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Journal en français facile 09/07/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 21h à Londres, l’heure de votre Journal en français facile et à mes côtés pour présenter ce journal, Marie Casadebaig, bonsoir Marie.

Marie Casadebaig : Bonsoir Aurélien, bonsoir à toutes et à tous.

AD : Après une longue hésitation, le patron du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn a officialisé ce mardi son intention de demander un nouveau referendum sur le Brexit. Annonce qui intervient alors que les deux candidats pour prendre la tête du parti conservateur débattaient ce soir

MC : Peut-être un pas vers un accord de paix en Afghanistan. Une délégation afghane a signé une déclaration conjointe avec les talibans à l’issue d’une séance de négociations au Qatar.

AD : Nous parlerons également de cette taxe sur les billets d’avion qu’a annoncée le gouvernement français aujourd’hui. Elle entrera en vigueur l’an prochain et ira de 1 euro 50 à 18 euros par billet.

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MC : Une heure de débat ponctué d’invectives et de moqueries. Les deux candidats au poste de chef du parti conservateur britannique se sont mesurés une première fois ce soir.

AD : Boris Johnson, ancien ministre des Affaires étrangères et grand favori pour le poste, faisait face à Jeremy Hunt son successeur au gouvernement. L’enjeu : la place de chef du Parti Conservateur donc, mais surtout le poste de Premier ministre, les Tories ayant la majorité au Parlement. Chacun des deux hommes a défendu sa vision pour réussir le Brexit, ce que n’est pas parvenue à faire Theresa May. Mais encore faut-il qu’il y ait un Brexit. Le leader du Parti Travailliste Jeremy Corbyn a annoncé aujourd’hui qu’il souhaitait la mise en place d’un nouveau referendum. Les explications de Marina Darras à Londres.

Après trois ans d’incertitude, Jeremy Corbyn ose enfin prendre position sur le Brexit. Il a très longtemps hésité, ne voulant pas frustrer une partie de son électorat qui avait voté pour le Brexit ni mettre en danger certains députés travaillistes qui siègent dans des circonscriptions à majorité pro-Brexit. Mais après des élections européennes désastreuses pour le parti, beaucoup de députés travaillistes réclamaient un changement par peur de voir son électorat fuir vers des partis plus engagés, comme les verts ou les libéraux démocrates. Après des semaines de dialogue avec les syndicalistes et membres de son parti, Jeremy Corbyn a finalement tranché. Il a mis au défi le futur Premier ministre conservateur d’organiser un nouveau référendum sur le Brexit, affirmant qu’il militerait pour sa part pour rester dans l’Union européenne afin d’empêcher un Brexit sans accord ou un Brexit dur et néfaste pour le pays. De quoi réjouir le numéro 2 du parti, Tom Watson, qui voulait faire du Labour un parti clairement pro européen.

MC : Et avant le débat de ce soir, c’est en tant que chef de la diplomatie que Jeremy Hunt s’est exprimé cet après-midi.

AD : Il a dénoncé les propos « faux et irrespectueux » de Donald Trump à l’égard du Royaume-Uni et Theresa May. Le président américain a dénoncé la manière dont la Première ministre britannique a géré le Brexit. Une déclaration qui intervient après la révélation de propos peu amènes, peu sympathiques de l’ambassadeur britannique à Washington à l’égard de Donald Trump. Londres a annoncé que l’ambassadeur resterait en fonction bien que le président américain ne souhaite plus le rencontrer. Les États-Unis où un 24e candidat s’est déclaré dans la course à la primaire pour l’investiture démocrate à l’élection présidentielle. Il s’agit de Tom Steyer, un milliardaire qui fait partie des plus gros donateurs du parti.

MC : Lui avait été candidat à l’élection en 1992, précipitant la chute de George Bush Senior et la victoire de Bill Clinton.

AD : Ross Perot est mort à l’âge de 89 ans. Il avait fortune dans l’informatique avant de se lancer en politique. Autre disparition, celle de l’ancien président argentin Fernando de la Rua. Il avait dirigé le pays de 1999 à décembre 2001, quand il avait dû précipitamment quitter le palais présidentiel en hélicoptère face à la colère de la rue, le pays étant alors plongé dans une grave crise économique.

MC : En Colombie, cela fait plus d’une semaine que Jesus Santrich, un ex-chef des Farc, a disparu. 

AD : Il avait quitté son escorte lors d’une visite dans une zone de réinsertion d’anciens guérilleros dans le nord du pays. Arrêté, puis remis en liberté en mai dernier, il est réclamé par les États-Unis et une audience à ce sujet est prévue ce mardi. C’est le deuxième dirigeant des Farc a disparaître après Ivan Marquez... Pourquoi ? Les explications de Jairo Cala, député du parti politique « Farc », issu de l’ancienne guérilla.

