#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 23/09/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne.

JB : À la une de l’actualité, la réponse américaine aux accusations du président iranien deux jours après l’attentat survenu à Ahvaz. Hassan Rohani accuse Washington de soutenir indirectement des groupes de l’opposition iranienne.

SB : Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador déclare « ne pas vouloir se battre » avec Donald Trump. Déclaration que la construction d’une nouvelle partie du mur voulu par Donald Trump doit commencer à la frontière avec le Mexique.

JB : Enfin le navire de sauvetage de migrants en Méditerranée, l’Aquarius risque de devenir un bateau pirate. Le bateau s’est vu retirer son pavillon, son drapeau, de l’État de Panama.

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SB : Direction donc l’Iran où le président Hassan Rohani accuse les États unis « de vouloir créer de l’insécurité » dans le pays ».

JB : Oui Hassan Rohani s’est exprimé ce matin au lendemain de l’attaque contre un défilé militaire qui a fait 24 morts à Ahvaz dans le sud-ouest du pays. Téhéran accuse des pays du golfe, soutenus par Washington de fournir de l’aide à des groupes de l’opposition iranienne. Nikky Haley, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies a répondu tout à l’heure à ces accusations.

« Je pense que ce que Rohani doit faire, c’est de regarder chez lui. Il fait face à des Iraniens qui protestent. Chaque centime qui entre en Iran va dans son armée. Il opprime son peuple depuis longtemps et il devrait regarder ce qu’il se passe chez lui pour comprendre d’où vient le problème. Il peut nous accuser autant qu’il veut. Ce qu’il devrait faire est de se regarder dans un miroir. Les États-Unis ne cherchent pas un changement de régime en Iran, nulle part d’ailleurs. »

JB : L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikky Haley. Et le président Hassan Rohani était attendu ce soir à New York où il participera demain à l’assemblée générale annuelle des Nations Unies.

JB : Aux États-Unis, elle accuse le candidat de Donald Trump à la Cour suprême Brett Kavanaugh de l’avoir agressée sexuellement. L’universitaire Christine Blasey Ford aurait accepté de témoigner devant une commission du Sénat ce jeudi. C’est ce que révèlent ce soir plusieurs médias américains qui citent son avocat.

SB : C’est l’une des mesures emblématiques du programme de Donald Trump.

JB : Vous vous en souvenez probablement, le président américain a promis un mur à la frontière américano-mexicaine. Elle s’étend sur plus de 3000 kilomètres. Pour l’instant un tiers du tracé dispose d’un mur. La construction d’une nouvelle portion, une nouvelle partie de ce mur de 6 kilomètres de long et 5 mètres de haut va commencer à El Paso au Texas, et malgré ses désaccords avec Donald Trump, le président mexicain veut calmer le jeu. Les précisions d’Anissa El Jabri.

Après la crise diplomatique, la méthode douce. Sur ce sujet du mur, le président mexicain Enrique Peña Nieto s’était opposé, c’était en mai dernier, avec fermeté à Donald Trump. Son successeur, lui, veut croire aux vertus du dialogue. Le président élu mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador : « Je veux une bonne relation avec le gouvernement des États-Unis, nous allons le convaincre que le problème migratoire ne se résout pas en construisant des murs ou en utilisant la force, mais c’est un travail diplomatique fait de respect. Je cherche à obtenir un bon accord. Je veux convaincre, je veux expliquer quel est notre plan pour atténuer le phénomène migratoire parce que je ne veux pas seulement l’expliquer, je vais le mettre en œuvre dans notre pays. Nous n’allons pas nous battre avec le président Donald Trump ». À quelques semaines des élections de mi-mandat, le président américain s’impatiente. Pas une ligne dans l’accord budgétaire entre Républicains et Démocrates sur le financement de cette nouvelle construction. Cette loi, Donald Trump menace de ne pas la promulguer.

JB : Et la facture de cette portion de mur s’élève à 22 millions de dollars.

SB : 23heures à Dodoma en Tanzanie. Des funérailles nationales étaient organisées aujourd’hui en hommage aux 224 victimes du naufrage survenu jeudi sur le lac Victoria.

