#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 15/06/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Adrien Delgrange : RFI, 20h en temps universel, 22h à Paris. Bonsoir à tous et bienvenu dans le Journal en français facile présenté avec Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous. 15 juin, au sommaire de ce journal : 

AD : La dirigeante de Hong Kong. tente de calmer la population. Carrie Lam annonce la suspension d’un projet de loi sur l’Extradition qui a provoqué d’énormes manifestations. 
Comme un effet presque mécanique, conséquences des deux pétroliers en Feu en mer d’Oman, le prix du baril de pétrole augmente. 
Dans ce journal nous irons au Venezuela où de nombreux Vénézuéliens tentent de franchir la frontière avec la Colombie. 
Coup de tonnerre en Espagner, la mairie de Madrid repasse à droite à la faveur d’une alliance avec l’extrême droite.

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ZK : Face à la colère de la population, la dirigeante de Hong Kong recule. La chef du gouvernement Carrie Lam a annoncé aujourd’hui la suspension du projet de loi sur l’extradition vers la Chine.

AD : Une loi qui obligerait des habitants de Hong Kong a être extradés remis aux autorités chinoises, si Pékin le demande. Yelena Tomic.

Le projet de loi est donc suspendu ce qui ne signifie pas pour autant qu’il est retiré. Non, on est loin d’un retrait définitif. Il s’agit plutôt pour Carrie Lam d’apaiser les esprits et de ramener le calme. Il faut dire que face à la pression de la rue elle n’avait pas trop le choix. Dimanche dernier, plus d’un million de personnes s’étaient rassemblées pour demander le retrait de ce texte. L’opposition au projet de loi avait réuni des avocats, d’importantes organisations juridiques, des capitaines d’industrie, des chambres de commerce, des journalistes et des militants. Et malgré cette tentative de désescalade opérée par l’exécutif de Hong Kong, une nouvelle marche de protestation, prévue dimanche après-midi, est maintenue. Place donc au dialogue, Carrie Lam veut relancer la communication avec tous les secteurs de la société, faire plus de pédagogie et écouter les différents points de vue, peu importe le temps que ça prendra. Aucun délai n’a été fixé en effet à la suspension de la loi ce qui signifie que le processus législatif est interrompu pour une durée indéfinie. Mais l’annonce de cette suspension est loin de mettre un terme à la crise. Un appel à la grève a été lancé pour lundi.

ZK : Deux pétroliers en flamme en mer d’Oman c’était il y a deux jours et les cours du pétrole s’envolent.

AD : Après l’attaque présumée de deux navires chargés de pétrole jeudi dernier, le prix du baril augmente de 4 %. Les États-Unis accusent l’Iran d’être à la manœuvre, ce que Téhéran dément. Les tensions entre les deux pays pourraient orienter les cours du brut à la hausse sans pour autant provoquer une flambée des prix car pour l’instant. Patricia Lecompte, les réserves d’or noir restent abondantes.

Juste avant le week-end, les cours du brut ont grimpé, mais pas au point de semer la panique. Si les prix ont fait un bond le jour de l’attaque à la torpille des deux bateaux dans le détroit d’Ormuz, ils ont dès le lendemain, passagèrement fléchi en cours de séance pour remonter à la clôture. Cette hausse enregistrée vendredi soir génère peu de conséquences. À Londres, les cours du brent, le pétrole brut issu de la mer du nord, ont sur la semaine baissé de 2 % et restent proches de leur plus bas niveau des cinq derniers mois. En début de semaine, les marchés s’inquiétaient de voir les stocks et la production de brut augmenter aux États-Unis, alors que la demande mondiale ralentit. Les tensions commerciales et le fléchissement de l’économie mondiale, qui pèsent sur les perspectives de la demande, contrecarrent pour le moment le risque d’une flambée des prix liée aux tensions irano-américaines. D’ailleurs, l’AIE, l’agence américaine de l’information sur l’énergie vient de réduire de 100 000 barils par jour sa prévision de croissance de la demande de brut pour cette année, elle l’avait déjà diminuée de 90 000 barils le mois dernier.

AD : Dans l’actualité africaine, l’ex-président du Soudan, Omar el-Béchir poussé au départ par un mouvement de contestation populaire, comparaîtra la semaine prochaine devant un tribunal de Khartoum pour répondre d’accusations de corruption et de possession illégale d’argent.

ZK : En Amérique du Sud, la frontière entre le Venezuela et la Colombie est rouverte partiellement depuis une semaine.

