#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 15/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : le personnel diplomatique américain sommé de quitter l’Irak, pour cause de menaces liées aux activités de l’Iran dans la région indique le Département d’État. Les explications de notre correspondante à Washington dans un instant.

ZK : Réguler les contenus à caractère terroristes sur internet. C’est le sens de « l’appel de Christchurch » lancé par Emmanuel Macron et Jacinda Arden deux mois après les attaques contre des mosquées en Nouvelle-Zélande.

LB : Dans cette édition également, une ville en alerte environnementale. Un nuage de pollution enveloppe Mexico depuis 4 jours et oblige la population à vivre au ralenti.

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ZK : Tout d’abord cette annonce du département d’État américain. Il ordonne à une partie de son personnel diplomatique en Irak de quitter le pays.

LB : C’est le signe de la montée des tensions dans le Golfe. L’administration évoque des menaces liées aux activités iraniennes dans la région. Le secrétaire d’État affirme que des milices proches de Téhéran se sont rapprochées des bases américaines en Irak sans toutefois préciser lesquelles. RFI Washington, Anne Corpet.

Oui Mike Pompéo n’a pas précisé quelles bases étaient concernées, mais il a prévenu : « il y aura une forte riposte si ces milices menacent les forces américaines. » La décision d’évacuer tout le personnel jugé non indispensable de l’ambassade à Bagdad, mais aussi du consulat à Erbil, a été annoncée dans la foulée ce matin. Hier le pentagone a pour sa part fait savoir qu’il faisait passer ses troupes stationnées dans le pays en état d’alerte, et ce, même si l’aggravation des menaces évoquées a été contestée, par les Irakiens, mais aussi par le porte-parole de la coalition internationale en Irak et en Syrie. La décision d’évacuer partiellement le personnel diplomatique intervient dans un contexte de tension croissante entre Washington et Téhéran : le dispositif de l’armée américaine a été renforcé dans le Golfe, et les élus des deux bords au congrès s’inquiètent de possibles velléités guerrières de l’administration. Ils demandent à être informés au plus vite par l’exécutif. Donald Trump a toujours fait part de ses réticences vis-à-vis des interventions armées à l’étranger, mais selon le Washington Post, il y a eu des réunions la semaine dernière à la maison blanche sur l’Iran et la possibilité d’une action militaire a été envisagée. John Bolton, conseiller national à la sécurité plaide avec insistance pour frapper Téhéran. Et beaucoup voient son influence derrière l’escalade qui se profile au Moyen-Orient.

ZK : À la une également ce mercredi, cet appel à contrôler les contenus à caractère terroristes sur internet lancé cet après-midi à l’Élysée.

LB : Deux mois jours pour jours après les attentats qui ont fait 51 morts dans 2 mosquées de Nouvelles-Zélande, des attaques dont les images avaient été diffusées sur les réseaux sociaux. Cette initiative de la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Arden, et du président français, Emmanuel Macron associe près d’une trentaine de pays et d’entreprises comme Google et Facebook. Vincent Souriau.

« Éviter que les réseaux sociaux soient pervertis par le terrorisme ». Ce sont les mots de Jacinda Ardem qui a rappelé la spécificité des attentats de Christchurch : le tueur s’est filmé pendant qu’il massacrait ses victimes et cette vidéo a été diffusée en direct sur Facebook. C’est une attaque qui était conçue pour devenir virale, pour toucher le plus grand nombre de spectateurs, et les plateformes Internet ont eu énormément de mal à contrer cet effet boule de neige. Un seul chiffre : cette vidéo a été censurée plus d’un million de fois par Facebook, Twitter et YouTube, car à chaque fois qu’ils la supprimaient, elle était remise en ligne dans la seconde. L’appel de Christchurch, c’est donc une manière pour les gouvernements de s’associer aux entreprises du net pour trouver les bons outils. La priorité, c’est la rapidité du retrait : plus les réseaux sociaux agissent vite pour enlever les contenus à caractère terroriste, moins ils auront d’impact. Comment identifier ces contenus ? Comment jouer sur les algorithmes ? La discussion continue. Emmanuel Macron et Jacinda Ardem promettent un suivi technique au mois de juin et une coopération renforcée sur ce thème lors du G7 prévus à Biarritz au mois d’août.

ZK : Au Niger, bilan revu à la hausse au lendemain d’une embuscade près de la frontière avec le Mali.

LB : L’attaque, qui visait une patrouille de l’armée nigérienne a fait au moins 28 morts. Les corps des 11militaires disparus ayant été retrouvés. Les faits se sont produits près de la ville de Tongo Tongo, dans une zone même où 4 soldats américains et 5 militaires nigériens avaient déjà été tués il y a un an et demi.

ZK : Au Soudan, plusieurs blessés par balle à Khartoum. Les tirs ont touché contre des personnes qui manifestaient près du QG de l’armée. 

LB : Peu avant la reprise de discussions sur la transition politique, des discussions qui visent à remplacer le Conseil militaire de transition (CMT), qui assure l’intérim du pouvoir au Soudan depuis la chute du président Omar el Béchir en avril, un accord final devrait être annoncé cette nuit. Mais on apprend ce soir que les négociations ont été suspendues.