JB : Le ferry transportait près de trois fois le nombre de passagers autorisés. Les opérations de recherche des corps se poursuivent. Il faut également sortir le ferry du lac. La présidence tanzanienne a annoncé que l’enquête avait été « confiée aux organes de défense et de sécurité ». L’actualité européenne et l’Aquarius qui risque de devenir un bateau pirate, autrement dit un bateau sans pavillon, sans drapeau. Le navire de sauvetage en Méditerranée de Médecins sans frontières et SOS Méditerranée s’est vu retirer son pavillon de l’État de Panama. Cet été déjà, après une mission de sauvetage, le navire humanitaire avait perdu son drapeau de Gibraltar. Domitille Piron, ces États retirent leur pavillon de l’Aquarius, car le bateau ne respecterait pas les « procédures juridiques internationales » ?

Les autorités maritimes panaméennes précisent que cette décision émane d’une plainte des autorités italiennes, qui rapportent que le capitaine du navire a refusé de ramener les migrants et réfugiés assistés en mer à leur lieu d’origine. En effet, l’Aquarius refuse de ramener les personnes secourues en mer Méditerranée aux frontières libyennes, puisque, selon les conventions maritimes internationales « toute personne secourue en mer, quelque soit son statut et sa nationalité, doit être débarquée dans un lieu sûr ». La Libye n’étant pas considérée comme telle par le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. Le Panama rappelle également que Gibraltar a retiré son pavillon à l’Aquarius, car celui-ci n’était pas autorisé en tant que bateau de sauvetage, mais bien comme navire océanographique. L’inscription de l’Aquarius au registre panaméen venait tout juste d’être finalisée, elle est finalement annulée. L’Aquarius se retrouve donc à nouveau sans drapeau, mais poursuit pour le moment ses opérations de sauvetage. Depuis cet été, et la fermeture des ports italiens et maltais aux navires humanitaires, l’Aquarius est le seul bateau à naviguer en Méditerranée dans l’espoir de sauver migrants et réfugiés.

JB : Les précisions de Domitille Piron.

SB : En France, François Bayrou, le président du Modem estime que la majorité parlementaire « a besoin de voix libres ». 

JB : Oui « des voix libres et pas de corset », ce sont les mots de François Bayrou, allié de la République en marche à l’Assemblée. Son parti, le Modem, tenait son université de rentrée aujourd’hui à Guidel en Bretagne. Une déclaration alors qu’Emmanuel Macron poursuit sa chute dans les sondages d’opinion. Selon un sondage de l’institut IFOP pour le journal du JDD, il passe de 34 % de satisfaits en août à 29 % ce mois-ci.

JB : Comme tous les dimanches, c’est l’heure de retrouver Yvan Amar qui va nous parler de l’expression « le dos de la cuillère ».

Les responsables politiques européens réunis il y a quelques jours à Salzbourg n’y ont pas été avec le dos de la cuillère pour rejeter le plan que leur proposait Theresa May en envisageant les modalités de sortie du Brexit. Depuis, rentrée à Londres, la Première ministre britannique a fermement réagi, mais on a gardé l’impression qu’elle avait été humiliée en Autriche : RFI présentait l’affaire avec cette expression : ils n’y ont pas été avec le dos de la cuillère. Une formule très pittoresque, qui se comprend aisément. Une cuillère a bien un dos. Et inversement, on pourrait dire qu’elle a un ventre. En tout cas une partie creuse qui sert à recueillir un liquide. Et si on essaie de manger la soupe avec le dos de la cuillère, on la mangera goutte à goutte : bien sûr c’est l’inverse qu’il faut faire. L’expression figurée est courante, et on s’en sert uniquement de manière négative : je n’y ai pas été avec le dos de la cuillère signifie je n’ai pas mâché mes mots, je lui ai dit clairement son fait. On évoque une certaine brutalité dans la façon dont on sermonne, dont on réprimande quelqu’un : on y va fort, on ne met pas de gants : autre image qui veut dire à peu près la même chose : on a été direct et même assez brusque et violent. Mais il s’agit toujours de mots, de façons de s’exprimer, et jamais de gestes : on ne se touche pas avec une cuillère. Et même quand on ne prend pas de gants, il ne s’agit pas de boxe.

JB : C’était Yvan Amar. C’est la fin de ce journal en français facile. Merci Sylvie Berruet. Excellente soirée à tous à l’écoute des antennes de RFI. 

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