. Condamnation également des États-Unis.

SB : C'est notre dossier sur RFI depuis ce matin : consomme-t-on des OGM sans le savoir ?

RA : RFI s'associe en effet à l'enquête publiée ce lundi par l'ONG Mighty Earth, où il est largement question des organismes génétiquement modifiés. Le titre est explicite : « la catastrophe environnementale derrière notre viande et nos produits laitiers ». Dans le Journal en français facile on s'intéresse à la position de l'Union européenne sur le sujet. Que prévoit la législation ? Quelles évolutions sont possibles ? Réponse de Joana Hostein, à Bruxelles.

Quand vous mangez une côte de porc, difficile de savoir si elle contient ou non des organismes génétiquement modifiés. La législation européenne n'impose pas d'étiquetage pour les produits issus d'animaux ayant consommé des OGM : le lait, la viande ou les œufs par exemple. Or, pour nourrir le bétail, les agriculteurs européens achètent en grande quantité des céréales génétiquement modifiées, comme le rappelle l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi. « Vous ne pouvez pas vous imaginer la quantité d’animaux qui sont nourris à partir d’un soja génétiquement modifié. 75% de la production mondiale de soja provient d’Amérique latine ou de ces régions-là. Nous, on veut une agriculture de proximité. Plus vous allez augmenter le libre-échange, plus vous allez contaminer et empoisonner les citoyens européens. » Dans un amendement qui sera soumis aux votes des eurodéputés à la mi-avril, les Verts demandent un système d’étiquetage obligatoire pour que le consommateur sache ce qu'il a dans son assiette. Mais c'est la Commission européenne qui a le pouvoir de légiférer. Pas sûr qu'elle y soit favorable, elle qui a autorisé, depuis son entrée en fonction, l'importation de 24 nouveaux OGM. Joana Hostein à Bruxelles, RFI.

RA : Et n'oubliez pas sur notre site internet rfi.fr notre dossier complet sur ce que l'on retrouve dans notre assiette. La question du soja est notamment évoquée. Sa culture responsable de la déforestation.

SB : En France de nouveaux éléments dans l'enquête après les attaques terroristes qui se sont déroulées dans l'Aude vendredi.

RA : Les attentats ont fait quatre morts. Ils ont été commis par le djihadiste Radouane Lakdim qui a été abattu par les forces de l'ordre. Ce soir le procureur de Paris a fait un point sur l'enquête. Il affirme que Radouane Lakdim était suivi jusqu'à ce mois-ci par les services de renseignement, mais ce suivi n'a pas permis de mettre en évidence des signes précurseurs d'un passage à l'acte, affirme François Molins. On a également appris que la compagne de cet homme avait crié « Allah Akbar » (« Dieu est grand ») lors de son interpellation. Cette dernière se trouve toujours en garde à vue. Et puis mercredi matin, une cérémonie nationale se déroulera aux Invalides à Paris, en hommage au gendarme Arnaud Beltrame. Ce dernier qui est considéré comme un héros en France. Il a été tué après avoir pris la place de la dernière otage qui était aux mains de Radouane Lakdim vendredi dernier.

SB : Direction à présent la Corée du Sud pour parler d’une décision inédite de la police.

RA : Les autorités s'alarment de la hausse des accidents de la circulation qui sont provoqués par des piétons qui regardent leur smartphone au lieu de regarder la route. Pour tenter d'améliorer la situation, les policiers ont pris une décision radicale : ils ont installé des feux de signalisation... sur le trottoir ! Explications de Frédéric Ojardias à Séoul.

Les Coréens les surnomment « smombies », contraction de smartphone et zombie : ces piétons qui marchent sans regarder devant eux, le nez plongé dans leur téléphone. Le nombre d'accidents de la route provoqué par ces « smombies » a augmenté de 50% en 5 ans. Et c'est à leur intention qu'en janvier, des feux de signalisation ont été installés à même le sol, sur un carrefour de la ville de Daegu : il s'agit de larges bandes de lampes LED, longues de 6 à 8 mètres, étanches et incrustées dans le trottoir. Elles prennent la couleur rouge ou verte, et le piéton peut donc savoir quand traverser sans lever la tête. « La signalisation conventionnelle échoue lamentablement à attirer l'attention des utilisateurs de smartphone ; nous pensons qu'il est nécessaire de s'adapter en conséquence », explique au quotidien Joongang un responsable de la police. L'expérience est déjà considérée comme un succès, elle ne semble soulever aucun débat sur le phénomène croissant d'addiction aux smartphones : deux autres grandes villes coréennes mettront le système à l'essai dès la fin du mois. Fréderic Ojardias, Séoul, RFI.

RA : Merci d’écouter le Journal en français facile, à Paris il est bientôt 22h10.

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