AD : Ce qui veut dire que les piétons peuvent franchir la frontière en revanche pour les bus, les camions et les voitures le passage est interdit. Ce qui provoque beaucoup d’embouteillages, car de nombreux Vénézuéliens veulent se rendre en Colombie. Reportage de notre envoyé spécial à la frontière, Benjamin Delille.

Dès les premières lueurs du jour, le terminal routier de San Antonio fourmille, des bus arrivent de tout le Venezuela. Elizabeth vient de Valera à une dizaine d’heures de route. « On est arrivé ce matin et on rentre dès ce soir pour arriver demain matin chez nous. » Un trajet long et éprouvant qu’elle fait une fois par mois pour faire ses courses en Colombie. « J’achète de la farine, du riz, des céréales… Des choses qu’on trouve au Venezuela, mais c’est trop cher. » Pour passer le pont Simon Bolivar, il suffit d’un carnet frontalier qui se télécharge sur internet ou s’achète à la sauvette. De l’autre côté, un immense marché à ciel ouvert. Des banques aussi, où Rebecca et sa famille retirent de l’argent liquide envoyé par leur mère. « Je vis à Barquisimeto. Ma mère vit à Bogota et c’est elle qui nous fait des virements ici, parce qu’avec notre travail, on ne peut rien s’acheter. » Avec l’ouverture de la frontière le week-end dernier, l’activité a explosé constate Alexander, un jeune Vénézuélien installé en Colombie. « Il y a chaque jour plus de Vénézuéliens, c’est très bon pour les ventes, comme les pommes de terre que vous voyez. Ici on trouve de tout et c’est moins cher. » Parmi les produits les plus prisés : les médicaments. Maria tient une pharmacie où elle vend des génériques bon marché. « Ce sont des médicaments qui coûtent cher normalement, mais on fait en sorte de les vendre à des prix plus abordables. » Dès que le soir pointe, tous retraversent le pont en sens inverse, surchargés de produits en tout genre. La plupart repartent dans la foulée, d’autres, faute de place, dormiront dans la rue avant de repartir au petit matin. Benjamin Delille, San Antonio, RFI.

ZK : Dans l’actualité européenne tout d’abord l’Espagne, la mairie de Madrid bascule à droite.

AD : Et c’est grâce au soutien du parti d’extrême-droite Vox que le PP le Parti populaire (conservateur) a pu reprendre la mairie de Madrid, dirigée par la gauche ces dernières années.

ZK : En France, première messe à Notre-Dame, deux mois après l’incendie.

AD : Mgr Michel Aupetit, l’archevêque de Paris a célébré cet après-midi, la première messe à Notre-Dame depuis le spectaculaire incendie qui a partiellement détruit la cathédrale il y a deux mois. Seule une trentaine de personnes, dont une moitié de prêtres, ont assisté à l’office.
Place au mot de l’actu qui a retenu l’attention d’Yvan Amar, et c’est le mot « Extradition ».

Carrie Lam, qui dirige le gouvernement de Hong Kong vient de l’affirmer : le pouvoir renonce pour l’instant au projet de loi sur l’extradition vers la Chine. Ce qui devrait rassurer ceux qui se sentent menacés par la justice chinoise : ils ne seront pas livrés ! C’est bien ça que veut dire ce verbe extrader : on parle d’extradition quand quelqu’un est renvoyé dans un pays dans lequel il est poursuivi. Il faut donc qu’il soit recherché et demandé, réclamé par cet état. Mais pour qu’il y ait extradition. Il faut qu’il y ait un accord entre les deux pays en question. Et extrader quelqu’un, c’est le remettre aux autorités du pays qui l’attend. Au départ, le mot se rapproche donc de l’idée de trahir : c’est bien ce que veut dire tradere en latin : on a donc au départ cette idée que quelqu’un a voulu se réfugier dans un pays dont il ne craint pas la justice, mais que le pays trompe sa confiance en le renvoyant là où il devra faire face à une justice et peut-être à une condamnation. Pourtant cette notion de trahison s’est bien perdue : extradition est maintenant un terme officiel, qui appartient à la politique et à la diplomatie internationale. Alors bien sûr l’extradition n’est pas l’expulsion : on extrade quand un autre pays a besoin de celui qu’il veut juger, ou incarcérer. On expulse quand on ne veut plus de tel ou tel sur son sol, quand il est persona non grata, c’est-à-dire qu’officiellement il n’est pas bienvenu, qu’on refuse de l’accueillir.

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