ZK : Et puis Au Yémen, des affrontements ce mercredi à Hodeïda, principal port yéménite sur la mer Rouge.

LB : Au lendemain de l’annonce par les Nations unies du retrait des combattants houthis qui occupaient la ville. Au lendemain aussi d’une attaque au drone contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, attaque revendiquée par la rébellion yéménite Houthi.

ZK : On part pour l’Inde où le cyclone Fani continue de préoccuper la population. Le plus violent à avoir frappé l’Asie du Sud depuis 20 ans.

LB : C’était il y a une dizaine de jours, des vents soufflant à plus de 200 km/h s’abattaient sur l’État de l’Odisha sur la côte est de l’Inde. Les autorités ont pu évacuer plus d’un million de personnes, ce qui a permis de limiter les pertes humaines. Les dégâts matériels, en revanche, sont énormes et compliquent notamment l’accès à l’eau de plusieurs millions, ce qui fait craindre des épidémies. Sur place les précisions de Sébastien Farcis.

Il y a environ 10 jours, Fani, le plus violent cyclone des 20 dernières années d’Asie du Sud frappait les côtes orientales de l’Inde, des vents de plus de 200 km/h ont dévasté l’État de l’Odisha. Par chance, les autorités ont évacué plus d’un million de personnes, ce qui a permis de limiter les pertes humaines et seulement 64 personnes sont décédées, mais les dégâts matériels sont énormes et l’accès à l’eau est compliqué pour les millions de personnes sinistrées, ce qui risque d’entraîner des épidémies. Correspondance en Inde, Sébastien Farcis. Plus de 500 000 maisons détruites ou gravement endommagées, 150 000 poteaux électriques abattus, le cyclone Fani a laissé un paysage de désolation dans l’État de l’Odisha. Jagadanand, fondateur du Centre pour la jeunesse et le développement social (Centre For Youth And Social Development), mène des opérations de secours. Beaucoup de lacs et de sources d’eau sont contaminés par les débris et les cadavres d’animaux et un grand nombre de stations d’épuration des eaux ne peuvent fonctionner, car il n’y a pas d’électricité dans les régions rurales. Nous voyons donc apparaître des cas graves de diarrhées et de jaunisse. Et nous craignons l’apparition d’épidémies. Nous utilisons donc 4 stations mobiles de purification pour offrir de l’eau saine aux réfugiés. « Le cyclone a également déraciné 1 million 400 arbres et cela pose un autre sérieux problème », explique Jagadanand. « Nous souffrons déjà d’une canicule exceptionnelle, avec des températures de plus de 45 degrés. » Or le cyclone a détruit 90 % de la couverture végétale, ce qui réduit les espaces d’ombre et devrait faire augmenter la température de 2 degrés, jusqu’à 48 degrés. Nous devons donc sauver ou replanter ces arbres immédiatement. Le gouvernement régional estime que la reconstruction coûtera plus de 12 milliards d’euros.

ZK : À Mexico, c’est vers le ciel également que les regards se dirigent ces derniers jours. La ville est aujourd’hui en alerte environnementale pour cause de pic de pollution.

LB : C’est en fait toute la zone métropolitaine qui est concernée de même que les États limitrophes. Une alerte a également été mise en place dans les villes de Puebla, Hidalgo et Toluca. Correspondance Patrick John Buffe.

Au deuxième jour de cette urgence environnementale, la vallée de Mexico est toujours envahie par un nuage de fumée qui masque partiellement les immeubles et réduit la visibilité. La cause principale de ce pic de pollution : les nombreux incendies agricoles et forestiers qui ont éclaté dans les faubourgs de la capitale, ainsi que dans les États voisins. À cela s’ajoutent une augmentation du taux d’ozone, des températures très élevées et une absence de vent qui empêche la dissipation des fumées et des gaz polluants. Par conséquent, les autorités ont demandé aux habitants d’éviter toute activité physique à l’extérieur. Et aux personnes âgées ou souffrant de maladies respiratoires de rester chez elles. Et pour faire face à cette situation exceptionnelle, des mesures d’urgence ont été prises, parmi lesquelles l’interdiction de circuler pour un nombre important de véhicules roulant dans la capitale ou la vallée de Mexico. Les autorités ont également demandé aux industries polluantes de diminuer leurs activités afin de réduire l’émission de particules en suspension. Des particules nocives qui vont mettre du temps à disparaître si les incendies continuent et si les conditions météorologiques actuelles ne changent pas.

LB : Cette alerte environnementale pousse également les autorités reporter la demi-finale du championnat de foot de division 1. En bref le football et la fin de l’histoire entre Antoine Griezmann et l’Atletico de Madrid. L’attaquant français quittera le club à la fin de la saison. Il l’annonce sur son compte Twitter sans préciser où il jouerait la saison prochaine. 

Un mot de l’actualité du Festival de Cannes avec deux films en compétition officielle aujourd’hui : Les Misérables du Français Ladj Ly et Bacurau, film brésilien de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles.

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