« Dans le cas d’Ivan et de Santrich, nous savons qu’une menace pesait sur leur sécurité juridique. Cela les a obligés à prendre certaines mesures pour empêcher de devenir l’objet de montages judiciaires. Des montages qui peuvent entraîner l’extradition vers les États-Unis. Selon nous le gouvernement et la communauté internationale doivent encadrer le processus de paix en Colombie. Ils doivent mettre en place des garanties juridiques et physiques pour que ce processus se transforme en un modèle à suivre pour les organisations qui n’ont pas encore conclu des accords de paix. Il faut également mettre en place une feuille de route qui soumettra les bandes criminelles et les paramilitaires pour que la paix soit vraiment “complète” ».

MC : À deux mois et demi de l’élection présidentielle en Afghanistan, une étape a été franchie la nuit dernière au Qatar.

AD : Des représentants talibans et une délégation afghane de 60 personnes s’étaient réunis à Doha. Les deux parties sont parvenues à se mettre d’accord sur un communiqué conjoint, une sorte de déclaration censée préparer le terrain à des négociations de paix inter-afghane. Les précisions de Sonia Ghezali.

Cette déclaration est une feuille de route sur laquelle les représentants Taliban et la délégation afghane se sont mis d’accord. Elle comporte deux principaux points : « réduire la violence, et démarrer un processus de paix sans l’ingérence des pays voisins ». Autour de la table, les membres de la société civile et de partis politiques afghans se sont tous déclarés satisfaits de cette rencontre, les femmes y participant s’étonnant de voir les représentants talibans désireux d’échanger avec elles. La déclaration conjointe comporte une clause qui stipule que les droits de femme seront respectés en accord avec les valeurs islamiques. Encore une fois peu de détails sur ce que cela signifie concrètement. Une voix dissonante s’est toutefois fait entendre parmi les participants. Celle de Shahgul Rezae. « Nous avons besoin de plus de temps pour évaluer si les Talibans ont vraiment changé », dit cette militante de la société civile. « L’attaque que les talibans ont menée à Ghazni il y a quelques jours montre qu’ils n’ont pas évolué dans le domaine de la protection des civils », dit-elle. 14 personnes ont été tuées, plus de 180 blessées dont des dizaines d’enfants il y a deux jours dans cette attaque à la voiture piégée revendiquée par les Talibans. Les autorités afghanes saluent la rencontre qui a eu lieu : « cela est un progrès certain », a réagi la présidence. Suheil Shahin, le porte-parole des Taliban à Doha a quant à lui rappel la position des insurgés : toute discussion sur un processus de paix intra-afghan et le cessez-le-feu ne pourra avoir lieu qu’après l’annonce du retrait des troupes étrangères.

MC : « Une taxe cynique, une balle que la France se tire dans le pied... » ou au contraire « une mesure qui va dans le bon sens... » les réactions politiques sont contrastées ce soir en France après l’annonce par Elisabeth Borne d’une écotaxe sur les billets d’avion.

AD : La ministre des Transports a annoncé que cette mesure s’appliquerait à partir de l’an prochain et coûterait entre 1 euro 50 à 18 euros par billet, David Baché.

La taxe s’appliquera sur tous les vols partant de France. À l’exception des correspondances, et des vols à destination de la Corse ou des territoires français d’outre-mer. 1euro 50 à 3 euros en classe éco, 9 à 18 euros en classe affaires, selon que la destination se trouve dans ou en dehors de l’Union européenne. Des montants non négligeables, qui devraient rapporter plus de 180 millions d’euros chaque année à l’État. Objectif : dissuader les voyageurs -quand c’est possible- de recourir à l’avion, moyen de transport de loin le plus polluant, et financer des moyens de transport plus écolos, à commencer par le train. Jusqu’ici, le transport aérien était le seul secteur en France pour lequel le carburant d’origine fossile n’était pas taxé. Entre les émissions de dioxyde de carbone -2 % des émissions mondiales -, la création de traînées blanches de condensation ou encore le rejet par les réacteurs de dioxyde d’azote, le Réseau Action Climat estime que le transport aérien est responsable de 4 à 4,9 % du réchauffement climatique mondial. Plus de quatre milliards de passagers prennent chaque année l’avion dans le monde ; le trafic aérien devrait doubler dans les vingt prochaines années.

MC : Le groupe Canal + va supprimer près de 20 % de ses effectifs en France.

AD : C’est ce qu’ont annoncé les dirigeants du groupe audiovisuel : plus de 500 postes vont être supprimés et un plan de départs volontaires lancé. Canal + est en difficulté depuis plusieurs années en raison de la perte de certains droits sportifs, dans le football notamment, ainsi que la concurrence de Netflix sur le cinéma et les séries.

MC : Du sport, avec le Tour de France. Le peloton est arrivé à Nancy en fin d’après-midi après avoir quitté Reims ce matin. 

AD : Et le premier à franchir la ligne dans la ville lorraine a été le sprinteur italien Elia Viviani. Son coéquipier, le Français Julian Alaphilippe, garde le maillot jaune de leader. Il est bientôt 22h10 à Paris, 21h10 à Londres, c’est la fin de ce Journal en français facile merci Marie Casadebaig et bonne soirée à tous

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